Radiophonie « Quand la mer se retire »


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J’ai découvert cette très belle et très touchante pièce radiophonique hier, au GMVL à Lyon.

Coup de cœur que j’ai voulu partagé à chaud.

Une histoire sensible, très sensible, catastrophe intime, personnelle, selon les mots des deux co-réalistrices, Ecaterina Vidick  et Aurélie Boudet de celles qui ne laissent pas indifférent.

Une histoire de vie, qui résiste à la mort. Une question de résilience.

Apprendre que l’on est gravement malade à 34 ans, que l’on doute, s’accroche, se questionne, utilise les sons et le micro comme une bouée, un récit cathartique, une volonté de rester vivant.

Questionner l’intégrité de son propre corps remise en question.

Écrire les éléments, l’entourage, entre détresse et humour, symboles, métaphores et cruelle trivialité au jour le jour.

Laisser de grandes respirations, des presque silences aussi puissants que des vagues déferlantes, l’énergie d’un arbre séculaire du bois de la Cambre à Bruxelles, la solidité du compagnon, de la mère, de l’amie…

Et tout cela tout en retenue, en finesse, sans pathos, encore un mot des deux protagonistes.

Le texte et la voix, je raconte je sans dire je, sont intimes, fragiles et assumés, ils tissent un récit, entre rires et soupirs, doutes et énergie.

Le son est magnifique. Les voix vraies. Les vagues déferlantes puissantes, sans noyer l’histoire; juste ce qu’il faut, quand il faut, là où il faut. La métaphore des marées qui couvrent et découvrent, d’une souris objet de transfert brisée, puis réparée, la volonté d’être avec et pour l’autre, dans des vagues d’événements où il faut garder la tête hors de l’eau. Et  l’eau qui, à la fois nourrit le récit et remet l’être face à sa propre fragilité. Celle-là-même qui nous donne le goût d’être encore, modestement, au-delà des tempêtes.

sans compter le sourire complice des deux réalisatrices venues parler, en toute simplicité, de leur projet.

En écoute ici : http://www.acsr.be/production/quand-la-mer-se-retire/

https://www.babelfishasbl.com/auteurs/

 

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Appell à participation – Ecouter nos mondes, parler de nos écoutes


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Initié et mené par Monica Fantini, auteure à Radio France internationale de l’émission Ecouter le monde, ce projet associe quatre autres partenaires: Paolo Zavagna, compositeur et professeur de musique électroacoustique au Conservatoire Benedetto Marcello de Venise ; Séverine Janssen, philosophe et coordinatrice de l’association dédiée à la mémoire sonore Bruxelles nous appartient – Brussel behoort ons toe et Hamadou Tidiane Sy, journaliste et directeur de lEcole supérieure de journalisme et nouveaux médias E-Jicom de Dakar, Michel Créïs, ingénieur du son. Tous ont en commun de s’emparer des sons du quotidien comme matière à création et à réflexion pour raconter une histoire.

 

 

Cet appel se propose d’élaborer un vocabulaire de l’écoute, au travers d’une réflexion collective et de propositions artistiques et pédagogiques. La thématique choisie concerne les sons de la vie quotidienne, de l’aube à la nuit et ses possibles mots-clés associés.

Pourquoi ?

Ecouter le monde a pour vocation de raconter le monde par le son. Son ambition est de développer la pratique et le sens de l’écoute.

Soutenu par le programme Europe créative de l’Union Européenne, ce projet est porté par Radio France Internationale, le Conservatoire de musique Benedetto Marcello de Venise, l’E-Jicom de Dakar (École supérieure de journalisme, des métiers de l’Internet et de la communication) et l’association bruxelloise BNA-BBOT « Bruxelles nous appartient ».

Il souhaite fédérer une large communauté d’acteurs culturels travaillant sur l’écoute et propose : La carte des sons  et Les cartes postales sonores.

Nous souhaitons faire connaître ceux qui collectent et archivent les sons du monde, afin de tisser des liens entre eux.

La question est : pourquoi et pour qui créer et conserver un patrimoine immatériel ?

“Prendre le son, c’est dire “écoute ce que j’ai pris pour toi”. C’est un geste social, un échange opéré à travers l’écoute, un acte adressé” dit le compositeur Daniel Deshays.

L’écoute emprunte des chemins sinueux, voies mystérieuses tracées par :  la mémoire, l’imaginaire, l’histoire et la culture de chacun. Si l’écoute est avant tout subjective, comment la définir avec des mots communs ? Comment décrire un patrimoine sonore et le rendre accessible à une large communauté ?

Savons-nous parler de notre écoute, la décrire et l’écrire ?

A travers cet appel, nous souhaitons interroger nos cultures de l’écoute et élaborer un vocabulaire commun.

Pour qui ?

Toutes les personnes, amatrices ou professionnelles, qui collectent des sons, ainsi que toutes les sonothèques, grandes et petites (appartenant à des institutions, des associations ou des particuliers), souhaitant partager un son de la vie quotidienne capté dans l’espace public.

Mise en commun des contenus collectés : sélections et réalisations

Un jury composé des fondateurs du projet Ecouter le monde se réunira pour sélectionner des propositions parmi toutes les contributions envoyées.

1 –  La sélection

Les propositions sonores retenues seront publiées sur la page La carte des sons sous licence Creative Commons. Les auteurs (individuels et/ou appartenant à une institution et association associée) seront répertoriés sur la page Contributeurs dès février 2019.

2 – Les réalisations

Les propositions envoyées avant le 10 février 2019 et publiées sur le site pourront bénéficier d’une plus grande visibilité :

–   d’une diffusion mondiale sur les ondes et le site de RFI, dans la chronique sonore Ecouter le monde de Monica Fantini, et sur tous les réseaux sociaux associés ;

et/ou

–   d’une citation dans le livret “Ecouter nos mondes, parler de nos écoutes” manifeste consacré au vocabulaire de l’écoute. Le livret sera présenté en version papier lors d’événements publiques (table ronde à la Bibliothèque Nationale de France…) et mis à disposition sur le site.

Quand ?

–     15 janvier 2019

Lancement de l’appel à participation.

–     15 février 2019

Clôture de l’appel à participation et sélection des contributeurs par le jury.

Publication sur le site Ecouter le monde sur la carte des sons. Les noms des contributeurs apparaitront ici.

  8  mars 2019

Diffusion des réalisations sur RFI et présentation du livret  Ecouter nos mondes, parler de nos écoutes, à l’occasion d’une table ronde organisée à la Bibliothèque Nationale de France.

Comment participer ?

Cliquer sur “Participer” pour envoyer un enregistrement sonore de la vie quotidienne, emblématique pour vous, capté dans l’espace public (entre 1 et 7 minutes) et une présentation de votre enregistrement.

