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DONS PICT

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Exposition, performances, « Extended Score » L’Autre Musique


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Extended Score

Jeudi 15 novembre 2018 de 20:00 à 23:00

Le Cube – Centre de création numérique

20, cours Saint Vincent, 92130 Issy-les-Moulineaux

PERFORMANCES—

20H00 Frédéric Mathevet et Hélène Singer

Cut to the bones (Sketch mix) pour deux synthétiseurs, voix et os Frédéric Mathevet (voix : Hélène Singer)

Cut to the bones est une partition spécifique prolongeant les objets spécifiques de Donald Judd. Ni tout à fait une partition traditionnelle, ni tout à fait une installation à activer, ni vraiment une performance. Un moment de rencontre, une panique sémiotique salvatrice partagée : le déchiffrage perpétuel d’une épiphanie perpétuelle.

20H30 Méryll Ampe

Dans son travail sonore, Méryll Ampe établit des liens entre sa pratique musicale et plastique. Elle puise dans des techniques directement liées à la sculpture : tailler dans la masse, modeler, sculpter. Des éléments acoustiques captés dans son quotidien et des sources sonores récoltées, enregistrées, sont travaillées de manière empirique, en ajoutant des « outils sonores » : électroniques, analogiques, cassette et batterie… Ce processus interroge la matière qui travaille souterrainement et en relief. Avec un intérêt permanent pour les volumes, les masses, la rugosité, la porosité, la taille directe, le brut, les ponctuations, les limites, l’artiste renvoie à la « chair » du son.

21H00-21H30 Entracte

21H30 Crimersmois Matthieu

Etch-a-Scratch

Outil d’analyse graphique de la gestuelle et instrument de dessin et de performance sonore (concert dessiné), Etch-a-Scratch est un moyen de représenter un dessin abstrait ou figuratif accompagné de sons mixés et scratchés en temps réel aux platines vinyle. Matthieu Crimersmois a créé cet instrument (inspiré du célèbre jeu du Télécran – en anglais Etch-a-Sketch) pour réaliser des performances scéniques au cours desquelles il dessine une (des) oeuvre(s), qui peuvent ensuite être tirées sur dibond à la manière d’une photographie ou d’un tableau. L’artiste engage ainsi une vaste réflexion pratique, à la fois hypnotique et intrigante, sur les rapports image/son, sens/non sens, forme figurative/forme abstraite.

22H00 Anton Mobin

« On est toujours dans des microcosmes avec Anton Mobin, des petites choses qui deviennent audibles, des manipulations qui finissent par créer une sorte de trou noir autour duquel tout un monde sonore s’organise et par lequel tout sera aspiré. » (Darby Mullins)

EXPOSITIONS—

14H00-23H00 Colin Roche (performance)

Le livre des Nombres

« Dans la vie d’un compositeur, c’est infime, le temps d’écriture par rapport au temps de la pensée. Je voulais trouver un moyen de le matérialiser. Après l’avoir réfléchi, j’ai construit un système qui fait que quand je suis à la table, tant que je n’écris pas de musique, mais que je la pense, j’écris le silence du fait de ne pas écrire de musique, qui est rapporté schématiquement à mon battement cardiaque, c’est-à-dire à ma présence à la table. Parce que le cœur est finalement très rattaché à ma présence physique, mais aussi à toutes les émotions qui peuvent me traverser.» (Extrait de l’entretien à paraître dans L’Autre musique #5 : Partitions)

Emmanuelle Bouyer (installation)

Ravissements lumineux, Activation 01

La question des partitions comme une tentative d’épuiser en moi le retentissement du flux de la lumière, se déploie ici dans un dispositif spatial : depuis la captation des rayons solaires lors de la chasse de lumière saisie de rayons de soleil , état d’affût exigé, retranscrits en paillettes sur les transmetteurs transcriptions des saisies en paillettes sur plastiques transparents, jusqu’à l’apparition de ravissements lumineux apparitions furtives de lumière depuis les transmetteurs. La création sonore de Ludovic Picard, écrite pour une chasse d’ombres, renvoie à la saisie initiale de la chasse.

@Mathias Poisson (installation)

Translations

Une sélection inédite de partitions de promenades pour glisser une bonne dose d’expérimentation dans la moindre marche quotidienne.

BIOS—

Après une formation de sculpture à l’Ecole Boulle, Méryll Ampe développe durant son cursus aux Beaux-Arts de Paris Cergy (DNSEP) un travail de création plastique et sonore. Pendant ses études, elle a pu travailler et assister principalement les artistes sonores comme Octavio Lopez et Robin Meier à Paris, et Manuel Rocha Irturbide à Mexico. Elle réalise des performances sonores à l’invitation de lieux ou de festivals comme, Bruit Blanc, E-Fest, Les Instants Chavirés, Le Non Jazz, (h)ear, le Mac/Val, le Palais de Tokyo et les Centre Pompidou-Paris et Metz, Présences Electroniques, LUFF. Son travail évolue à travers différents médiums auprès d’artistes, de musiciens, de chorégraphes et de vidéastes, tels le collectif COAX, le duo Konpyuta, Yvan Etienne, le collectif Supernova, Christian Rizzo, Mélanie Perrier, Fernando Vilchez, Davor Sanvincenti, Elsa Brès, Gwenola Wagon et Stéphane Dégoutin. http://meryllampe.com/

Emmanuelle Bouyer développe un travail sur la perception, l’apparition, le suspend ou plus précisément sur « l’apparaître » et « le disparaître », ce qu’elle appelle la « disparance ». L’artiste approche différents territoires, à l’intérieur desquels la relation à la lumière solaire, ou plus largement aux atmosphères et à leurs états insaisissables reste présente. Ses productions prennent différentes formes du dessin à la performance (chasse de lumières), à la vidéo, à l’installation. Architecte de formation, Emmanuelle est artiste et maître de conférence des écoles nationales supérieures d’architecture. Elle est co-directrice artistique du LEM, Laboratoire d’étude du mouvement, département scénographique de l’école Internationale de théatre Jacques Lecoq au sein duquel elle enseigne. Elle est représentée par under construction gallery, Paris.http://www.underconstructiongallery.com/untitled

