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Paysages sonores, chemins d’écoute, création sonoreDesartsonnants en écoute

 

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Stage création radiophonique – Phonurgia Nova – Le Webdoc : un pont entre images et sons


Le Webdoc : un pont entre images et sons

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Tout « web documentaire » mêle images et sons dans une relation le plus souvent fusionnelle qui peut se résumer ainsi : « on entend ce qu’on voit et on montre ce que l’on entend ». Or on peut aussi postuler qu’image et son puissent se délier laissant place à une narration hybride ré-évaluant la part de l’audio et celle de l’image. Comment repenser cette relation ? C’est une question que le cinéma s’est parfois posée, mais que le webdoc renouvelle en profondeur, en ouvrant sur de nouveaux modèles d’écriture, débouchant sur une forme de « photographie parlante ».Le stage en explorera les possibles en partant d’expériences concrètes de liaisons et dialogues entre les deux médias. Pratiquement, l’atelier proposera à des binômes (preneurs de sons/photographes) d’inventer de petites formes narratives s’adressant à la fois à l’œil et à l’oreille. Pour encadrer ce Workshop qui se déroulera à Arles et à Paris (deux sessions d’une semaine au choix), nous invitons deux pionniers du genre, multiprimés dans les festivals : le réalisateur sonore Mehdi Ahoudig et le photo-reporter Samuel Bollendorf. Ce stage est conventionné par l’AFDAS auprès de qui photographes et techniciens du son pourront trouver un financement. Avis aux amateurs, il reste quelques places… ! Détail du stage sur notre site www.phonurgia.org (rubrique stages)

http://phonurgianova.blog.lemonde.fr/

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FESTIVAL SONS MIRÉS À FABREZAN


♭13 Festival débranché des journées Haut-Parlantes
Fabrezan – 2, 3 et 4 Septembre 2016

 

J’adore le titre de ce festival, et sa programmation qui fait la part belle à des découvertes souvent hors sentiers battus !

 

 Accéder au programme

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EXPOSITION- MONTAGNE À L’ÉCOUTE – FERNAND DEROUSSEN, AUDIONATURALISTE


Le son des altitudes : une exposition… à écouter !

Pour cette « exposition », Fernand Deroussen, audio-naturaliste, a collecté des sons d’animaux mais aussi du vent, de l’eau… pour restituer des ambiances sauvages exceptionnelles. Une expérience sensitive à découvrir tout l’été à la maison du Parc de Vallouise, aux côtés de l’exposition photographique « La faune dans son écrin », réalisée à partir d’une sélection de clichés naturalistes des gardes-moniteurs.

Exposition sonore à la Maison du Parc de Vallouise - été 2016 © Parc national des Écrins

 

De l’hiver avec le bruit des pas dans la neige, le blizzard, on passe au printemps : les chouettes, les amphibiens (grenouilles et crapauds) puis, à basse altitude, les chants des oiseaux sédentaires qui montent en puissance, bientôt rejoints par les migrateurs de retour dans le massif…

Puis arrive l’été avec les insectes chanteurs et, bien sûr, les marmottes en altitude, puis l’automne…

Mais aussi le vent, l’orage, l’eau et d’autres éléments naturels qui font de cette expérience un voyage au coeur des milieux naturels des Ecrins.

Fernand Deroussen a fait plusieurs séjours dans le parc national des Ecrins en 2015 pour réaliser un inventaire sonore des ambiances et de la faune (près de 150 espèces d’oiseaux, batraciens, mammifères, insectes…). Ce travail a notamment pu mettre en évidence la présence d’accents locaux chez les oiseaux !

Toute ces ambiances sonores sont mises en valeur par le montage avec, comme fil conducteur, la montée en altitude tout au long de l’année.

Exposition sonore à la Maison du Parc de Vallouise - été 2016 © Parc national des Écrins
La faune dans son écrin, une exposition réalisée par le Parc national avec des clichés naturalistes de ses agents.

tétras lyre © Robert Chevalier - Parc national des Écrins   Lumière d'orage sur le massif des Aiguillons - © MG Nicolas - Parc national des Écrins
Des ambiances sauvages exceptionnelles, mises en valeur par le montage sonore.