Lien pour répondre : https://www.ecouterlemonde.net/fr/juin-2018-appel-les-mots-clefs-du-monde-sonore/s

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Table ronde – Prendre des voix et les restituer


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Date : 1 février 2019 de 17h30 à 19h30
de 16h30 à 17h30 : Test et écoute des récits dans les deux dispositifs La cabine sonore et LoSonnante

L’objet de la table ronde est de faire dialoguer les récits de vi(ll)es avec l’invention de nouveaux dispositifs d’écoute dédiés à l’espace public, en particulier La cabine sonore de LALCA* et LoSonnante**.

*La cabine sonore a été conçu pour diffuser les paroles des usagers des Bains douches de la Métropole Lyonnaise dans le projet « Hospitalité(s) – Bains-Douches » co-développé par le groupe LALCA et le laboratoire LAURe-EVS-UMR 5600.
** Les Os, le Son la LoSonnante utilise la conduction osseuse pour emmener l’utilisateur.trice à travers un univers sonore unique : une mise en récit d’un territoire en donnant la parole à celles et ceux qui le vivent au quotidien, aux histoires que l’on se raconte et aux images que l’on s’en fait.

Lorsque le sociologue réalise des entretiens, par commodité, il enregistre les échanges pour mieux les analyser et en tirer la substantielle moelle. Mais au-delà de leur dimension sémantique les voix captées contiennent des couches d’émotions difficiles à transcrire par l’écriture. Cette matière sonore si riche lorsqu’elle est vivante peut-elle être restituée dans les lieux où elle a été captée. Quelle relation s’opère entre la capture des voix et leur retour dans l’espace public ? Comment rendre l’échange plus fécond, redonner aux personnes les voix qui leur ont été “volés” ?  Comment fabriquer des récits qui gardent l’émotion de l’échange. Quelles formes de compositions imaginer ? Quelle esthétique acoustique créé pour rendre l’âme des voix ?
Par ailleurs, le design des objets, les dispositifs architecturaux, leur porosité avec l’environnement sonore, leur disposition dans l’espace public ne sont évidemment pas neutres. Les formes de diffusion du son sont multiples : proches de l’oreille ou au contraire dans une chambre acoustique. Monophonique, stéréophonique ou la multiphonie ? Quels moyens techniques pour quels résultats acoustiques ?

Au delà du dispositif spatial nous interrogeons dans nos recherches la place que peut prendre la restitution de paroles usagères dans la fabrique de la ville de demain. Est-ce que ces nouveaux dispositifs d’écoute pourraient un rôle dans la manière de penser et fabriquer les ambiances des quartiers dans lesquels ils sont installés ?

 

Courte bio des intervenants de la table ronde


Fabien Pinaroli (animateur de la table-ronde)
est artiste et curateur. L’étude et la mise en place de modalités collectives dans et en dehors du champ artistique sont au centre de ses préoccupations. Avec le plasticien David Wolle, il anime TimeLine La Soie, une co-production située à l’Autre Soie (dans le quartier villleurbannais où la soie a été industrialisée) qui consistera à écrire collectivement avec un groupe d’habitants et en trois dimensions, l’histoire subjective de ce quartier.

Corentine Baudrand
navigue entre la création artistique, la médiation, l’urbanisme et le développement culturel. Ses expériences artistiques dans l’espace public à l’échelle d’un lieu ou d’un territoire l’amène à s’interroger sur la place de l’événementiel et de l’art dans le développement urbain. Il s’agit pour elle de concevoir un vrai sens politique à l’espace public et de créer du commun appropriable par les citoyens.

Julie Bernard
architecte et plasticienne réalise des installations et des interventions urbaines, vidéos, sonores et cartographiques. Attirée par la manière dont les villes se pensent et se fabriquent, elle utilise le langage plastique pour interroger la pensée de l’urbain, la manière dont les personnes en situation précaire vivent la ville et comment la mobilité choisie ou subie définit l’habiter éclaté.

Florent Ottello
artiste chorégraphique et diplômé en architecture, ses projets explorent les multiples relations entre les artistes, les spectateurs et l’espace qu’ils occupent, aussi bien sur une scène de spectacle que dans l’espace public. Intéressé par la texture de l’espace vécu et la manière de le représenter par le temps, il met en jeu la définition de l’intimité dans l’espace public.

Cécile Regnault
est architecte et conceptrice d’environnements sonores. Elle est maître de conférences en Sciences et techniques pour l’architecture à l’ENSAL depuis 2006. Aujourd’hui, elle mène ses recherches avec l’équipe du LAURE (UMR 5600 EVS)  autour de trois thématiques : l’expérience et les représentations sensibles de l’espace, la dimension sonore de l’architecture et du paysage, la recherche-création par l’expérimentation. Elle est directrice de l’atelier Aciréne qui met en pratique les Observatoires sonores du paysage et participe à des missions de concertation et de conseil sur la part sonore des projets urbains.. Elle réalise des expositions et installations sonores. Elle est impliquée dans le projet onusien de promotion des cultures sonores et des bonnes pratiques en matière d’urbanisme avec La semaine du son.

Corine Védrine
est anthropologue. Elle est maître de conférences en Sciences de l’homme et de la société pour l’architecture à l’ENSAL depuis 2012. Ses activités de recherche allient recherche académique depuis 1999 dans des laboratoires affiliés au CNRS et recherche-action en tant que chargée de mission pour les collectivités locales depuis 1997. C’est dans ce cadre que des expériences ont été menées, notamment avec des designers, sur l’évolution tant des formes mêmes de l’enquête que celles de la restitution des résultats à la fois aux commanditaires et au grand public.

Sébastien de Pertat
Après des études de Géographie au sein du master Innovation et Territoire, à l’institut de Géographie Alpine (Grenoble), il poursuit aujourd’hui le développement du dispositif LoSonnante au sein des laboratoires AAU-CRESSON et Pacte et avec un accompagnement de la SATT Linksium. LoSonnante est une installation sonore d’écoute par conduction osseuse. À travers cette installation, son équipe cherche à questionner les dimensions sonores d’un territoire, à travers ses récits, ses paysages, ses ambiances.

Thomas Bonnenfant
est architecte et responsable de la structure NUIT뉘ARCHITECTURE. Il exerce en collaboration avec des équipes pluridisciplinaires dans la novation des édifices, des grands territoires, la ville. Plasticien diplômé de l’École Supérieure des Beaux-arts du Mans en 2009, j’ai instigué les « stations d’écoute soldienne » dont les vibrations sonores, à l’instar des ondes électromagnétiques, deviennent elles aussi une matière à créer. Le projet s’étoffe en 2010 lors de la collaboration avec les laboratoires LAUM, LAM et L’IRCAM et les Ateliers écouter autrement.
Actuellement aux laboratoires AAU-Cresson et Pacte ces recherches se poursuivent autour du développement du projet LoSonnante. L’écoute osseuse du dispositif est ici une manière de révéler des contes, des paroles et récits d’habitants.    