Matthieu Crimersmois est né à Paris, a grandis à Boissy-Saint-Léger dans le département du Val de Marne. Coincé dans cette petite ville de banlieue mélangeant zone pavillonnaire, quartier sensible et campagne, il commence à l’âge de 9 ans à dessiner dans sa chambre pour faire passer le temps. Vers l’âge de 11 ans, en traînant dehors avec ses complices, Matthieu découvre la musique hip hop. Il est passionné par la sonorité des scratch et des mixages de dj CutKiller ou encore DJ Abdel. Les platines représentent pour lui la possibilité de diffuser le quotidien des jeunes de banlieue, pris entre bagarres, contrôles de police, échec scolaire, fumette et conneries de gosses. Dès l’âge de 17 ans, il exerce le scratch et le mixage et apprend les techniques par vidéo sur bande VHS avec AKDMIX. Orienté dans le commerce au collège par une conseillère peu rigoureuse, il décide de stopper cette voie après son bac pour entrer à l’Ecole des Beaux-Arts de Nantes. Il développe son propre outil artistique mélangeant art plastique et art sonore. http://matthieucrimersmois.wixsite.com/mattcrime

« Rien n’est écrit dans le marbre ! » : tel est le leitmotiv qui parcourt le travail artistique de Frédéric Mathevet. Dessins, matières sonores et signes se chahutent dans l’atelier. L’œuvre, qui ne peut alors être que nomade, devient un espace centrifuge de métamorphoses, de confrontations et de contaminations. Couture, métissage et rhapsodie sont les gestes poétiques privilégiés de ce méta-atelier auscultant notre « grand cluster vivant ». Musiques vagabondes, installations sauvages (mais qui respectent leur milieu), dessins et écritures au diapason d’un présent comme il tombe, attaquent à la face puis esquivent par retrait du corps ; la mémoire collective, l’identité et l’uniformisation mondiales promues par une loi de marché globalisante et toutes les sémiocraties en vigueur escampent ! Les œuvres de Frédéric Mathevet veulent remettre sur le chantier notre façon d’habiter le monde. Parce qu’un autre monde sensible est possible. Plasticien sonore ouvert à tout polymorphisme, à toute mutabilité, il se définit lui-même comme un « bricoleur » enchevêtrant les supports qu’ils soient numériques, picturaux ou sonores, comme le vecteur d’un langage plastique indocile, autrement dit, qui « résiste à l’apprentissage des signes et remet sans arrêt l’arbitrarité et l’inégalité des signes qui construisent le réel » sur le chantier. https://www.fredericmathevet.com

Musicien improvisateur et luthier expérimental, Anton Mobin, développe ses propres instruments électro-acoustiques depuis 2008. dont le nom générique est « chambre préparée ». La troisième version a été récompensé lors du Hugh Davies Project Residency. Anton développe un large réseau à l’international et a su fédérer autour de sa pratique aussi bien les pionniers de la musique improvisée en Angleterre, avec qui il travaille régulièrement (comme Steve Beresford, Neil Metcalfe, Charlie Collins, Adam Bohman ou encore le London Improvisers Orchestra…) comme la jeune génération rageuse de la scène « New and Improvised Music » à Londres (avec à sa tête Benedict Taylor, Colin Webster, Tom Jackson, Daniel Thompson entre autres). Il collabore aussi sur des projets plus fantasques avec des légendes comme Jello Biafra, Bryan Lewis Saunders, Alexei Borisov…http://antonmobin.blogspot.com/

Depuis 2001 Mathias Poisson développe ses recherches artistiques autour des pratiques de promenades. Auteur de guides touristiques expérimentaux, dessinateur de cartes sensibles, guide de visites artistiques et aventureuses, il questionne les modes de représentation de la promenade autant par l’écriture, le dessin, la performance et l’installation. Son approche est basée sur la traduction et l’appropriation des sensations au contact des espaces publics. Les processus qu’il met en œuvre sont généralement collectifs, faisant appel à d’autres artistes ou à des participants amateurs. Ses projets sont systématiquement abordés comme des expériences in situ à partir desquelles émergent des formes artistiques contextuelles.

Colin Roche est né en 1974. Pianiste de formation, diplômé de Sciences Po, il est aussi titulaire d’une maîtrise de Composition, d’un D.E.A. de Musicologie sur les rapports entre musique et politique, et de deux D.E.M. en Culture Musicale et Composition. Il a notamment été l’élève de Philippe Leroux, puis de Brian Ferneyhough et Luca Francesconi dans le cadre de la Session Voix Nouvelles de la fondation Royaumont en 2004. Il a été lauréat de l’Académie des Beaux-Arts en 2008, de la Fondation Beaumarchais en 2015, et a reçu le Prix Claude Arrieu de la SACEM en 2012. C’est dans le transdisciplinaire que Colin Roche creuse le plus souvent son sillon : le plasticien Simon Artignan, l’écrivain Sébastien Brebel, avec lesquels il travaille régulièrement, sont des partenaires artistiques de vie. Petites économies de nos pollutions (2004), La robe des choses – installation concertante (2006) ou l’opéra Le carnet de Grim (en cours) en sont les fruits. Particulièrement attentif au geste de l’interprète, à ce qui entoure la forme sonore, mais aussi à l’idée même de l’écriture musicale, son travail gravite autour de quelques figures fortes, tels le poète Francis Ponge, le réalisateur Robert Bresson ou le peintre Roman Opalka. Ainsi ont vu le jour ces dernières années des projets comme la performance Le livre des Nombres (2016), les études de voix Roman au miroir (Sisyphe à ma table) (2017) ou la première de ses études de main, Mouchette (2017).Ses œuvres sont publiées par les Editions Jobert – Paris et Maison ONA – Paris.http://www.colinroche.com/

Hélène Singer est artiste pluridisciplinaire, docteur en art et enseignante aux Beaux-arts de Versailles et à l’Université Paris 8. Elle contribue à des livres et revues esthétiques ; elle a publié en 2011 Expressions du corps interne. La voix, la performance et le chant plastique (L’Harmattan) et a dirigé en 2016 la revue Ligeia « Art et animalité ». Douée d’une formation en chant lyrique, elle produit en solo des performances vocales et collabore régulièrement avec des compositeurs électro ou acousmaticiens.www.helenesinger.net

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Festival « Musiques démesurées »


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Ce festival de la capitale Auvergnate, aujourd’hui Auralpine, est certainement ce qui se fait de mieux en matière de brassages auriculaires, rencontres surprenantes, heureux mélanges des genres, inventions ludiques, sérieuses, et expérimentations de tout crin.

