Exposition –


Donner forme à l’éther, Espace Gantner

La radio et ses ondes s’exposent à la frontière suisse.

Niché à Bourogne, non loin de Belfort, à quelques kilomètres de la frontière suisse, l’Espace multimédia Gantner, EMG pour les intimes, est un lieu de découverte, d’expérimentation et de recherche. L’exposition du moment célèbre la radio comme source d’inspiration.

Le centre Gantner est bien connu des artistes d’aujourd’hui. Il les accueille en résidence, il les expose. A l’affiche en ce moment et jusque fin novembre, une exposition au titre onirique et plein de mystères « Donner forme à l’éther », dont le commissariat a été assuré par l’artiste sonore et compositeur Pali Meursault, issu du GRM (Groupe de Recherches Musicales), réalisateurs de performances et de pièces radiophoniques.

Travailler les formes radiophoniques
« Donner forme à l’éther ». De quoi s’agit-il ? D’un hommage à la radio, à son histoire, à ses usages, et à la présence des ondes dans nos vies. « En un siècle d’existence, explique le document de présentation, la radio est passée du statut de révolution technologique et culturelle à celui de commodité domestique et même d’instrument de communication presque désuet. » Le poste radio : un objet familier, commun, parfois vintage, de plus en plus dématérialisé – la radio devient numérique – derrière lequel se déploie le mystère des radiations. C’est à cet invisible, à cet éther électromagnétique que l’exposition pilotée par Pali Meursault s’intéresse. Il a réuni une dizaine d’artistes pour qui la radio n’est pas seulement un vecteur de production sonore, mais un objet d’exploration artistique, où la physique n’est jamais bien loin. Comment s’approprient-ils la radio dans tout ce qui la constitue : ondes, émetteurs, récepteurs ? Derrière les termes techniques, la poésie.

Parabole et ondes cosmiques
Dinah BirdJean-Philippe RenoultJulien ClaussJoyce HinterdingKaori KinoshitaAlain della NegraNicolas Montgermont et le collectif ∏Node s’emparent des radiations comme matériau créatif à part entière, entreprennent d’explorer les ondes, par essence invisibles, se lancent le défi de les révéler et de les sculpter. Nicolas Montgermont propose ainsi « Axis Mundi », une installation ambitieuse – avec une grande parabole rotative au centre de la salle – qui pense la radio à l’échelle… du cosmos ! L’artiste utilise une propriété très spécifique des ondes radio : le fait qu’elles se déplacent à la vitesse de la lumière (300 000 km par seconde). De quoi titiller l’imagination…

Une installation collective est également présentée : « On : Transmission : », réalisée par une dizaine de chercheurs en acoustiques et artistes sonores, dont l’Allemande Christina Kubisch, l’une des pionnières en la matière. Du beau monde !

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