Marc-Antoine Granier
est compositeur et auteur. Pour lui la musique n’est pas faite que de notes mais aussi de sons, de bruits en tous genres qui, une fois assemblés, deviennent compositions et paysages chimériques. Il écrit également des créations radiophonique au travers desquelles il partage sa sensibilité à la ville, essaie de comprendre « d’autres » urbanités, grâce à des rencontres incongrues, des histoires farouches, des récits hors normes ou des sons sauvages que l’on entend que la nuit. Des interstices de l’intime à l’urbanité sonore ses créations cheminent entre le documentaire, le récit musicale et l’écriture poétique.

Christian Hugonnet
est acousticien et Président fondateur de La semaine du son.
Il dirige depuis 1993 un cabinet de conseil en acoustique pour les salles de concert et les studios d’enregistrement. Il dirige des séminaires sur l’acoustique et les techniques d’enregistrement dans de nombreuses sociétés de radio et de télévision. Il inaugure en 1998 l’International multichannel Sound Forum (FISM), reconnu comme la première plateforme européenne professionnelle d’échanges et de démonstrations sur le son surround.  En 2004, il a lancé la première édition de La semaine du son qui est devenu un événement international visant à éduquer le public et les élus sur l’importance sociétale du son.

 

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Voix et création sonore


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Ce matin, Première de « Voix/vibrations/espaces/langages » intervention avec des designers Lyonnais.

La voix dedans-dehors, intime/extime, capture et amplification, espace public, politique et poïétique, art et poésie sonore, déconstruction/reconstruction et Jeux de langues.

Tout cela ouvre de nouvelles perspectives…

Conférence/débat illustré à la demande.

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Radiophonie – 2019 – Open Call for Sound & Radio Works


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Création radiophonique – 16e Festival « Longueurs d’ondes » à Brest


Longueurs d’ondes par thèmes

Voici les grands thèmes que vous pourrez découvrir lors du 16e Festival de la radio et de l’écoute !

ON AIR
Comme chaque année, le Festival Longueur d’ondes propose au public d’assister à l’enregistrement d’émissions afin de découvrir la radio, comme en studio !

“Casseroles” de Zazie Tavitian (Binge Audio)

“Les couilles sur la table” de Victoire Tuaillon (Binge Audio)

“La marche du monde” de Valérie Nivelon (RFI)

“De vive(s) voix” de Pascal Paradou (RFI)

“Radio de genre” de Radio U et Radio Campus France

Radio Pikez !

 

Rencontres au long cours

Le temps d’un échange d’une heure trente émaillé d’extraits sonores, découvrez le parcours de femmes et d’hommes de radio qui comptent dans le paysage radiophonique contemporain : leur enfance en radio, les prémices d’une carrière, leur rapport au journalisme, à la création, à l’antenne, les collaborations décisives, les moments inoubliables, les rencontres fondatrices, etc. L’occasion de mettre un visage sur une voix et d’écouter les histoires d’un média qui se raconte le temps d’un festival…

Inès Léraud

Antoine Mercier

Laurent Goumarre

Caroline Eliacheff

Philippe Baudouin

Sonia Devillers

Christophe Hondelatte

Marie-Hélène Fraissé

Raphaël Enthoven

Étienne Klein

Marc Namblard

 

Journalisme

Journal, grand reportage, magazine, chronique, des formats divers pour des contenus tous azimuts qu’il s’agisse d’info, de culture, d’économie, de politique, d’actualité, d’histoire, etc. Les journalistes font la radio et nous donnent à voir et à entendre la France et le monde chaque jour, chaque matin, heure par heure, minute par minute. Correspondant, pigiste, matinalier, chroniqueur, animateur, différentes voix pour autant de points de vue portés sur l’ “actu”, mais aussi sur des sujets de fond, le temps d’une enquête, sur le terrain ici et ailleurs, pendant quelques jours mais parfois pour des années. Quel regard portent-ils sur leur métier aujourd’hui et comment l’exercent-ils ?

Comment couvrir un conflit social ?

Le fait divers

La revue de presse

L’exercice du pouvoir

Médiacratie

Un même terrain, deux regards

 

 

La radio sur scène !

[PROGRAMMATION EN COURS, PLUS D’INFORMATIONS PROCHAINEMENT]

La radio débarque sur scène ! Sur la scène du Quartz ou du Mac Orlan, venez assister à des spectacles et expériences radiophoniques inédits, pour le grand comme pour le jeune public. Des aventures individuelles et collectives, à venir écouter et regarder !

Piletta Remix du collectif Wow ! débarque au Quartz.

Venez découvrir Mon idole, la nouvelle création sonore de Sabine Zovighian, au Mac Orlan.

Les aventures de Dolorès Wilson, un spectacle de la compagnie Les Belles Oreilles, à découvrir pendant Longueur d’ondes.

Rencontres du documentaire et de la création radiophonique

Le Festival Longueur d’ondes s’est toujours intéressé au documentaire radio, un genre créatif mais trop souvent méconnu. À travers une quinzaine d’heures de rencontres, projections et ateliers, place à des débats et des découvertes pour un documentaire qui ne cesse de se réinventer et d’interroger le monde qui nous entoure.

Pour la quatrième année consécutive, les Rencontres du documentaire et de la création radiophonique investiront le Quartz.

Jeudi 31 janvier

Ateliers professionnels

Vendredi 1er février

Quelles sont les limites du sensible en documentaire ?

À chacun sa fiction

Rencontre avec Jean-Marie Porcher

Quelle est la place du documentaire sur la radio publique italienne ?

Samedi 2 février

Les podcasts américains

Paroles anonymes

Rencontre avec Rémi Dybowski-Douat

Rencontre avec Julien Cernobori

Carte blanche à Radio Papesse

Performance d’Anna Raimondo et Alessandro Bosetti

Dimanche 3 février

Les identités de genre

Portrait de Gilbert Maurice Duprez

Rencontre avec Marco Stefanelli

 

 

Le Mauvais genre de François Angelier

[SOIRÉE ET RENCONTRE MAUVAIS GENRES]

Vendredi 1er février 2019 à 21h30 – Petit Théâtre au Quartz

Avec la participation de François Angelier, Pacôme Thiellement, Bertrand Mandico et Philippe Baudouin. Cette rencontre sera animée par Céline du Chéné.