Machines, bricolages, jeux instrumentaux, vocaux, lieux insolites, siestes ou balades, trucs hors-normes, conférences, le programme met l’eau à la bouche, fait saliver l’oreille, donne envie de bien s’entendre avec une écoute largement contemporaine, qui ne se prend pas le chou,  l’oreille en feuille de chou, en colimaçon, en fête…

Desartsonnants rêve d’ailleurs d’y tendre un jour ses oreilles et micros…

 

Demandez le programme et surtout, courrez y !

http://www.musiquesdemesurees.net/lefestival/programme.html

 

Pour en savoir plus

http://www.musiquesdemesurees.net/

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Apparition/Disparition


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Le commando des souffleurs poétiques, 

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Tout d’abord, sensible aux mots et aux images qu’ils véhiculent, j’aime le nom de ce Commando des souffleurs poétiques.

Certes, le commando est a priori un brin guerrier, mais il est si vite adouci, voir pacifié par le complément des souffleurs poétiques.

Souffler de la poésie, qui plus est au creux de l’oreille, est une très belle chose, surtout dans un monde trop souvent emballé et chaotique.

Un commando pacificateurs qui prodigue des douceurs textuelles est donc forcément le bienvenu.

Souvent, je pense que le geste culturel en espace public est d’autant plus fort s’il participe à la diffusion et le partage d’idées généreuses et bienveillantes, sans toutefois tomber dans une zénitude lénifiante à l’eau de rose.

De la première fois où je me suis fait cueillir par le commando, à la descente d’un bus, au centre de Besançon, doucement abordé par un groupe de personnes toutes de noir vêtues, parapluies noirs, longues cannes creuses noires en main, je m’en souviens encore très fortement.

En silence, dans de lents mouvement, cette étrange troupe venait nous susurrer à l’oreille, à distance, à l’aide de leurs tubes « rossignols », je crois que c’est leur nom exact, des bribes de poèmes, de textes philosophiques…

Dispositif simple s’il en fut, mais d’une efficacité sans pareil.

L’effet de surprise nous ravit, dans ces rencontres pour le moins inattendues, ces instants suspendus, ces décalages sensoriels où la ville devient soudain plus souriante, apaisée, poétique, dans tous les sens, voire l’essence du terme.

 

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Ces silhouettes noires, qui pourraient de prime abord inquiéter, sont pourtant vectrices de douces paroles, avec à la fois une pertinente distance, celle de leurs cannes, et jouent sur une incroyable proximité intimiste, celle d’avoir leurs voix, leurs souffles au creux de l’oreille.

Le choix des texte est varié judicieux, parfois surprenant, parfois douce provocation vocale, et façon originale d’apporter la lecture, le texte, l’image mentale, à portée d’oreille du passant. Les textes peuvent nous cueillir, si ce n’est nous accueillir au coin de la rue, d’une terrasse de bar, d’un hall de médiathèque, à l’orée d’une forêt, une descente d’un bus…

Nous somme ici dans une forme d’intervention qui peut apparaitre dans l’espace public aussi vite qu’elle peut disparaître, s’évanouir dans la ville, en ne laissant comme trace fugace et néanmoins tenace, que la réminiscence mémorielle de ces corps sombres, et de ces voix qui sont entrées en nous, dans notre pavillon personnel. Apparition/disparition dit bien le côté éphémère de l’action, du mot qui sonne doucement comme il s’éteint très vite. 

L’espace n’est en rien troublé par une surenchère bruyante, tout reste dans le chuchotement que seule perçoit la personne abordée. La non invasion sonore, en tout cas systématique, d’un espace public est une posture de la création qui m’habite et me questionne de plus en plus.

Ce sentiment que notre intimité a été à la fois bousculée et respectée, surprise et protégée, est une des grandes forces de ces gestes minimalistes qui jouent sur des rythmes mouvants, des ombres presque fantomatiques au cœur des cités.

Il y a quelque chose de l’ordre d’une esthétique de la fragilité, où le sonore est l’expression d’une force tranquille, pour rester dans l’ambiance littéraire de l’effet textuel oxymorique.

Souffler c’est bien jouer, et si vous croiser le commando, tendez leurs l’oreille, elle vous en sera grandement  reconnaissante.

 

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https://www.les-souffleurs.fr/

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Exposition Musiques Murales


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Vernissage mardi 16 octobre du 18 à 21h

exposition jusqu’au 27 octobre 2018

« Musiques murales », une exposition transgénérationelle et transnationale conçue par Frédéric Acquaviva avec 

Frédéric Acquaviva (1967, FR/UK), Alberto Bernal (1978, SP), Alvin Curran (1938, US/IT), Denis Dufour (1953, FR),Tom Johnson (1939, US/FR), Andy Ingamells (1988, UK),Johannes Kreidler (1980, DE), Loré Lixenberg (UK), Alvin Lucier (1931,US), Pierre Mariétan (1935, CH/FR), Phill Niblock (1933, US), Pauline Oliveros (1932-2016, US),Jacques Rebotier (1947, FR), Louis Roquin (1941, FR),Jeremiah Runnels (1982, US/Sl), Mathius Shadow-Sky(1961, FR), David Toop (1949, UK) et Trevor Wishart (1946, UK) Marie-Sol Parant (1968, FR)

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L’art des bruits


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L’art des bruits, ou les bruits de l’art

Peut-on faire de l’art avec des bruits ?

Bruits de l’art, l’air des bruits…

Peut-on ériger le bruit, ou certains bruits, vers un statut d’œuvre artistique, tout au moins de composants participant à l’écriture esthétique ?