Au total, 22 minutes d’un univers sonore à découvrir, et à savourer, confortablement installé dans un fauteuil ou une chaise longue.

A voir et écouter, tout l’été à la maison du Parc à Vallouise

L’exposition est accessible au handicap visuel. Elle a été réalisée avec le soutien de la GMF.

Durée : 22 minutes.

Réalisée par naturOphonia – L’art des sons de la nature

Le métier d’audionaturaliste selon Fernand Deroussen : www.oreilleverte.fr/audio-naturaliste (link is external)
Extraits à écouter ici : www.oreilleverte.fr (link is external)

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FLUX RIFLO N°3 MUSIQUES EXPLORATRICES


FLUX RIFLO N°3
MUSIQUES EXPLORATRICES

jeudi 29 septembre à 20:30 – 23:59 – Temple de Saillans | Drôme • France –Afficher la carte

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• ouverture des portes : 20h30
• buvette biologique sur place
• adhésion annuelle indispensable : 3 euros
• entrée : 9 euros (plein tarif) | 6 euros (*tarif réduit) | gratuit pour les moins de 12 ans
*tarif réduit = demandeurs d’emploi | étudiants | précaires | moins de 25 ans

20h30 = AMANDA GARDONE [premier solo • Drôme]
Amanda Gardone : contrebasse

La contrebassiste Amanda Gardone pratique l’improvisation ainsi que des formes plus écrites à la frontière des musiques traditionnelles et contemporaines, du jazz. Basée dans la vallée de la Drôme depuis quelques années, elle a assez naturellement intégré le Grand Chahut Collectif et a rejoint les rangs de la Cie Transe Express. Pour ce premier concert en solitaire, elle explorera le champ des possibles de son instrument en toute liberté.
« Mon jeu se nourrit d’un rapport intime au corps, à l’intériorité, au rythme, à la matière et au caractère vivant du timbre. »

21h45 = JANE RIGLER/XAVIER CHARLES/MICHEL DONEDA/ MATHIAS FORGE
Jane Rigler : flûtes | Xavier Charles : clarinette | Michel Doneda : saxophones | Mathias Forge : trombone

Ce quartette de soufflants inédit donnera un unique concert à l’occasion de la tournée européenne (seulement 3 concerts en France) de l’états-unienne Jane Rigler. Cette instrumentiste, compositrice, improvisatrice, productrice et enseignante (université de Colorado Springs) est connue pour ses extraordinaires innovations techniques sur le jeu de flûte et son vocabulaire musical unique. Couronnée de très nombreux prix, elle est amenée à collaborer régulièrement avec l’opéra contemporain, le théâtre, l’électronique interactive, la danse… Pour son escale saillansonne, elle sera entourée de 3 musiciens basés dans la Drôme et aux parcours tout aussi impressionnants. De vertigineuses fresques sonores en perspective !
Ces improvisateurs ont croisé les sons avec des artistes aussi divers que The Ex, Elvin Jones, John Zorn, Anthony Braxton, Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp, Otomo Yoshihide, Sonic Youth…

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ENCORE DU (PRESQUE) SILENCE


PAYSAGES SONORES PARTAGÉS ET ARTS SONORE, ENCORE DU SILENCE (HABITÉ)

Quelques temps après avoir terminé la lecture de l’Histoire du silence de la Renaissance à nos jours », d’Alain Corbin, que je recommande toujours vivement,  j’avais envie de commettre un nouveau billet autour du silence, et sans doute ce que j’appelle, notamment dans le paysage sonore, du silence habité.
Puis, au regard de la création sonore contemporaine, en cherche des résonances du silences et ce dans différentes média, esthétiques, époques…