En 2018, François Angelier a fêté ses 20 ans de « Mauvais Genres » à l’antenne de France Culture et reçu le Prix Scam pour l’ensemble de l’œuvre. Polars, mangas, comics, et autre littérature érotique et fantastique, « Mauvais Genres » est le point de ralliement des amateurs d’inouï et François Angelier le maître de cérémonies radiophoniques du troisième type. À Brest, entouré de ses acolytes Céline du Chéné, Pacôme Thiellement, Bertrand Mandico et Philippe Baudouin, il proposera un freak show radiophonique qui mènera les spectateurs vers des rives inconnues et célèbrera « le caractère oraculaire de la radio ».

François Angelier

Journaliste, producteur, animateur et écrivain, François Angelier aime nous faire découvrir les recoins obscurs de la création littéraire. Chaque samedi sur France Culture dans l’émission Mauvais genres qu’il dirige et présente, François Angelier s’adonne à décortiquer des œuvres tant fantastiques, étranges que loufoques. À partir de 2012, il crée le Prix Mauvais Genres, qui récompense chaque année un ouvrage pour sa qualité de mauvais genres. Ces dernières années, on le retrouve également à la télévision dans l’émission Le Cercle sur Canal+. Sa présence cette année au Festival Longueur d’ondes est l’occasion de revenir sur plus de 20 ans d’ondes et lectures curieuses.

Pacôme Thiellement

Pacôme Thiellement est écrivain et vidéaste, spécialiste de la culture populaire. Son travail traite aussi bien de musique rock et de cinéma que de bandes dessinées et séries télévisées. Il écrit également sur les gnostiques, sujet principal de son livre La Victoire Sans Roi (PUF, 2017). Il est également le coauteur avec Thomas Bertay d’une collection de films expérimentaux regroupés sous le nom du Dispositif et collabore pour de nombreuses revues (Vertige, Le Tigre, Mon Lapin Quotidien…) et magazines (Rock&Folk, Chronic’art, Fluide Glacial, Le Magazine Littéraire…). En 2018 sort son dernier ouvrage Sycomore Sickamour (PUF), un essai sur l’amour, plus précisément l’amour-malade à travers les œuvres de différents artistes. Depuis 2011, il participe régulièrement à l’émission Mauvais Genres sur France Culture.

Bertrand Mandico

Bertrand Mandico est auteur et réalisateur de cinéma. Diplômé de l’École de cinéma d’animation des Gobelins en 1993, il ne fera pour autant pas de l’animation sa spécialité, se tournant plutôt vers la réalisation de courts et moyens-métrages. L’œuvre de Bertrand Mandico est polymorphe, il travaille différents supports et formes visuelles expérimentales, souvent liés à des atmosphères étranges. Dans son dernier long-métrage Les Garçons sauvages, le réalisateur nous amène, entre violence et érotisme, dans une traversée crépusculaire. En 2018, il participe avec les réalisateurs Lucas Domajean, Nicolas Mias et Pablo Cobo au projet cinématographique Ultra Rêve.

Philippe Baudouin

Philippe Baudouin est chargé de réalisation et documentariste pour France Culture. Diplômé en philosophie, il est chercheur et auteur de différents ouvrages sur le domaine des ondes. En 2009, il publie Au microphone : Dr. Walter Benjamin, aux éditions de la Maison des sciences de l’Homme (Prix Inathèque 2009). Par ailleurs, il s’intéresse aux thèmes des spectres radiophoniques et ondes fantomatiques. À ce propos, il effectue plusieurs reportages et créations sonores pour France Culture ou encore ARTE Radio. Dans son dernier ouvrage Les Forces de l’ordre invisible,(éditions Le Murmure, 2016) il s’intéresse au destin d’Émile Tizané, officier de gendarmerie et expert en matière de maisons hantées…

Par ailleurs, retrouvez Philippe Baudouin, pour une rencontre le vendredi 1er février 2019. Plus d’informations –>  ICI

Cette rencontre sera orchestrée par Céline du Chéné.

Céline du Chéné est productrice et chroniqueuse à France Culture. Elle tient une chronique dans Mauvais Genres et y présente des personnalités singulières, créatives et créatrices, aux univers déroutants et surprenants. Dans L’encyclopédie pratique des mauvais genres (Nada, 2017), elle reprend cette chronique version papier et interroge le mauvais genre aujourd’hui. Durant l’été 2016, Céline Du Chéné produit Pas si bêtes, une série de 40 portraits d’animaux de 4 minutes, qui a obtenu le Prix Tout court de la Scam. Elle est aussi l’auteur de Dracula prince des ténèbres (Larousse, 2009) et Blason du corps (Littérature Mineure, 2017).

Pour aller plus loin et découvrir les œuvres de nos invités, rendez-vous au cinéma Les Studios  le samedi 2 février ! Plus d’informations ICI.

 

Forum des radios associatives

[RENCONTRES ET DÉBATS]
[PROGRAMMATION EN COURS, PLUS D’INFORMATIONS PROCHAINEMENT]

Vendredi 2 février et samedi 3 février 2019
Puits de lumière du Quartz et Salle des rencontres du documentaire.

Le Festival Longueur d’ondes organise, dans le cadre de sa seizième édition, les vendredi 1er février et samedi 2 février 2019 un premier « Forum des radios associatives ». L’objectif de ce forum est de créer un lieu de partage entre les membres – bénévoles et salariés – des radios associatives de Bretagne, mais aussi d’ailleurs dans l’Hexagone, qui œuvrent quotidiennement pour partager une certaine idée de la radio à l’échelle locale et régionale.

Table ronde mutualisation des contenus – En partenariat avec la Corlab

Portraits de radio à deux voix : Radio Évasion et Canal B

Radio Balises et Radio Campus Lille : la création d’une radio hier et aujourd’hui

Terrain d’enquête sensible : le journalisme à l’épreuve, avec Inès Léraud et Morgan Large

 

 

Soirées sonores !

Rencontres en public, tables rondes, ateliers jeune public, séances d’écoute, la programmation diurne de Longueur d’ondes est riche. Mais le soir venu, la fête continue !

Vendredi 1er février : soirée co-organisée avec Mascarade Records au Vauban

Samedi 2 février : Soirée « Sons Dessus-Dessous » au Mac Orlan

 

Films projetés aux Studios

Pour la seizième édition du festival, rendez-vous au cinéma Les Studios pour découvrir les œuvres filmiques de nos invités ! L’occasion de dialoguer avec les réalisateurs.