Ou bien maîtriser un art de la construction bruitiste, comme un  artisan bricoleur  qui aurait le don, ou cultiverait la pratique de l’agencement de sons, certain triviaux, non musicaux, y compris ceux considérés (à tord ?) comme laids?

Il fut un temps, en 1913 où, sous un courant de pensée et d’actions futuristes, les bruits se manifestèrent, ou plutôt firent manifeste.

L’artiste italien Luigi Russolo avait une profonde admiration des machines, de la vitesse, des nouvelles industries.

Il le manifesta donc par un écrit qui reste encore une forme de provocation questionnante.

Il s’agit bien de l’Art des bruits.

Un manifeste est un pavé dans la mare, qui éclabousse alentours, ici notamment la vision musicienne, le statut de l’orchestre, de l’interprète, du compositeur.

Pourquoi les sons de la ville ne seraient pas instruments, ne constitueraient pas un orchestre, une réserve de matériaux sonores à utiliser, délaissant, voire supplantant définitivement cordes et cuivres, percussions et flutes à bec.

… Traversons ensemble une grande capitale moderne, les oreilles plus attentives que les yeux, et nous varierons les plaisirs de notre sensibilité en distinguant les glouglous d’eau, d’air et de gaz dans des tuyaux métalliques, les borborygmes et les râles des moteurs qui respirent avec une animalité indiscutable, la palpitation des soupapes, le va-et-vient des pistons, les cris stridents des scies mécaniques, les bonds sonores des tramways sur les rails, le claquement des fouets, le clapotement des drapeaux. Nous nous amuserons à orchestrer idéalement les portes à coulisses des magasins, le brouhaha des foules, les tintamarres différents des gares, des forges, des filatures, des imprimeries, des usines électriques et des chemins de fer souterrains. Il ne faut pas oublier les bruits absolument nouveaux de la guerre moderne… « Arte dei Rumori »

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Dès le début du siècle, se construisaient en Italie des machines bruitistes, avec des manivelles, ressorts et objets frappeurs, racleurs…

Les Intonarumori , bruiteurs, questionnent toujours.

Auparavant, Eric Satie avait déjà commis des musiques d’ameublement, qui couvriraient certains sons indésirables, comme une nappe, un habillage.

Le statut de la musique était déjà un brin écorné par un trublion libre penseur, et compositeur de surcroit.

L’acousticien Russe Arseny Avraamov dirigera du haut d’un immeuble un orchestre de sirènes et autres hurleurs bruiteurs urbains. Il traitait Sébastien Bach de « grand criminel devant l’histoire » et qui préconisait de brûler tous les pianos, se met en place la Symphonie des Sirènes.

Raymond Murray Schafer, père du « Paysage sonore et de l’écologie sonore, enregistrera des symphonies portuaires, qui se développeront, via un geste compositionnel,  dans d’autres lieux.

John Cage,  fera du bruit une sorte de vedette, en instaurant 4’33 » minutes de silence « orchestrées » qui lui laisseront de la place pour, paradoxalement, se faire entendre.

Par la suite, un chercheur théoricien, Pierre Schaeffer, lui aussi compositeur, père de la musique concrète, écrira un solfège des objets musicaux, où trains et autres choses incongrues viendront élargir la palette d’un orchestre, qui n’en serait plus vraiment un, si ce n’est de haut-parleurs.

La musique, pouvait alors faire du bruit, et vice et versa, jusqu’aux courants indus, et même au-delà.

Fluxus fera du happening en cassant des instruments, pourtant musicalement nobles, piano compris.

Guitar Drag de Christian Marclay fera entendre la plainte déchirante d’une guitare trainée à l’arrière d’un pick-up, double référence aux happening fluxussiens, et autre pires atrocités racistes d’une population colonisatrice.

Un bruit de contestation à des époques où remettre en question était non seulement autorisé,  mais de mise.

Le bruit est-il le pendant, ou la contestation du beau son, pur, lisse, admis par la musicologie, l’organologie comme une norme esthétique quasi indéboulonnable ?

Le noisy  a t-il envahi les installations sonores, des concerts, et autres espaces où hurlent une horde de décibels assourdissants.

L’électricité, la synthèse sonore, ont-elle développé un courant bruitagène qui tenterait de se faire entendre, par dessus la rumeur de plus en plus puissante et chaotique de nos cités ?

Le bruit est-il (toujours) surenchère ?

Dans une époque où écologie (sonore) et anthropocène sont souvent convoqués, l’art des bruits préfigurait sans doute la conscience d’une forme de dérèglement naissant, de chaos en marche, où une fois lancée, la grande machine tonitruante serait difficile à canaliser, à contrôler, et au final à arrêter. Il s’agit là d’une hypothèse.

Lorsque Tinguely construisait ses machines aux mouvements spasmodiques et bruyants, jusqu’à l’hypothèse de leur auto-destruction,  nous étions encore dans une recherche de bruits mécaniques, peut-être métaphore d’une finitude à venir, comme les trompettes de Jéricho annonceraient une apocalypse écroulant les plus solides murs forteresses.

Les bruits qui courent, de plus en plus vite, au-delà de la rumeur, sont des avertisseurs de limites tolérables, comme d’ailleurs ceux qui disparaissent, laissant place à des silences grandissants dans les forêts profondes.

Il nous faudrait sans doute revenir à un art des bruits apaisés, nouveau manifeste pour une construction d’aménités audio paysagères, nouvelles musiques de bruissements, comme le Jean-Christophe de Romain Roland, chef-d’orchestre, dirigeait silencieusement les nuages par les vents interposés.

Mais dans une époque de fureurs et de bruits, faire machine-arrière, ou seulement stopper, limiter une fuite vers un avenir assourdissant  n’est pas, et ne sera pas chose simple.

Texte intégrale (français de « L’art des bruits » https://monoskop.org/images/0/07/Russolo_Luigi_L_Art_des_bruits_Manifeste_futuriste.pdf

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4’33


Voila, c’est décidé, je me lance, dans une nouvelle chronique, qui d’ailleurs n’en est pas vraiment une.

Plutôt un objet textuel non identifié, sans forme ni format précis, si ce n’est les caprices et autres dérives parfois, de son rédacteur.