Revenons pour l’instant à l’ouvrage d’Alain Corbin, que l’on qualifie souvent d’historien du sensible, notamment après la parution de « Le miasme et le jasmin » et « Les cloches de la terre », deux ouvrages qui convoquent respectivement notre nez et nos oreilles.
Ici, avec l’histoire du silence, l’auteur se place dans une posture fortement spirituelle. Des rites, des cérémonies, des lieux, des ordres, des religions… Le silence est multiple, entre cérémonial et lois.
Silence profond, indissociable du son voire du bruit, présent dans toute société, recherché ou fuit, plus ou moins « fort », parfois instrumentalisé, le silence se glisse partout, pour moult raisons, objectifs. La religion, la philosophie, les arts, la loi, certaines professions, et tant d’autres facteurs sociaux utilisent, prônent, subissent ou magnifient le, ou plutôt les silences multiples.
Silences pour méditer, adorer, communiquer, taire, transcender, ignorer, se protéger, ou protéger, écouter, fuir, haïr, apaiser, punir, contempler, partager, obéir, s’isoler, communier…
Silences individuels ou collectifs.
Silences imposés, acceptés, préconisés.
Silences profonds, ou presque, habités (les plus courants), silence de mort…
Faire faire silence, faire vœux de silence,  réduire au silence, garder le silence, l’observer…

A chacun son silence, à chaque instant, dans chaque lieu, dans chaque circonstance, nous fabriquons quantité de silence(s), mais certaines fois sans doute pas assez…

Certains lieux/paysages sont emblématiques, telles les zones de silence du désert de la Grande Chartreuse, emblématique d’un ordre monacal dans un paysage propice à l’isolement, la sérénité, la quiétude…

Le silence est aussi, au-delà d’un objet métaphysique, social, spirituel, politique, philosophique, social, un objet esthétique, sujet à créations, interprétations. Nombre d’artistes lui ont tendu l’oreille, l’on scruté, en ont chercher les contours, des images et modes de représentation…

En voici quelques uns, piochés  au hasard, ou au coup de cœur, sans idée aucune d’exhaustivité, ni de hiérarchisation…

Commençons par l’un des plus illustres représentant su son/silence, John Cage. On ne peut bien sûr échapper à LA grande référence, œuvre mythique, provocatrice, jusqueboutiste, j’ai cité 4’33’’ (de silence). Or cette extension textuelle qui lui est souvent accolée est en fait un contresens. Plutôt NO SILENCE comme dirait Cage. Plutôt une œuvre d’écoute qui nous permet d’entrer de plein-pied dans l’univers des sons. Et pour peu, comme le suggérait Cage, qu’on laisse ouverte les portes de la salle de concert…
Max Neuhaus, poussera le bouchon un peu plus loin, à la suite de son maître, pour aller marcher « dans les sons », dans ces Listen neworkais. Au lieu de laisser rentrer la musique des bruits, nous irons chercher, en silence, en marchant, ladite musique des bruits, des lieux, l’espace comme interprète et salle de concert tout à la fois. Le soundwalking est né.
Pratiquant presque au quotidien cette activité, lors de mes PAS-Parcours Audio Sensible, nous faisons silence, nous observons le silence, pour mieux écouter, pour mieux s’entendre, en reprenant ici l’approche humaniste que décrit Alain Corbin dans son livre.
Pour la petite histoire, lorsque j’ai mené des ateliers autour du soundwalking et de l’écologie sonore au Québec, un article de presse présentait mes déambulations comme des « marches silencieuses », ce que je trouvais alors assez pertinent.
d’autre part, il y a peu, à Sète, l’artiste Max Horde me qualifiait lors d’une conversation, de musicien du silence, ce qui, venant de sa part, me touchait beaucoup.
Mais revenons à John Cage. Ce dernier a également commis un ouvrage regroupant des textes de réflexions, sous le titre de Silence. Il n’est d’ailleurs pas certain que ce soit lui-même qui ai décidé de ce titre.
Or une fois de plus, nous sommes dans un silence vibrant de mille bruits, ceux qu’il aimait tant.
Par exemple, le célèbre texte-performance Nothing, traduite en français dans ce même ouvrage par « Conférence sur rien », est extrêmement disert, bavard même, presque à l’opposé du silence. Mais John Cage n’en est pas à un paradoxe près, ce qui du reste fit avancer ses recherches sur moult chemins inouïs à l’époque, nonobstant quelques concepts silencieux, ou presque.