L’esprit des lieux – Stéphane Manchematin et Serge Steyer

1h31 – Documentaire – Vendredi 1er février à 20h30

Héritier d’une pratique paternelle, Marc consacre l’essentiel de son temps à sa passion : « Je vis au pays des sons ». Cette quête existentielle l’a conduit à s’enraciner à la lisière d’un massif forestier, dans les Vosges, et à y fonder famille. À la tombée du jour, il camoufle ses micros dans un sous-bois, déclenche la prise de son, puis s’éloigne jusqu’à se fondre dans la nature. Toute la nuit, le dispositif capte des ambiances sonores : souffles, cris, chants, grattements…De retour en studio, dans le sous-sol de sa maison, Marc écoute les enregistrements afin d’en extraire les pépites.

Stupor Mundi – De Thomas Bertay et Pacôme Thiellement

1h50 – Documentaire – Samedi 2 février à 16h

Une Tétralogie qui parle de Tout et de ses Monstres. Stupor Mundi est une série de 4 films composés d’images d’archives et d’entretiens inédits. Sur la trace des Freaks ancestraux, Frank Zappa nous sert de guide parmi les liens secrets unissant tous les monstres. Dans Rituel de décapitation du pape, rites et cultes enfouis révèlent la quête de la Grande Note jusqu’au mouvement Freak de L.A. dans les années 1960. Dans Les Hommes qui mangèrent la Montagne, le message passe par la pataphysique de Jarry, la transmutation des Hippies en Yuppies et la maléfique des politiques. Un sabbat halluciné et prophétique.

Les Garçons sauvages – De Bertrand Mandico

1h50 – Fiction – Samedi 2 février à 18h

Début du vingtième siècle, cinq adolescents de bonne famille épris de liberté commettent un crime sauvage. Ils sont repris en main par le Capitaine, le temps d’une croisière répressive sur un voilier. Les garçons se mutinent. Ils échouent sur une île sauvage où se mêlent plaisir et végétation luxuriante. La métamorphose peut commencer…

Samouni Road – De Stefano Savona

2h08 – Documentaire – Samedi 2 février à 20h30

Dans la périphérie rurale de la ville de Gaza, la famille Samouni s’apprête à célébrer un mariage. C’est la première fête depuis la dernière guerre. Amal, Fouad, leurs frères et leurs cousins ont perdu leurs parents, leurs maisons et leurs oliviers. Le quartier où ils habitent est en reconstruction. Ils replantent des arbres et labourent les champs, mais une tâche plus difficile encore incombe à ces jeunes survivants : reconstruire leur propre mémoire. Au fil de leurs souvenirs, Samouni Road dresse un portrait de cette famille avant, pendant et après l’événement qui a changé leur vie à jamais.

Fréquence meurtre – D’Elisabeth Rappeneau

1h34 – Film policier – Samedi 2 février à 11h

Traumatisée dans son adolescence par le massacre de ses parents, Jeanne Quester est devenue psychiatre. Elle travaille le jour dans un service d’urgence et anime une émission de radio la nuit. Un soir, une voix métallique évoque en direct son terrible passé. A son retour chez elle, Jeanne trouve sur son lit le cadavre du perroquet de sa petite fille. Paniquée, elle demande à son frère Franck, qui est policier, de la protéger. Faber, le tueur d’autrefois, ne vient-il pas de retrouver la liberté ? Franck la rassure et charge l’inspecteur Lieberman, son meilleur limier, de découvrir l’auteur des coups de téléphone qui se multiplient…

Un frisson dans la nuit – De Clint Eastwood

1h35 – Film policier – Samedi 2 février à 14h

Dave Garver est disc-jockey dans une radio en Californie. Un soir, après son émission, il fait la rencontre d’Evelyn, une de ses ferventes admiratrices. Celle-ci l’appelle à chaque fois pour lui demander de passer la même chanson, Misty, de Errol Garner. Ils sympathisent et passent la nuit ensemble.

Très vite pourtant, Dave va se rendre compte de la folie d’Evelyn, qui se montre très possessive et violente, notamment envers l’ancienne compagne de Dave que ce dernier cherche à reconquérir.

 

Entre musique et radio

[PROGRAMMATION EN COURS, PLUS D’INFORMATIONS PROCHAINEMENT]

Musique et radio ont une relation intime. Pour beaucoup, radio rime avec musique, et c’est sur certaines fréquences que de nombreux auditeurs prennent le temps de l’écoute musicale. Mais la musique c’est aussi la scène où l’auditeur devient spectateur. Cette année à Longueur d’ondes, musique et radio s’entremêlent et dialoguent le temps de rencontres, de débats, mais aussi de concerts et de spectacles inouïs…

Une rencontre avec Luc Frelon de FIP, au Quartz.

Le concert solo d’Éric Thomas à l’Église Saint-Louis.

Le nouveau spectacle Extended Vox, d’Erwan Keravec et Les Cris de Paris.

Venez découvrir ou redécouvrir le duo Bert Begar, composé de Éric Thomas et Albert Marcœur.

 

Expériences sonores

Très fortement attachés à la radio, héritiers directs des expérimentations menées en son sein depuis toujours, des hommes et des femmes explorent le monde du sonore, et lui donnent vie dans des propositions originales et inventives, pour des propositions au carrefour de la musique, de l’installation, de la performance, du concert…

Épouse-moi / Arrache-moi – Compagnie Léla

Aïon – Étrange Miroir et Kraken sérigraphie

Talking dance – Valérie Castan et Diane Blondeau

Binaural, mode d’emploi : conférence, atelier et table ronde avec RFI et Pascal Rueff

Degusta’Son

Sources – Site http://longueur-ondes.fr/

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2019 en écoute


2019B

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Fesival – Semain du bizarre 7


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Semaine du Bizarre 7

du 3 déc 20:17 au 14 déc 23:17
Théâtre Municipal Berthelot

6 rue Marcellin Berthelot, 93100 Montreuil, Ile-De-France, France

PERE UBU – Joanne Leighton – Jean Denis Bonan – Elsa Biston – Benjamin Sanz- Julien Pontvianne – BORDIGAGA – Jalal Aro Jerôme Poret – Bertrand Lamarche – Marie Reinert – Dominique Petitgand – Violaine Lochu – HEIMAT – Black Sifichi – Xavier Mussat – Bruno Billaudeau – Sandra Abouav – Rodolphe Delaunay – Cie Les temps Blancs (Le mont analogue – René Daumal) – Editions PPT – Luna Park Films – Ravi Shardja , Jean Golo + Expositions Laura Lot – Jerome Poret – Le Colonel et Le comité des autochtones du Bizarre

