PERFORMANCE SONORE – LE RESTE DU SILENCE


« Remediate the Everyday »  « Le reste du silence »

Nous avons le plaisir de vous inviter à venir assister à la performance de Méryll Ampe, « Le reste du silence », concue dans le cadre de l’exposition « Remediate the Everyday », qui a eu lieu en Novembre 2015 à l’Atelier W. Suite aux événements de Paris nous avions décidé de reporter cette performance en des temps plus propices.

Sculptrice de formation (2000 à 2006, Ecole Boulle, Paris) Méryll Ampe développe un travail plastique et sonore durant son cursus aux Beaux Arts de Paris-Cergy (2010 à 2014). Elle se produit en concert dans les festivals : Bruit Blanc, E-Fest (Tunisie), aux Instants Chavirés, au Mac/Val, au Palais de Tokyo et au Centre Pompidou-Metz.

Pour plus d’information, visitez son site internet:
http://meryllampe.com/

Soundcloud:
https://soundcloud.com/ryll-1

Avec: Atelier W
http://cargocollective.com/atelier-w
Accès: Métro ligne 7 Pantin-Aubervilliers-Quatre-Chemin

France Culture : http://www.franceculture.fr/emission-supersonic-plasticite-sonore-meryll-ampe-poli-2015-12-05

Méryll Ampe, Entendre le Silence face A, lecteur k7, dimensions variables, 2015 dans le cadre de l’exposition « Remediate the Everyday »

photo par Sun Cunming

Photo de Eleni Riga.


__________________________________________________
Autour de l’exposition:

Commissaire d’art: Eleni Riga

Artistes invités:
Méryll Ampe, Sabrina Belouaar, Marie Clerel, Florent Frizet, Hadrien Gérenton, Chrysanthi Koumianaki, Yannick Langlois, Vasilis Papageorgiou, Cunming Sun
___________________________________________________
Remediate the everyday:

Le dictionnaire a échoué, quelque chose lui échappe. Je ne trouve pas satisfaisante la définition du quotidien. Les mots ne vivent pas dans les dictionnaires, ils vivent en nous. Cependant, nous ne sommes pas conscients de ce manque imperceptible, car les gestes de tous les jours sont couverts par les couches épaisses de l’habitude. Nous allons enlever la poussière.

Bien que chargé par différentes disciplines tel que la philosophie, la psychanalyse, la sociologie, la politique ou même l’art, qui se sont investis sur sa recherche à partir du 19ème siècle, seulement deux ou trois mots décrivent le quotidien sans pour autant dessiner précisément son contenu. Le mot le plus banal qui décrit les actes les plus banales, porteur d’un concept entier, a une longue bibliographie. Or, après tout, nous continuons à nous interroger sur l’essence du quotidien et, par conséquent, de notre vie.

Même si les hommes de l’Histoire ont réussi à décrire le quotidien dans leur époque et leur contexte social, politique et géographique, trouver une définition intemporelle reste improbable car la plupart de gestes dépendent du médium nécessaire pour leur réalisation. Si nous examinons celui de boire de l’eau avec différents récipients ou d’écrire sur différentes surfaces, nous constatons que tout progrès technique a influencé nos gestes. Les outils que nous fabriquons, les médiums que nous inventons, modèlent directement ou indirectement notre vie, notre pensée et notre art.

A force de répéter notre usage de ces outils nous apprenons comment exécuter et créer un nouveau sens à nos gestes, un sens unique et adéquat. Il s’agit souvent de gestes immanents à la mémoire cellulaire, acquis ou appris inconsciemment très tôt, qui, répétés hors de leur contexte original avec un objectif dénaturé, changent complètement.

La répétition est souvent exprimée par la production et la reproduction mécanique après la révolution industrielle où une nouvelle espèce d’homme, “l’ouvrier­-machine”, surgit tel qu’on le voit dans Les Temps Modernesou dans La Condition Ouvrièrede Simone Weil.

Le corps humain, réduit à l’état brut, devient une prolongation de la machine, et les conditions de travail sont organisées autour d’elle. Selon le philosophe Vilém Flusser, le travailleur devient fonction de la machine et subit la perte de “soi­-même”. En revanche, d’autres médiums tel que l’appareil photographique, peuvent nous libérer de la tyrannie de la machine. Dans ce cas, le corps et la machine sont interconnectés et interpénétrés.

Les artistes se servent de ces outils afin de pénétrer dans le corps du quotidien et de remédier à la carence d’une définition largement acceptée. Or, tant que l’homme continue à inventer des outils assez puissants pour modèler ces gestes, le changement se répètera sans fin. Chaque jour sera une nouvelle version du précédent.

Je lève la tête du dictionnaire ; maintenant je peux voir clairement à travers la vitre la vie des hommes ordinaires qui se dévoile devant mes yeux, un spectacle réservé pour moi….

Publicités

A propos Desartsonnants

Promeneur écoutant, paysagiste sonore, spécialiste des arts sonores, concepteur sonore, curator, conférencier
Cet article, publié dans arts sonores, Exposition, est tagué , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s