Silence feutré.  Autre artiste conceptuel justement, écologiste social, humaniste, pacifiste, vous aurez peut-être identifier Joseph Heinrich Beuys, dont la puissance de son « œuvre totale » m’a maint fois ému, voire bouleversé.
Beuys est assez naturellement associé au silence par ses célèbres installations mettant en scène un piano emmitouflé d’un feutre, portant une croix-rouge, et parfois placé dans un espace, une pièce capitonnée de ce même feutre. Piano muselé, étouffé, ou protégé, à chacun de voir, et d’entendre. Le feutre est d’ailleurs une matière symbolique chez l’artiste qui s’en fera recouvrir, avant que d’être transporté à une galerie américaine par ambulance, refusant ainsi de mettre un pied dans un pays en guerre contre le Vietnam. Feutre qui lui sauve également la vie, avec des Tatares qui l’ont nourri de miel, enduit de graisse et recouvert de feutre pour le soigner, après qu’il se soit écrasé avec son avion de chasse durant la guerre de Crimée. Feutres qui insonorisent, qui étouffent, qui protègent qui renforcent le silence.

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Et cette énigmatique œuvre de Beuys « Das Schweigen (The Silence), 1973. », un clin d’œil justement à John Cage et à 4’33’’. Beuys, jongle entre silence et bruits, dans ses happenings où, comme tout fluxuciens qui se respecte, il détruira violemment des pianos, que d’autre part il protégera, ou fera taire, selon…

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Das Schweigen (The Silence), 1973

Pour rester dans l’art visuel, une des œuvres que je ressent comme une des plus violemment silencieuse est certainement le célèbre cri d’Édouard Munch, qui me semble figé dans une éternité d’une émission inaudible, tourmentée à l’extrême par une sorte de silence assourdissant. Cet oxymore d’Albert Camus prend ici tout son sens.

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Autre manipulateur de silence, et de bleu…. Yves Klein. En pendant à ses monochromes, Klein expérimente également des Monoton, moins célèbres que leurs versants picturaux. L’équivalent au niveau sonore, ou musical, mais qui aboutirait à un silence – présence audible.
Le silence semble décidément convoquer l’oxymore.
Il s’en explique :
« Pendant cette période de condensation, je crée vers 1947-1948 une symphonie « Monoton » dont le thème est ce que je voulais que soit ma vie. Cette symphonie d’une durée de quarante minutes (mais cela n’a pas d’importance, on va voir pourquoi) est constituée d’un seul et unique « son » continu, étiré, privé de son attaque et de sa fin, ce qui crée une sensation de vertige, d’aspiration de la sensibilité hors du temps. Cette symphonie n’existe donc pas tout en étant là, sortant de la phénoménologie du temps, parce qu’elle n’est jamais née ni morte, après existence, cependant, dans le monde de nos possibilités de perception conscientes : c’est du silence – présence audible. »

Symphonie Monoton Silence, Yves Klein. Deux mouvements, un accord tenu pendant 20 minutes suivi d’un silence de 20 minutes

 

Dans le domaine de la sculpture, j’ai été très impressionné par la rencontre in situ des Veilleurs silencieux de Christian Lapie. Le « Silence des lauzes » est constitué plusieurs groupes de sculptures noires, imposantes, un brin majestueuses, regardant sans mot dire les superbes paysages sur le sentier artistique des Lauzes, dans le parc Régional Naturel des Monts d’Ardèche. Une communion de formes, de paysages qui, pour moi en tout cas, me pousse à une écoute et un regard respectueux des lieux

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Ces sculptures dialoguent véritablement avec l’espace, les sites, encore un contresens, ou contrepoint, selon le statut que l’on donnera ici au silence.