1/ Lundi 3 décembre à 20h30 au Cinéma Le Méliès
Troubles – Films de Jean-Denis Bonan, 1966-68 Projection proposée par Luna Park Films
Démence, rêve, émeute. Cinéaste insurgé, Jean-Denis Bonan réalise de 1966 à 69 des œuvres troublantes, sur les fêlures de la passion (Matthieu fou), contre la société de consommation (Tristesse des anthropophages, censuré en 1967), du côté de la folie à la clinique La Borde (L’école des fous), sur la révolte de 68 (Le joli mois de mai) . Certains de ses courts métrages sont jusque-là totalement inédits.
https://www.facebook.com/events/395414354330890/
http://lunaparkfilms.blogspot.com
Tarif : 6 et 4 euros
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2 / Mardi 4 décembre à 20h30 au théâtre municipal Berthelot
I am sitting in a room – WLDN – Joanne Leighton / Alvin Lucier,
proposé par Atelier de Paris / Centre de développement Chorégraphique national
« I am sitting in a room » est une pièce musicale du compositeur américain Alvin Lucier qui prend un texte comme point de départ pour une composition sonore. Dans sa forme parlée, il constitue simultanément le matériau brut et les instructions d’exécution. Le travail chorégraphique emploie le même double processus, utilisant la composition musicale de Lucier. Tout au long de la performance, la position assise subit une série de transformations, pour devenir parfois sculpturale, ou performative ou encore dansée.
Chorégraphie et direction : Joanne Leighton , Musique : Alvin Lucier , Installation sonore : Peter Crosbie , avec Marion Carriau, Marie Fonte, Arthur Pérole, Alexandre da Silva, Lumières : Sylvie Mélis, Costumes : Alexandra Bertault, Joanne Leighton, Décor : Tovo&Jamil
https://www.facebook.com/events/1905634369731761/
Tarifs / 12 / 8 euros
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3 / Jeudi 6 décembre au théâtre municipal Berthelot
18h Vernissage de l’exposition de collage de Laura Lot* « Selten Gelesene Musik »

20h30 Soirée sonore avec Mirr, Labelle69, le Phonomuseum et le collectif Les autochtones du Bizarre

-La vague : Elsa Biston, Benjamin Sanz et Julien Pontvianne
Un son dense, vibrant où rythmes et texture sont entremêlés et fusionnent, une matière sonore construite autour de battements induits par des sine waves qui entrent en résonance avec la batterie et créent des polyrythmies, des harmonies complexes …La batterie est ici exploitée dans sa composante timbrale autant que pour son rôle rythmique.

-Les Revues phonographiques : Avec Jalal Aro , Bertrand Lamarche, Violaine Lochu, Dominique Petitgand, Jérôme Poret, Marie Reinert + DJ Ravi Shardja
Sous la forme d’intervention brève et orchestrée de disques d’artistes, de connaisseurs et de collectionneurs. Venez découvrir quelques histoires particulières du support phonographique qui a parcouru les deux siècles précédant en leur donnant une lecture singulière jusqu’à nos jours

DJ set de Ravi Shardja aka Xavier Roux,compositeur, musicien soliste ou en groupe (Couloir Gang, GOL, Art & Technique…) mais aussi animateur et DJ de l’émission Epsilonia sur Radio Libertaire (89.4 FM) depuis 2003. Il jouera des galettes vinyliques de circonstance dans le foyer du théâtre à l’entracte et pour clôturer la soirée.

Lancement et signature de Silo, devenir blé, de Marie Reinert, sur le stand de disques et d’éditions de PPT / Stembogen & collègues, complice du festival depuis ses débuts.
Exposition Phonogravure de Mâchefer, de Jérôme Poret v

ENTREE LIBRE SUR RESERVATION
https://www.facebook.com/events/373759966726786/
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4/ Vendredi 7 décembre à 20h30 au théâtre municipal Berthelot

https://www.facebook.com/events/956859817855293/
Black SIFICHI, Bruno Billaudeau, Xavier Mussat : Projet BRUXOS,
Instruments chimériques insolites inventés par Bruno BILLAUDEAU, guitare électrique augmentée bruitiste de Xavier MUSSAT et le verbe organique et puissant de l’écrivain poète Black SIFICHI. Un voyage immersif et chamanique dans un univers réveillant et bousculant l’imaginaire.

Bordigaga
«Trio internationaliste imperfectionniste performativiste non folk bancaliste : électronique-voix-samples-instruments. C’est hérissé d’aspérités / porosités / ruptures / cachettes à surprises / faux bonds et faux départs.» (Le non_jazz).

Heimat (sur une proposition des Instants chavirés) :
Heimat c’est Armelle (The Dreams, Badaboum…) et Olivier (ex Cheveu) qui tricottent des accroche-coeurs sonores à base de boîte à rythme, samples de musiques orientales et chants en allemand. Le duo a sorti un premier album éponyme chez Teenage Menopause. 10 pistes aux sonorités à la fois élégiaques et électro punk. Des beats entrainants supportés par la voix grave et enveloppante d’Armelle.
https://meineheimat.bandcamp.com/releases
En partenariat avec les Instants Chavirés
Les Instants Chavirés sont depuis 1991 un lieu de diffusion et de création «incontournable» reconnu internationalement et pensé comme un laboratoire des musiques improvisées, expérimentales, bruitistes.
https://www.instantschavires.com

Tarifs : 8 euros

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5 / Samedi 8 décembre à 21h au théâtre municipal Berthelot
Père Ubu – (Moon Unit)
https://www.facebook.com/events/1912333219076300/
Considéré comme l’un des mythes les plus prégnants du post-punk américain et l’un des pionniers de la musique industrielle, Pere Ubu, dynamite le rock depuis plus de quarante ans. Son leader charismatique David Thomas participe à une multitude de projets (http://www.ubuprojex.com)
Pere Ubu (Moon Unit) revisite le catalogue Ubu et expérimente. Pere Ubu décompose le rock, commence par les refrains, transforme ses chants en incantations où fulmine David Thomas, selon sa formule « Pere Ubu n’incite pas au chaos. Il l’entretient ». Matthieu Conquet
En partenariat avec Le Nouveau Théâtre de Montreuil dans le cadre de Mesure pour mesure
Billetterie : http://www.nouveau-theatre-montreuil.com/fr/programme/pere-ubu
Tarif unique : 11 euros

