Concours international étudiant 2068, place au son


ADTPasionaria40

Pasonaria – Emilio Lopez-Menschero – avenue Stalingrad/le Boulevard du Midi, Bruxelles (Be)

Inscriptions date limite 30 Septembre 202O

des étudiants des écoles et universités d’architecture, d’urbanisme, de paysage, de design, d’art, d’ingénieurs & des étudiants inscrits dans les formations aux métiers du son, acousticiens, designer, musiciens, compositeurs, ingénieurs, vidéastes, luthiers …

Ce concours vise à encourager les étudiants de l’enseignement supérieur destinés aux métiers de la fabrication de l’espace à collaborer avec les étudiants des métiers du son
en développant une pensée sur la conception sonore de nos espaces de vie, dépassant par là même la question de la lutte contre le bruit pour imaginer le paysage et les ambiances sonores des places publiques de demain

Calendrier
23 Janvier 2020 : lancement du concours à l’Unesco.
30 Septembre 2020 : date limite d’inscription des équipes
30 Novembre 2020 : date limite de dépôt des films
Décembre 2020 : jury à Paris La semaine du son,
Janvier 2021 : annonce des lauréats et remise des prix à l’UNESCO lors de la soirée Urbanisme sonore de La semaine du son de l’Unesco 2021.

Lorsque la candidature de l’équipe est acceptée, l’organisateur attribue un numéro d’équipe garantissant l’anonymat du concours

Prix
• 1er prix Conception sonore des places : 3000 euros
• 2e prix Innovation urbanistique : 2000 euros
• 3e prix Matérialité et qualité sonores : 1000 euros
• 4e prix Invention audio-visuelle : 1 enregistreur audio-numérique

Objet du concours

Fragilité sonore et résistance phonique des espaces publics, 2020-2068

Les ambiances des places publiques, lieux du vivre ensemble, de rassemblements et de protestation populaire voient leurs usages se transformer. Quelles sonorités auront-elles dans 50 ans ? Quelles matérialités revêtiront-elles et quelles formes prendront-elles dans un monde profondément bouleversé par les changements climatiques, par une demande croissante d’interactions physiques et sociales, en réponse à l’usage généralisé des technologies et des objets connectés, censés mieux nous relier ?
Dans ce contexte de changements « atmosphériques » les places seront-elles encore les lieux de l’expression orale, de la rencontre, du désir de commun, du rassemblement festif et du croisement des différences ?

Le concours propose aux candidats de se projeter dans un des aspects du scénario fictif suivant :