Pour cela, une liste d’œuvres sonores fut dressée, parmi celles qui marquèrent, et marquent encore le blogueur ici écrivant; des coups de cœur sans doute, liés à des circonstances, rencontres, ou à je ne sais quoi d’autre de non ou peu identifiable dans l’absolu.

Puis un texte en voie d’écriture, en rapport, des mots et des phrases, résonnant avec l’œuvre, l’artiste, se mettant en écho, non pas façon forcément historique, ni critique, mais plutôt dans une approche instantanément instinctive, affective, bref très libre.

Enfin nous verront bien ce qu’il en résultera…

Au départ, l’idée était de partir sur une liste de dix œuvres, soit emblématiques, soit ayant signé pour moi de belles rencontres, ouvert des réflexions qui m’habitent encore. Mais il s’avéra que ce numérus clausus très fermé, trop resserré, me plongeait dans une grande frustration. Donc une autre dizaine fut rajoutée, puis une autre, puis une autre, portant à ce jour la liste à quarante œuvres « élues », tout genre confondus.

Restait à définir par laquelle j’allais entamer ce petit chantier d’écriture, et l’ordre alphabétique me parut, une fois de plus, pour couper court à trop d’hésitation, de hiérarchisation, comme un procédé optimum et égalitaire dans le traitement. La mise en tableau trié de cette liste fit donc apparaître en premier Monsieur Cage en personne, avec 4’33, le temps d’une musique hors-norme.

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4’33

Tout d’abord,  du silence (habité), un rituel, une partition, un séquençage qui puise dans l' »habituel » musical pour finalement sortir des sentier battus sonores

Une matière sonore qui n’est pas celle que l’on attendait, là où on l’attendait, mais qui est belle et bien présente, tapie dans le dit silence, rebelle et capricieuse

Une injonction à s’ouvrir sur un inconnu, au risque de s’y perdre un brin, mais de retrouver un autre entendement

un manifeste, élargissement de l’écoute vers… Peut-être pour qui sait entendre

Des portes elles aussi ouvertes à l’extérieur

Une alarme de téléphone mobile non polluante, un emblème de l’écologie sonore

De l’incompréhension face à un ovni dont le sens, a priori, a au départ échappé au commun des écoutants, et que dire des communs des mélomanes

Et l’humour de John Cage, qui n’y est certainement pas pour rien

Un coup de pied, parmi d’autres, chez cet artiste, dans une fourmilière sono/musicale qui ne demandait une fois de plus qu’à s’agiter, au grand dam des oreilles sages chastes

Les limites du silence, voire son impossibilité flagrante, obsédante; métaphysique comprise

Avec le Discours sur rien, une synthèse manifeste, qui cache bien son jeu

Un pendant conceptuel à des œuvres blanches, contemporaines, à un minimalisme (musical) Américain

Une œuvre qui évite sans doute aux éditeurs de longues mises en page, voire des frais d’impression

Et qui de surcroit peut être écoutée par tous, surtout par des sourds muets, ainsi à égalité sensorielle 

Un sommet « historique » en quelques minutes seulement et trois mouvements

Peut-être une des vraies œuvres open source, que tout un chacun peu se réapproprier (en citant les sources), en solitaire ou avec un public – averti, au sens premier du terme.

Un très long point d’orgue, néanmoins installé dès le début

Une œuvre prolongeant celle d’Alphonse Allais « Marche funèbre composée pour les funérailles d’un grand homme sourd« , humour compris

Si un bruit vous dérange, écoutez le (et vous l’aimerez)

Tacet

Tacet

Tacet

 

 

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Max Feed – Œuvre et héritage de Max Neuhaus


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Hors-série D’Ailleurs, la revue de recherche de l’Institut supérieur des beaux-arts de Besançon, Max Feed est le résultat d’une réflexion collective sur l’héritage de Max Neuhaus, considéré comme le père de linstallation sonore.
À l’intersection de différentes terminologies et modes de perception, l’artiste américain Max Neuhaus a revendiqué une conception émancipatrice de l’expérience sonore à travers des œuvres pionnières comme Listen (1966) et Drive-in Music (1967) mais aussi, plus largement, par le biais d’une production « topographique » marquant un passage historique de la musique au son.
Articulant les rapports d’attention entre individu et environnement dans une perspective transdisciplinaire – art, science, design sonore, urbanisme, paysagisme –, l’écologie de l’écoute de Neuhaus constitue l’une des expériences fondatrices des sound studies.
Les traductions de textes majeurs, rééditions et contributions inédites d’artistes et auteurs réunies dans ce volume prolongent l’exposition collective « Max Feed » présentée en 2016 au Frac Franche-Comté, puis à l’Institut supérieur des beaux-arts de Besançon. Elles abordent les stratégies d’attention, les interactions et les transcodages liés à une sensorialité raréfiée et discrète.
Si, pour Neuhaus, le son est une affaire transculturelle, il est ici question de mobiliser des écoutes multiples (musique programmée, espace urbain et consumériste, radiophonie et télécommunications, son subaquatique, perception réduite et augmentée, psychoacoustique), tout en opérant une relecture critique de notions telles que l’immersion, l’« acousmanie » ou la présence sonore.
Au-delà des développements possibles de l’écoute contextuelle, la réflexion ouverte par Max Feed procède d’un parti pris consistant à considérer le son non comme une manifestation ontologique, mais comme une entité relationnelle participant à la production de l’espace social.
Publié suite aux expositions « Max Feed – Œuvre et héritage de Max Neuhaus » au Frac Franche-Comté, du 09 octobre au 30 décembre 2016, et « Mix-Feed » à l’Institut supérieur des beaux-arts de Besançon, du 10 novembre au 9 décembre 2016.
Max Neuhaus (1939-2009) est un artiste américain. Il a commencé sa carrière comme interprète du répertoire pour percussions des musiques expérimentales dans les années 1960 (Stockhausen, Cage, Feldman, etc.), pour ensuite se consacrer au travail du son dans le champ des arts plastiques, à travers notamment des interventions dans l’espace public sous forme d’installation sonore (dont il forgera le terme), ainsi qu’au design sonore. Artiste de renommée internationale, ses œuvres sont présentées de manière permanente à Times Square, New York, USA (Dia: Beacon) ; la Kunsthaus de Graz, Autriche ; le Castello di Rivoli, Museo d’Arte Contemporanea, Italie ; CAPC Musée d’Art Contemporain de Bordeaux ; le AOK Building de Kassel et la ville de Stommeln en Allemagne. Il a par ailleurs eu des expositions au MoMA, au Whitney Museum of American Art, à New York ; à l’ARC, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris ; le Centre National d’Art Contemporain de Grenoble ; la Kunsthalle de Bâle et la Kunsthalle de Bern en Suisse ; il a participé également aux Documenta 6 et 9 de Kassel et à la Biennale de Venise).
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Appel à contribition, Festival DME (Lisbonne)