+ Dj set Jean Golo

6 / Le Mont Analogue d’après René Daumal
Le Mont Analogue est un roman inachevé de René Daumal. Dans chaque culture, une montagne sacrée relie la terre et le monde des dieux : sa base est accessible, mais son sommet inaccessible pour l’homme. Elle lui donne une échelle de l’infini. Trois acteurs s’emparent du livre, et se préparent à partir à sa recherche. De l’improvisation à l’écriture de Daumal, en passant par les traités de géographie et les mythes des cimes, ils créent un territoire imaginaire où le langage est leur piolet et la poésie leurs crampons sur les parois glissantes du Mont Analogue.
Mise en scène : Victor Thimonier, dramaturgie : Léa Carton de Grammont, Scénographie : Amélie Vignals
Jeu : Margaux Desailly, Maxime Kerzanet, Jean-Erns Marie Louise, création sonore : Juliette Sedes, création lumière : Hugo Fleurance
Jeudi 13, Vendredi 14, Samedi 15 décembre à 20h30 Durée: 1h45
Tarifs / 12 / 8 euros
https://www.facebook.com/events/271047423757690/

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7 / Samedi 15 décembre

à 18h00 au Centre Tignous d’Art Contemporain 116, rue de Paris- Montreuil
Rodolphe Delaunay « La Dimension Sonore des Grottes Ornées » – Durée 15 min
Dans le cadre du finissage de l’exposition de l’exposition « des agents se créent… » Cette performance prend la forme d’une conférence ayant pour sujet la relation entre l’emplacement des peintures qui ornent certaines grottes pré-historiques et les qualités acoustiques de ces emplacements. Cette thèse postule une relation entre son et peinture pariétale.
Entrée libre

à 19h00 au Théâtre municipal Berthelot
Parachutée – Sandra Abouav
« L’ingénieur Dédale, père d’Icare aurait été plus inspiré en dotant son fils d’une toile imitant la méduse plutôt que de plumes imitant l’oiseau. Son fils n’aurait pu être tenté de monter vers le soleil, la toile l’entrainnant irréversiblement vers le bas, bien que ralentissant les effets de la gravité de l’homme et mettant en grâce l’apesanteur. » Sandra Abouav. Un avant-goût de Parachute (création en cours), dans le cadre de l’accompagnement de la compagnie métatarses par les Journées Danse Dense.
Entrée libre sur réservation

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8 / Exposition Laura Lot – Collages
Vernissage le 6 décembre à 18h au théâtre municipal Berthelot
Exposition du 4 au 8 décembre :
« Avec la série Selten Gelesene Musik (de l’allemand « Musique Rarement Lue », faisant un clin d’oeil au collectif de Dieter Roth, Gerhard Rühm et Oswald Wiener) Laura Lot fouille sa collection de revues musicales. Elle en déchire des pages pour ensuite y composer des collages constitués de matériaux photographiques trouvés. Un édito, une section de critique de disque, une publicité de mail-order, une section de commentaires des lecteurs : la page de presse musicale devient l’espace de création du collage et son support final. Regroupant des pages de revues et fanzines musicaux français, allemands, suisses, italiens ou encore américains (couvrant une période de 1986 à 2016), la série veut recréer une nouvelle page de presse musicale en y incorporant des collages tout en conservant certaines parties de texte essentielles à la mémoire de l’édition originale.Un exercice artistique à mi-chemin entre l’archivage et la reconstruction . http://lauralot.net/

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https://lasemainedubizarre.tumblr.com/

Théâtre Municipal Berthelot
6, rue Marcellin-Berthelot – MONTREUIL
Métro : Croix de Chavaux
01 71 89 26 70
resa.berthelot@montreuil.fr

Métro : Ligne 9, station Croix de Chavaux (sortie Kléber)

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Revue Audimat


Audimat est une revue de critique musicale éditée par le festival Les Siestes Électroniques.

Notre projet : une écriture sur la musique libérée des contraintes d‘actualité et des formats de la presse périodique. Audimat veut rendre compte de la situation actuelle de la pop music, et l‘éclairer par son histoire. Il s’agit de recenser ce qui se passe, d‘aller s‘entretenir avec la musique et son évolution, de se plonger méthodiquement dans l‘expérience musicale, et dans ce qu‘elle implique sur le plan des médiations, de l’imaginaire, de la société, de la pensée, de l’affectivité.

Sources revue Audimat

 

Le dernier opus n° 10

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SOMMAIRE

Etienne Menu
« Les mirages de la house filtrée »

Julien Bécourt
« Le dépassement psychédélique »

Tim Lawrence
« Qui a gentrifié le NYC post-disco ? »

Sean Nye
« Minimal Deutschland »

Alexandre Galand
« À l’écoute des ruines du capitalisme »

 

 

Etienne Menu
« Music sounds better with who ? »

Qu’est-ce que la house filtrée française a-t-elle eu de plus que ses modèles ? Qu’y a-t-il eu de si spécial, dans sa façon de parler aux auditeurs et danseurs, que ni la disco ni la house américaine n’avaient su obtenir ? Notre co-rédacteur en chef Étienne Menu a essayé dans le texte qui suit de répondre à ces questions en se replongeant dans ses souvenirs de lycéen fan des Daft Punk. Il y est question du filtre pensé comme outil à fabriquer des mirages, de la house parisienne entendue comme version condensée de la forme pop, et de l’inévitable pétrification de l’élan « French touch », en l’occurrence ici associée au raz-de-marée Stardust à l’été 1998. C’est l’occasion pour l’auteur de voir en l’auditeur house un « activateur » de la création, et de revenir sur cette période unique,qui a bouleversé à la fois la musique française et la dance music mondiale.

Julien Bécourt
«Après le psychédélisme : dépasser l’entendement»

Du psychédélisme en musique, on ne retient que trop souvent l’attirail « babos » et le vocabulaire sonore des groupes californiens de la fin des années 1960. Réifiée au fil des décennies et catégorisée comme un genre parmi d’autres, l’approche psychédélique n’a pourtant, par définition, jamais prêté allégeance à une esthétique donnée. Elle est avant toute chose, nous dit le critique Julien Bécourt, une manière radicale d’éprouver le réel et l’irréel : le son y prend la fonction d’un psychotrope, l’expérience d’écoute, sous drogues ou non, doit faire tomber l’auditeur à la renverse, le faire basculer dans un monde dont il va tâcher de déchiffrer les secrets. Loin de la béatitude des paradis sixties, la psychédélie musicale s’est depuis la fin des années 1970 le plus souvent immergée dans les marais acides du monde post-industriel. Des Californiens déglingués de Chrome et des Butthole Surfers aux occultistes londoniens de Nurse With Wound et Coil, Bécourt nous guide à travers ce labyrinthe d’hallucinations auditives. Puis il nous montre comment d’autres artistes, issus de scènes parfois fort éloignées du rock, même le plus underground, ont travaillé depuis les années 1960 sur le potentiel psychoactif du son en lui-même, et sur ses horizons métaphysiques.