Et puisque nous somme dans ce sentier, citons également les Oto Date d’Akio Suzuki, simples marques/empreintes de pas posées au sol, orientant la vue et l’écoute vers de larges panoramas sonores, sans mots dire, sans autre consigne que cette invitation à ouïr…

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Oto Date – akio Susuki, Sentier des Lauze (test de Desartsonnants)

Et toujours sur ce même site, le Belvédère des lichens de Gilles Clément, encore une porte – plateforme paisible, sereine, fragment de jardin planétaire, dominant un site où le paysage est au centre du regard, de la pensée, de l’écoute aussi… Et  toujours ces silences habités d’insectes, de cigales et de vents…

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Belvédère des lichen – Gilles Clément Sentier des Lauzes

Un couple d’artistes mythique, John Lenon et Yoko Ono. Eux aussi firent silence, deux minutes, moins que Cage. Ils le filmèrent, et l’enregistrèrent même sur l’album « Unfinished Music No.2: Life With The Lions ».

https://www.youtube.com/watch?v=sTQ7bmfAkNA

Ce pesant silence a été une sorte de catharsis après une difficile période de shoot, de désintoxication, d’ennuis judiciaires dus à la possession de marijuana, et d’une fausse couche de Yoko Ono.
Une douleur muette, silencieuse, une forme d’expiation lugubre et nostalgique. Le silence n’est pas toujours signe de quiétude, tant s’en faut.

Autre personnage, autre silence. Baudouin Oosterlinck est un artiste belge qui travaille depuis longtemps sur de très beaux objets d’écoutes, prothèses auditives. C’est ancien professeur de gymnastique est aussi à la recherche de silence. Au fil de milliers de kilomètres, entre autre dans les Alpes françaises, il déniche des lieux haut perchés, échappant à la rumeur des vallées, sommets en creux, abrités du vent, sans végétation et sans eau. Bref à l’abri de tout ce qui pourrait faire… du bruit. Des typologies de silences. Et si possible en dehors des couloirs aériens…
Il note, répertorie, croque, emmagasine ces paysages. Il en fait des carnets de notes,; et une très belle exposition que j’ai pu apprécier à Mons, lors du Festival City Sonic 2012, de mémoire.

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copyright © Baudouin Oosterlynck 2002

Qualités du silences de Baudouin OOsterlynck

Et puis Maurice Lemaître, artiste libertaire, lettrisme, poète,cinéaste, plasticien, qui produit une œuvre performance »Le cri du silence »(aphonistique, les bouches sont ouvertes mais aucun son ne sort).

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Et puis tant d’autres, qui ne firent, ou ne font pas de bruit, ou bien grand bruit, sans vraiment taire le silence.

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FESTIVAL « LE BRUIT DE LA MUSIQUE »


Le Bruit de la Musique

Festival d’aventures artistiques et sonores

18, 19, 20 août – Saint-Silvain-sous-Toulx (23)

 

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Il est parfois des événements dont le titre et le visuel m’attirent le regard. Le Bruit de la musique, titre Cagien s’il en fut, est de ceux-là. Alors, je vais me promener sur leur site, découvrir le programme, l’esprit, l’équipe, et me dit que ce genre d’initiative est malheureusement assez rare pour être signalée.

Du dada poésie sonore, des installation, performances, danse, ateliers d’éveil, promenades, musique de chambre, rencontres, bricolage sonore… tout ce qu’il faut pour mettre l’oreille en forme !
Le promeneur écoutant que je suis est sensible à ce type de rencontre(s), où LES écoutes qui y sont proposées trouvent une belles résonance dans ma façon de voir, et d’entendre les choses. A bon spectateur/auditeur, salut !