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CALL FOR MUSIC

Festival DME is pleased to announce a call for music integrated in the symposium ‘Culture and Sustainable Cities’, that will take place in November 16th to 18th, 2018, at Lisboa Incomumhttp://www.lisboaincomum.pt/ .
It will feature concerts, conferences, workshops and an audiovisual installation.
This call is open to composers of all ages and nationalities.
There is no submission fee.

Guests are scientists and artists from countries such as Portugal, France, Sweden and Denmark, among others.

We seek to provide a platform for debate and presentation of electroacoustic music that relate to the following categories:

cat. 1 – soundscape and acoustic ecology;
cat. 2 – urban mobility and sustainability;
cat. 3 – environmental activism in art.

The Organizing Committee will be pleased to receive music proposals with the following characteristics:

– Electroacoustic music pieces with a maximum duration of 10 min.
– Up to 8 channels;
– Audio in .aif or .wav format;
– It is possible to send pieces with a video component (.mov or .mp4 formats);
– Only one piece per each category defined by the author will be admitted;
– Submissions should be signed by the author (authors) and pseudonyms will not be admitted.

SUBMISSIONS
All participants must register electronically and attach a ZIP file containing the following:
1. A short text indicating the submission category, including an explanation on how the music relates to that category (max. 400 words).
2. High resolution photography of the artist.
3. Short biography;
4. Program notes concerning the piece;
5. Signed consent letter where the author consents and authorises the promotion of their work excluding the cultural society AFEA / Festival DME / Lisboa Incomum of any fee, responsibility to associations, or copyright entities and grants permission to promote their work at the concerts, activities and radio broadcasts associated to the announced event. All pieces that are signed in a record company must state this in a letter along with the permission from the record company to be promoted through Festival DME‘s announced event.
6. Link to a downloadable full length composition in .AIF or .WAV format (we suggest Dropbox, Google Drive or OneDrive).
7. Attach a stereo copy of the piece in .mp3 format.

Proposals should be sent to diasdemusicaelectroacustica@gmail.com before October 7th, 2018, 11h59 pm (UTC).

The program and other information can be found at http://www.festivaldme.org/…/culture-and-sustainable-citie.

The CALL FOR MUSIC will be peer reviewed by:
– António Sousa Dias (FBAUL, CIEBA)
– Dimitris Andrikopoulos (ESMAE-IPP)
– Jaime Reis (ESART-IPCB; ESML-IPL; INET-md – FCSH-UNL)
– João Pedro Oliveira (Universidade de Aveiro; INET-md; UFMG)

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Festival TEMPO AL TEMPO 2018


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Le festival TEMPO AL TEMPO (donner du temps au temps) a été conçu et est organisé par EXIT_LAB en collaboration avec le Collectif INaudible, présent sur la scène bruxelloise et internationale depuis plus de 40 ans.

 EXIT_LAB – ‘Experimental International Transit’ est un laboratoire de recherche, une plateforme informelle, un lieu précis à Anderlecht (EXIT_LOFT). Fondé il y a quinze ans par Pat Lugo et Marco Loprieno (membres depuis 15 ans de INaudible), il est associée à la dimension internationale de Bruxelles et à la situation particulière de transition que nous vivons. L’artivisme est le concept de référence de tous nos projets: pas de l’art pour l’art, mais la vie elle-même comme une forme d’art. Notre parcours artistique soutient et favorise la Transition vers une société durable et solidaire.

 EXIT_LAB favorise la pratique de l’improvisation dans la musique, les arts et la culture en général. Ce faisant, il préfère l’improvisation dite ‘libre’, ou plus exactement ‘ouverte’ – où la liberté n’est pas un objectif pour elle-même, ni un point de départ, mais plutôt une méthode à suivre en accompagnant le mouvement de la vie.

 

 LE FESTIVAL

 TEMPO AL TEMPO (TAT) est un festival international de musiques performances, actions sociales : concerts, vidéos, expositions, installations, ateliers, rencontres avec des artistes, promenades sonores…

 Depuis 2015, EXIT_LAB + INaudible organisent annuellement à Bruxelles le festival international TAT, partiellement financé par la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB).

 Depuis sa première édition, TAT essaye de sortir des lieux traditionnels de la culture dite d’avant-garde ou expérimentale pour atteindre un public plus large. En faisant cela, TAT a facilité la relation entre la sensibilité des artistes et la réalité du territoire où le festival a lieu (Bruxelles), considérant également le moment historique particulier que nous vivons : la mondialisation ; les flux migratoires ; la crise écologique ; la crise de la gauche progressiste ; la montée des mouvements de droite nationalistes et xénophobes…

 À partir de 2016, TAT a eu lieu le long du canal qui traverse Bruxelles et a intéressé, en particulier, les municipalités d’Anderlecht et de Molenbeek. D’où le développement du concept de «Canal Fluxus» et l’organisation des concerts et des spectacles sur le territoire des deux communes.

 Nous avons organisé des concerts, des performances et des installations dans des lieux peu orthodoxes comme le marché des Abattoirs, un salon lavoir, une zone abandonnée à Anderlecht; le restaurant social Bel Mundo, le musée La Fonderie, les quais du canal à Molenbeek; dans le centre de réhabilitation cardiaque Caesar de Pape en centre-ville à Bruxelles …

QUOI

TEMPO AL TEMPO_2018 (donner du temps à temps) est un festival international de performances musicales, d’actions sociales: concerts, vidéos, expositions, installations, ateliers, rencontres avec des artistes, promenades sonores … Né en 2015 comme évolution d’un autre festival – Sons Libérés avec plus d’une décennie d’histoire – le festival TAT en est à sa quatrième édition cette année.