 

Tim Lauwrence
« Gros business, déterminisme immobilier et dance culture à New-York, 1980-1988 »

C’est la troisième fois qu’Audimat publie une traduction d’un texte de Tim Lawrence. Si cet universitaire et journaliste anglais nous intéresse tant, c’est sans doute parce qu’il mêle comme nul autre la rigueur académique à la passion de l’activiste et du danseur. Auteur d’une somme sur la disco — Love Saves The Day, 2004 —, d’une biographie d’Arthur Russell — Hold On To Your Dreams, 2009 — et d’une histoire du clubbing new-yorkais au début des années 1980 — Life and Death On The New York Dance Floor, 2016 —, Lawrence nous livre dans le présent article une analyse du paysage des discothèques de Manhattan, au prisme de la spéculation immobilière et de la gentrification au milieu des eighties. S’appuyant sur des sources variées — entretiens avec des témoins, études d’autres chercheurs, articles de presse —, il retrace l’histoire des lieux et des acteurs qui ont composé cette scène au fil des années, en particulier dans la pointe sud de l’île, que l’on appelle Downtown. Entre récupération de la dance music par les majors, épidémie du VIH, artistes en quête de lofts et yuppies en goguette, c’est tout un monde de liberté et d’invention qui va en quelques années se retrouver précipité dans le gouffre néolibéral.

 

Sean Nye
« Théories minimales : l’esthétique berlinoise et l’héritage de la techno allemande »

On a souvent parlé de la techno minimale allemande comme d’une musique dont l’austérité et l’abstraction de façade ne révélait ses secrets qu’aux adeptes des marathons de clubbing berlinois sous kétamine. Si elle est loin d’être inexacte, cette description ne doit pas non plus faire oublier que le minimalisme électronique d’outre-Rhin n’est pas né au Berghain. Dans cet essai, le chercheur américain Sean Nye fait remonter le fil de son histoire jusqu’aux années 1970 puis identifie au milieu des années 1990 le tournant « minimal » pris par une culture techno allemande jusqu’alors dominée par des courants plus populistes. Nye puise dans les années qu’il a passées à Berlin pour évoquer l’existence, au-delà d’une simple esthétique sonore, d’un véritable lifestyle vendu à l’international. Mais il souligne en même temps qu’en dépit de la portée globale et cosmopolite de cette « bulle » de la minimale, cer- tains de ses pionniers et créateurs les plus inspirés, en l’espèce Wolfgang Voigt et Uwe Schmidt, ont chacun à leur façon ancré leur production sur un terrain profondément allemand. Nye propose ainsi une lecture très stimulante de cette culture musicale en général considérée comme apatride et anonyme.

 

Alexandre Galand
« Écouter dans les ruines du capitalisme : enregistrements de terrain et formes de vie »

Après l’ASMR et les disques de poésie dans notre précédent numéro, Audimat s’intéresse à nouveau à une question relevant davantage du son que de la musique : celle de l’enregistrement de terrain, et en l’occurrence celle de l’enregistrement dit « audio-naturaliste ». Le Belge Alexandre Galand, auteur en 2012 d’un formidable livre sur le sujet (éd. Le Mot et le Reste) et défenseur de la sphère « terrienne » plutôt qu’humaine, aborde ici le field recording comme écoute et usage du monde à l’heure où celui-ci se présente comme « Capitalocène ». SeloGaland, le microphone du documentariste doit se faire capteur des fantômes qui hantent les ruines du capitalisme. Pour nous déconditionner, nous devons prêter attention aux sons de la faune et de la flore, mais également aux sons industriels ou mécaniques qui résonnent à la surface de notre planète. Écouter ces bruits, c’est les mettre en commun, les localiser, les faire exister plus fort que les fréquences assourdissantes de l’apathie. S’appuyant aussi bien sur l’étude des signatures acoustiques de certains animaux que sur un disque d’enregistrements de terrain réalisés dans le région de Tchernobyl, Galand nous montre comment l’écoute de ces documents audio peut recréer un lien entre terriens, qu’ils soient femmes, hommes, enfants, insectes ou oiseaux.

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Écritures hybrides 2018 – conférences et performances


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Vendredi 14 décembre 2018 de 14:00 à 20:30

Le Vecteur30 rue de Marcinelle, 6000 Charleroi

Projet de diffusion axé sur les prises de risque et les formes hybrides, Écritures est né d’un partenariat entre Rhizome et Transcultures et se présente, alternativement depuis cinq ans, entre le Québec et la Belgique. Pour cette présente édition, Transcultures se fait l’hôte de l’événement en présentant, à l’instar de ce qui fut fait à Québec en novembre/décembre 2017, des duos auteurs/artistes ainsi qu’une journée de réflexion consacrée aux nouveaux modes d’écritures et de créations littéraires multimédiatiques. #Écritures2018

Présentations

14.12.18 ╱ Le Vecteur ╱ dès 14 h
15.12.18 ╱ Projection Room ╱ en soirée

Avec les duos formés de Vincent Tholomé & Maja Jantar (Be), Vanessa Bell & Etienne Baillargeon (Qc), Simon Dumas et Mickaël Lafontaine (Qc/Fr), ainsi que Eric Therer (Be) ✚ invité surprise.

Et avec la participation des universitaires et chercheurs Sofiane Laghouati, conservateur et chargé de recherche au Musée royal de Mariemont (Be), et Ariane Savoie, étudiante au doctorat en cotutelle entre l’UQÀM (Mtl) et l’Université de Louvain-la-Neuve (Be).

Au programme

14 h 10 : mot de bienvenue Philippe Franck ✚ Simon Dumas
✚ ouverture des « Vidéopoésies » de Philippe Franck ╱ Zoe Tabourdiot (entrée du Vecteur) + installation de Mickaël Lafontaine (galerie V2) + Poésie tactile de Rhizome littérature vivante
14 h 25 : performance d’Eric Therer ✚ invité surprise (bar)
14 h 50 : intro de Philippe Franck aux problématiques Écritures Hybrides (salle de spectacle)
15 h : interventions de Sofiane Laghouati, puis de Vincent Tholomé
15 h 45 : pause café (bar)
16 h : intervention d’Ariane Savoie ✚ « performance croisée » de Simon DumasMickaël Lafontaine
17 h 30 : apéro + snack (bar)
18 h 30 : performances des duos Vanessa BellEtienne BaillargeonMaja JantarVincent Tholomé

Écritures hybrides est un partenariat Rhizome littérature vivante/Transcultures – Media Arts Center, avec le soutien du Canada Council for the Arts | Conseil des Arts du Canada, du Conseil des arts et des lettres du Québec, de la Commission mixte permanente Québec/Wallonie-Bruxelles soutenue par le Ministère des Relations internationales du Québec et Wallonie-Bruxelles International, de la Présidence de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Délégation du Québec à Bruxelles.

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