HOMO SONO-URBANIS


 

HOMO SONO-URBANIS

L’Homme urbain ne fuit pas la ville, fut-elle très sonore, il s’y sent bien.
Il se frotte l’oreille à ses flux motorisés, comme son nez aux odeurs entêtantes de poussières chaudes, en suspension dans la dense atmosphère urbaine.
Il ne cherche pas à en gommer les fortes aspérités tonitruantes, comme il accepte les stridulences outrageusement lumineuses.
Il aime voir la ville s’éveiller, s’ébrouer crescendo, puis s’apaiser nuit tombante, pour repartir de plus belle le jour suivant.
Il s’accomode, voire même jouit de flux parfois des plus imprévisibles, des accélérations, des cassures, des passages multiples…
Il pense comprendre la rumeur et le bruit, bruit de circulation, de couloir, de fond…
Il n’a pas peur des des espaces ressérés, saturés, où grouille une foule fourmillante, odorante, et sourdement bruyante, mais il en apprécie d’autant plus les oasis de calme nichés au cœur des quartiers.
Il marche dans la cité pour s’y immerger vraiment, s’y sentir bien vivant, dant un admirable et prolifique chaos.

Texte écrit d’après d’après une « promenade parlée » lyonnaise avec Emmanuelle Gibello Scenophonie.

 

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A propos Desartsonnants

Promeneur écoutant, paysagiste sonore, spécialiste des arts sonores, concepteur sonore, curator, conférencier
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