Cette année, le festival s’intitule THE SOUND OF TODAY. Cela signifie que nous allons nous concentrer sur le moment présent, maintenant et là, en tenant compte également des implications sociales de ce que nous faisons.

QUAND

Du 27 au 29 septembre 2018: TAT_2018 plonge pendant trois jours artistes et audience dans un bain de sons, textes et images à Molenbeek Saint-Jean.(*)

De 16 à 26 septembre : avant le festival, des initiatives participatives seront lancées (brunchs musicaux, ateliers, balades sonores …). Objectif: promouvoir l’artivisme et l’improvisation en impliquant les artistes locaux, les associations et le public.

(*) Nous travaillons sur la possibilité de prolonger le festival d’une demi-journée pour le conclure dimanche 30 septembre avec une fête et un grand concert participatif (travaux en cours).

OÙ (travail en cours)

TAT_2018 se déroulera à Bruxelles et plus précisément à Molenbeek où diverses initiatives sont en préparation en coopération avec de nombreux acteurs locaux (institutions, associations, artistes et simples citoyens). La Maison des cultures et de la cohésion sociale de Molenbeek-Saint-Jean (MCCS) accueillera les principaux concerts, ainsi que des installations, des ateliers, etc.

Au Brass’Art Digitaal Café il y aura des petits apéro-concerts (heure du déjeuner) et une exposition. Et c’est à partir du même café que la joyeuse brigade des artistes et le public vont commencer à découvrir les sons de Molenbeek (balades sonores) impliquant différents endroits du quartier (nous travaillons à enrichir la liste).

QUI (travail en cours)

Une vingtaine d’artistes – de Belgique, Italie, Espagne, Portugal et Royaume-Uni / États-Unis- participeront à TAT_2018. Avant et pendant le festival, des rencontres et des ateliers favoriseront la collaboration entre artistes invités et artistes locaux.

TAT_2018 est organisé par EXIT_LAB et Collective INaudible avec le soutien de la FWB.

Contacts avec les media: Pat Lugo, patrizia.lugo@gmail.com, GSM +32 475 566 607

 

Screenshot_2018-09-07 tempoaltempo2018 Brussels experimental music art festival

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Festival TEMPO AL TEMPO_2018

Molenbeek, 27-28-29 septembre

« On a besoin d’un pied dans le passé et un dans le futur. »[Dizzy Gillespie, musicien de jazz américain, 1917-1993]

 

TEMPO AL TEMPO (donner du temps au temps) est un festival international de performances musicales, multimédia et d’actions sociales: concerts, vidéos, expositions, installations, ateliers, rencontres avec des artistes, promenades sonores …

 

LES ARTISTES INVITÉS: une trentaine, venant de France, d’Allemagne / Portugal, d’Italie, d’Espagne, du Royaume-Uni / USA et, bien sûr… de Belgique (beaucoup d’entre eux de Molenbeek).

 

LE CONCEPT_2018 part des mêmes prémisses qui caractérisent TEMPO AL TEMPO depuis sa première édition en 2015, pour arriver aujourd’hui à affronter un territoire particulier – Molenbeek – avec lequel nous allons essayer d’interagir au maximum.

 

Les prémisses: *S’interroger sur le TEMPS dans lequel nous vivons et, à partir de nous-même et de notre parcours humain et artistique, contrecarrer si possible un certain aplatissement sur le présent. *Sortir de la zone de confort et expérimenter. Sans peur. Se confronter à d’autres disciplines, d’autres approches, d’autres horizons … Mélanger des gens, des chemins, des médias, des sons, des images, des histoires …*Partager avec le plus grand nombre de personnes notre passion pour l’improvisation et l’expérimentation: des expressions artistiques qui, à tort, sont souvent perçues comme élitistes et ‘difficiles’ mais qui, au contraire, prédisposent à l’écoute et au respect mutuel.

 

Aujourd’hui plus que jamais, apprendre à écouter – et à écouter profondément – est fondamental. TAT_2018 entend déclencher un véritable processus d’écoute pour parvenir à une réelle compréhension de l’autre, de l’environnement qui nous entoure et, par extension, des dynamiques de plus en plus complexes du monde d’aujourd’hui.

 

« THE SOUND OF TODAY » 

Et c’est pourquoi nous avons dédié cette édition du festival à « LE SON D’AUJOURD’HUI ». Pour nous, le son est une sorte de métronome du temps. De notre temps. Il conserve intacte, si on le sait écouter, sa charge émotionnelle effacée (ou polluée) ailleurs par trop d’images, trop de mots écrits (dans les médias sociaux, dans nos smartphones, par la publicité omniprésente dans nos villes) … Le temps du son devient espace. A quoi voulons-nous dédier cet espace-temps? (nôtre espace dans le temps qui est le nôtre ?)

 

LE PROGRAMME des concerts TAT_2018, modulaire et facile à lire, propose trois pistes: une pour chaque jour du festival. Dans le premier, nous partons de nous, du moment PRÉSENT (la voix, la parole …), puis – le deuxième jour – on se lance vers l’AVENIR (l’électronique joue un rôle ici): l’expérimentation devient plus explicite, on prend des risques, on commet des erreurs peut-être … finalement on se jette dans le troisième jour où se manifeste un besoin urgent de relire le PASSÉ. ‘Gnawa’ et ‘Taranta’ se mélangent dans une performance sans précédent : merci aux artistes marocains de Molenbeek et aux musiciens venus des Pouilles. Ici, « la tradition est vivante et lutte avec nous » pour paraphraser un slogan de ‘68. Dans le sens qu’elle est loin d’être embaumée dans son ‘passé glorieux’: elle est rassurante, fournit des points d’appui pour les personnes AUJOURD’HUI désorientées; ne dédaigne pas les pas en avant vers le DEMAIN, mais reste consciente de ce qui était HIER. Le modèle parfait, bref!

