APPEL À CONTRIBUTIONS
LA CITÉ,
ou comment la ville nous habite ?

 

 

L’objet, ici, c’est la ville, les villes. Le sujet, c’est ceux qui les habitent. L’inquiétude, c’est la place publique, la place du public, la « Cité » dans la République. La matière, la toile, le cadre, encore une fois, c’est l’expérience, l’expérience de la vie en ville, celle qui relie l’esquisse à l’essai, celle qui nous appartient tous.

La ville produit des expériences.
Les expériences induisent des formes.
Les formes produisent des villes.

La ville est habitée, elle bouge. Cette qualité la rend d’autant plus intéressante pour SANS-TITRES qu’elle ne saurait être enfermée dans une spécialité, une dimension figée, un logarithme sourd, une carte ou une photographie. Elle nous oblige à confronter les approches pour s’en faire une idée globale, aussi bien qu’elle rend toute expression de cette globalité inaccessible à la pensée.

La ville a ses sciences : l’urbanisme, l’architecture, l’histoire, la géographie.
La ville a ses tyrans : la technique, le marketing et l’économie.
La ville a ses passants.

La ville, c’est un milieu, c’est à dire un espace déterminé par une infinité de conditionnements (matériels, historiques, moraux, géographique, sociaux, politiques…) dans lequel convergent et se confrontent des êtres vivants et des objets techniques, des idées et des formes, des trajectoires et des obstacles. La ville c’est des murs, des tours, des trous, des tunnels, des rues, des coins, des quartiers, des machines, des données, des systèmes, des services, des gens, des milliers de gens, des millions de gens. La ville donne une forme à ce qui détermine, elle matérialise l’organisation sociale, le mouvement des idées, elle dresse les hiérarchies, elle donne une place aux différences. L’ensemble est mouvementé, cruel, déroutant, injuste, inouï, insupportable, parfois sublime. La « vie en ville » est l’un des projets humain les plus déterminants de notre condition d’existence contemporaine.

Ceux qui partent s’enfuient.
Les villes servent ceux qui les bâtissent.
Mais qui sert ceux qui les habitent ?

La renaissance a fait de la Cité un grand marché, le XXème siècle l’a mécanisée, le XXIème la numérise. L’évolution du « milieu urbain » (et des formes de vie qu’il rend possible) est soutenue par des principes, des pratiques et des valeurs qui s’entrechoquent. Mais y a-t-il une valeur commune ? Habiter quelque part c’est pourtant ce que nous essayons tous de faire sans forcément le formuler comme tel, c’est donner du sens aux milieux dans lesquels nous vivons, aux sols que l’on foule, au toit qui nous abrite, aux histoires qu’on y raconte, aux mythes qui eux-mêmes les habitent. Mais la routine d’une vie en ville est parfois si efficace qu’on peut facilement oublier l’origine de nos choix, les raisons qui encadrent nos actions, la légitimité de nos habitudes. Les voies sont clairement tracées, les espaces sont organisés, les flux sont signalisés. Un mur c’est une séparation, quatre murs c’est un toit.

De quelle manière la ville nous prend ?
Qu’est-ce qu’elle nous donne ?
Et comment nous lui rendons-t-elle ?

Rendre à la ville ce qu’elle nous donne, aussi bien que ce qu’elle nous prend, c’est lui rappeler qu’elle nous appartient, que nous en sommes les bâtisseurs, les scénaristes, les acteurs, les animateurs et les témoins. C’est ce dont il s’agit dans cette nouvelle édition de SANS-TITRES, raconter la ville telle qu’on la vit, telle que l’on tente de la comprendre, de la dompter ou telle qu’on la subit.

DATE LIMITE D’ENVOI DES PROPOSITIONS :
1er février 2015

Tous les médiums permettant d’accueillir, d’exprimer ou de traduire le fruit ou la trace d’une expérience poétique, pratique ou théorique du monde sont les bienvenus : LITTÉRATURE – poème, nouvelle, essai – SCIENCES SOCIALES et PHILOSOPHIE – article, étude – ART VISUEL – dessin, peinture, sculpture, installation, photographie, programmation, performance, vidéo – CINEMA et RADIO – fiction, documentaire, expérimental – POÉSIE SONORE – (liste non exhaustive)

Adressez vos propositions par mail à
redaction@sans-titres.com

ou par la poste à LETTRES & CARRES Asbl, 106B rue de l’indépendance, 1080 BRUXELLES.

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A propos Desartsonnants

Promeneur écoutant, paysagiste sonore, spécialiste des arts sonores, concepteur sonore, curator, conférencier
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