« En 2068, la dimension sonore des espaces habités devient une préoccupation majeure des acteurs de la fabrication des villes. Les artefacts de la mobilité ont adopté de nouveaux design sonores : véhicules autonomes, vélos assistés, trottinettes, piétons connectés en permanence, équipés de casques virtuels et d’assistants au déplacement modifient le paysage des rues, les passages sous immeubles, les promenades urbaines, les parcs et jardins. Mobiles ou immobiles, les objets intelligents de la ville participent à la fabrication d’atmosphères inouïes ; tous produisent des sons et en captent. Des nouvelles formes de balisages audiovisuels permettent de réguler ces flux acoustiques. Dans ce magma atmosphérique, le citadin peine à distinguer sa voix : comment favoriser les discussions et alerter à l’oreille les citoyens des dangers potentiels ?
Pour autant, la place publique reste un lieu de rassemblement, des zones non connectées sont créées, marquées au sol pour se croiser sans problème et échanger avec les autres. Ces zones peuvent être étendues en cas de rassemblement de masse. La qualité sonore fait non seulement partie du cahier des charges des aménageurs mais suppose une obligation de résultats que le législateur peut mesurer après travaux sur plusieurs années. Désormais les architectes-urbanistes ont l’obligation d’intégrer à leur équipe un concepteur sonore. Ils peuvent convoquer un acousticien pour simuler l’acoustique urbaine et faire appel aux ingénieurs du son lors de la mise au point des zones de diffusion sonore. Tous pensent ensemble les quartiers et dessinent les immeubles et leurs abords (cours, rues, places, squares) en intégrant la gestion des ambiances sonores dès la programmation des activités du quartier. Dès l’esquisse, le concepteur sonore évalue l’influence de l’implantation des masses, des hauteurs d’immeubles, de l’ouverture ou de la fermeture des espaces publics sur la rue et sur les cours intérieures privatives. Les projets doivent proposer des scénarios de gestion des ambiances sonores dans les différents moments de la journée, de la semaine et des saisons ; les zones calmes sont localisées et caractérisées sur les cartes des villes.
Les industriels ont mis au point de nouveaux matériaux pour l’extérieur qui absorbent les ondes sonores selon des plages fréquentielles bien définies, permettant notamment de contrôler les effets de réverbération et de moduler la diffusion des sources. Les avancées technologiques des télécommunications proposent des dispositifs spatiaux pour maitriser la saturation des sources venant du ciel, les canaux d’acheminement de drones de livraison sont par exemple isolés dans des tubes de verre au-dessus des passants.
Le sonore peut également être synonyme de danger. C’est un nouvel outil de contrôle pernicieux. Malgré la législation européenne votée sur la protection des données personnelles, des mouchards numériques captent les conversations des portables et scannent les puces RFID des vêtements et tablettes des passants à l’entrée des magasins pour connaître leurs goûts et devancer leurs désirs d’achat. L’Etat utilise les ondes audio pour suivre les citoyens fichés S, I, W ou encore Y . Nos productions sonores peuvent être utilisées à notre insu dans les espaces privés.
Mais le sonore est utilisé dans un spectre plus large que les seules ambiances audibles. Il est devenu un moyen de créer des « Zones Festives Temporaires » avec des concerts-performances dans l’espace public, utilisant les basses fréquences pour masser le corps des danseurs et leur procurer des sensations de transe. Les espaces urbains et architecturaux voient aussi se développer des ambiances sonores et lumineuses transformables qui agrémentent la ville au même titre que les jardins ou les jeux.

A travers cette projection à peine fictive, se dessine le possible futur des espaces publics connectés ou déconnectés. Qu’il soit informatif ou créatif, perturbant voire nuisible, le sonore fait partie de la palette des outils que le concepteur d’espace public doit savoir utiliser pour composer les nouveaux paysages de la ville sensible qui se profile à l’horizon 2068. »

Composition du jury
• Nicolas Misdariis, président, composera un jury parmi les membres du comité scientifique « Penser ensemble le son des villes » mentionnés ci-dessous.
• Pascal Amphoux (professeur, urbaniste), , Laurence Bouckaert (compositrice), Nicolas Dorval-Bory (Maitre de conférence, architecte), Carlota Daro (Maitre de conférence, historienne du sonore), Pablo Katz (architecte) , Nicolas Misdariis (chercheur en design sonore), Fanny Mietlicki (Bruit Parif), Ellisavet Kiourtsoglou (chercheure), Franck Faucheux (ingénieur-architecte, Eiffage), Frédéric Fradet (plasticien, Structures sonores Baschet), Christian Hugonnet (président de La semaine du son), Jiang Kang (Professeur acousticien), Nicolas Lounis (acousticien), Jean-Dominique Polack (professeur acousticien), Robert Normando, (compositeur), Nicolas Remy (Maitre de conférence, acousticien), Nathalie Mezureux (architecte, directrice de l’ENSALyon), Catherine Morin-Dessailly (Sénatrice), Gilles Paté (Maitre de conférence, vidéaste), Cécile Regnault (Professeure, conceptrice sonore), Eric Sutter (campanologue), Bruno Vincent (psychoacousticien, acoucité) …

Référents correspondants :
• Cécile Regnault, Professeure, Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Lyon.
• Gilles Paté, Maître de conférence, Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Versailles.
• Laurence Bouckaert, professeur de la classe électroacoustique de l’Ecole de musique de Villeurbanne.

Contacts
Pour tous renseignements pratiques contacter

• Annick Bouvattier
La Semaine du Son
52, rue René Boulanger, 75010 Paris
Tél. 01 42 78 10 15 / 06 40 38 14 74
concoursplaceauson chez lasemaineduson.org
www.lasemaineduson.org

Règlement du concours

FORMULAIRE D’INSCRIPTION

A propos Desartsonnants

Promeneur écoutant, paysagiste sonore, spécialiste des arts sonores, concepteur sonore, curator, conférencier
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