 

LES LIEUX jusqu’ici impliqués (ou pour lesquels nous négocions): Maison des Cultures et de la Cohésion Sociale (concerts du soir + installations) ; Brass’Art Digitaal Café (concerts de midi + expositions) ; La Fonderie (installations, performance) ; Athénée Royal Serge Creuz (performance participative) ; [Promenade sonore du samedi 29.09 : Jardin Majorelle + Jardin de La Roue (?) + Potager urbain Groot Eiland (?) + Potager urbain ‘Les unes, les autres’ (?)]; Maison d’artistes Cheval Noir (?) ; Centre Maritime / MolemBike (?)…

 

SUIVEZ NOUS SUR LE WEB!

www.tempoaltempo.netwww.facebook.com/tempoaltempo18https://twitter.com/tempo_al_tempo

 

Organisé par : EXIT_LAB / Collectif INaudible

Soutenu par : Fédération Wallonie-Bruxelles

Contact : Pat Lugo, GSM 0475 566607 – patrizia.lugo@gmail.comwww.facebook.com/pat.lugo.7

Pat Lugo, exit_lab – TaT_2018 coordination

experimental – improvised music, 

exhibits, installations, sound walks,

social actions…

www.tempoaltempo.net

www.exit-lab.net

www.facebook.com/tempoaltempo18

https://twitter.com/tempo_al_tempo

https://soundcloud.com/tempoaltempo2016

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Festival Exhibitronic – LaBut


entête

Septembre en bref,
réservez vos places pour les 2 stages de Spatialisation
22+23 septembre sur inscription
30+31 septembre sur inscription

Coworking électroacoustique : électro’ac
Mercredi 25 septembre à LA[B]UT, venez toucher la matière sonore – inscription

Octobre 17>21, exhibitronic 8ème édition, programmation et billeterie en ligne

Vous avez été nombreux à répondre à l’OPEN CAL du festival international des arts sonores EXHIBITRONIC. Merci pour votre confiance !

Le jury 2018 est composé de Évelyne Gayou – marraine du festival,
Curtis Road – membre d’honneur,
Elisabeth Anderson, Philippe Le Goff, Line Katcho, Mario Mary, Lucile Prod’homme, Yérri-Gaspar Hummel, les CNCM Césaré et la muse en circuit,
les studios Français, éole et LA[B]UT,
les studios internationaux : université de Montréal, T.U Berlin, Musiques et Recherches.

Deux stages d’initiation à la spatialisation en septembre
Two introductory courses on spatialization in September
Où ? À 20 km de Strasbourg dans le village de Nordheim
Quoi ? Découvrez les musiques d’espace en pratiquant la spatialisation sur un orchestre de haut-parleurs avec Yérri-Gaspar et les studios LA[B]UT
Qui ? Stage accessible dès 10 ans
Comment ? Possibilité d’hébergement sur place
Combien? 200€ de participation aux frais, 50€ pour les étudiants HEAR

Ce stage s’adresse aux plasticiens, aux musiciens amateurs et professionnels. À toute personne souhaitant approfondir des champs de perception dans la musique. Que vous soyez designer, beatmaker, musicien, compositeur ou juste curieux, vous êtes bienvenues.

Contenu : pendant 3 jours nous approcherons les techniques historiques de spatialisation. Nous pratiquerons essentiellement pendant toute la durée du stage pour permettre une meilleure connaissance du cinéma pour l’oreille.
Nous écouterons des pièces historiques et vous pouvez ramener votre travail.
Le dispositif : nous travaillerons sur un système de 16 haut-parleurs

Inscription : akt@labut.xyz

 

Yerri

Intervenant : Yérri-Gaspar Hummel 

Yérri-Gaspar Hummel développe une musique en mouvement. Ses œuvres font appel à de multiples médias et sont empreintes d’une notion processionnelle dans leur déroulé.

L’étude de l’ethnomusicologie en Inde « le recule de la tradition orale Carnatic face à la globalisation», la poésie sonore, l’analyse et l’harmonie viennent compléter sa curiosité et lui donnent un regard transversal sur la culture occidentale. Il décide par ailleurs, de mettre en place des outils pour s’émanciper de manière autonome. Depuis 2011, il est le directeur artistique de l’association U.T autour de trois axes majeurs : studio LA[B]UT, un Akousmonium augmenté et le festival Exhibitronic. 

Primé d’un double diplôme franco-allemand, il étudie entre les studios de l’Institut d’Informatique Musicale de Karlsruhe, le festival KLANG, les studios Influx en Belgique, la compagnie MOTUS et le Conservatoire de Strasbourg et les nombreuses master-class de maîtres dont Robert Henke,  Lionel Marchetti, Joëlle Léandre, Benoît Delbecq. 

Yérri-Gaspar Hummel s’est notamment produit au 104 à Paris, à Darmstadt, à la biennale de Venise, à Musica et sur de nombreuses scènes et festivals en Europe. Il coopère fréquemment avec les ensembles HANATSU miroir et Accroche Note avec le projet KL4NG.

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Bienvenues à toutes et à tous
L’espace d’électro’ac-coworking LA[B]UT ouvre ses portes !
LA[B]UT electro’ac-coworking space opens its doors!

  Que vous soyez beatmaker, curieux, musiciens ou simple adepte du son, nous vous convions avec plaisir et entrain dans un partage de connaissances.
Les RDV’s pour découvrir les outils de la création musicale, DAW, matériels analogiques : synthé modulaire, synthés analogiques, bande magnétique, table de mix, mixette DJ, platine vinyle et explorer la création sonore pour enrichir vos univers musicaux et votre réseau.

  Vous serez guidés par Yérri-Gaspar Hummel sur les thématiques de création digital/analog/vintage et LIVE, Frédéric Apffel sur les prises sons et l’ingénieries.
 
  Chaque parcours peut ensuite faire l’objet d’une résidence autonome de création après validation de votre projet en commission. Nous pourrons également vous orienter vers notre réseau international pour rencontrer les studios et les artistes partenaires afin de vous propulser vers les grands chemins de la création musicale.
 
  Après validation de votre adhésion, vous aurez accès à des outils professionnels accompagnés de spécialistes dans un parcours personnalisable.
>>Adhésion<<

EXIB

Programme

LABUT

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