Coup de chapeau, coup de pouce…

 

D’ailleurs en matière de coup de pouce : http://www.proarti.fr/collect/project/le-bruit-de-la-musique-no-4/0

Présentation par le festival lui-même

« Le festival, ce sont quelques idées simples et quelques propositions : partager des moments d’écoute, mettre en présence des musiques et des artistes plus rares que les autres, inviter à cultiver le goût d’être surpris, retrouver les sensations premières et oubliées que procurent le phénomène sonore, imaginer des enjambées entre nature et culture, soulever le voile des habitudes, choisir d’être étonné par l’inconnu plutôt que d’en douter, faire l’expérience de ce qui n’est pas répété à l’envi, pratiquer par soi-même pour se rendre compte, faire l’expérience des agissements du son d’instant en instant, écouter avec ses oreilles bien plus qu’avec sa mémoire, accepter de n’avoir rien à comprendre et de ne rien reconnaître, et surtout, sourire à l’imprévisible… »

Le programme à télécharger : https://www.dropbox.com/s/e0tyfitw1hj8k53/LBDLM4_D%C3%A9pliant_2016.pdf?dl=0

Le site du festival : http://ryoanji.free.fr/lbdlm/

Association Le Bruit de la Musique

Mairie Le Bourg 23140 Saint-Silvain-sous-Toux

contact@lebruitdelamusique.org

Tél : +33 (0)7 86 09 46 49

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DE L’ART SONORE EN FRAC, ET AU-DELÀ


Arts sonores, exposez vous !

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Depuis déjà quelques années, durant lesquelles j’ai effectué et j’effectue une veille et une médiation autour des arts sonores, une curation dirons nous aujourd’hui, je constate hélas un certain ronronnement, terme qui pourrait être approprié à ce champ artistique, dans la production d’expositions, en France en tous cas.

La majorité des expositions « d’arts sonores », qui pourraient présenter une vraie diversité montrer et faire entendre un panel intéressant de la production contemporaine, est mise en place par les FRAC, ce qui du reste paraît bien normal car ces organismes jouent ici leur rôle sur le terrain.  Constituer des fonds, des collections, les diffuser de façon décentralisée, les médiatiser, soutenir une création artistique « vivante », sont en effets les missions principales des FRAC, et je me réjouis que ces derniers aient progressivement intégré la création sonore, pour en proposer parfois des expositions thématiques, comme par exemple à Troyes actuellement avec Expérience sonore.

Néanmoins, le fait que peu d’autres structures ne proposent réellement ce type d’expositions, si ce n’est le beau travail de la galerie « Le bon accueil » à Rennes, et parfois quelques échappées des écoles d’arts, fait j’ai l’impression, au fil des années, de revoir sans cesse les mêmes choses. Les FRAC défendant, et encore une fois à juste titre les artistes qu’elles « hébergent », nous voyons donc revenir régulièrement des formes de programmations récurrentes, des œuvres qui en deviennent emblématiques, et sans doute un brin systématiques. Certes, les œuvres sont souvent très intéressantes, le propos des artistes pertinent, mais au-delà, on reconnait souvent une esthétique FRAC, design épuré, art conceptuel, parfois contextuel, esthétique allant parfois plus vers la représentation du son que vers la matière sonore elle-même, mais on connait bien les difficultés de cohabitation de ce types d’œuvres et d’installations…

Bref, il me manque souvent un coup de fraîcheur, un brin de surprise, voire de folie, que je peux trouver parfois dans des manifestations comme City Sonic, y compris, régulièrement,  ça et là, dans des travaux d’étudiants (Bourges, Mulhouse, Locus Sonus…)

Je ne jette pas du tout la pierre aux FRAC qui, je le répète, font un très bon travail d’aide à la création, de diffusion, de pédagogie, mais déplore sans doute le manque de diversité, lié à une certaine forme de timidité, ou de méconnaissance, de manque de curiosité, voire de crainte face à un média qui ne se laisse pas apprivoiser si facilement que cela.. Ces constats m’amènent à dire que d’autres structures ou événements, qui pourraient un brin sortir plus librement des sentiers battus, n’entrainent finalement que peu notre écoute et notre regard vers d’autres territoires plus inouïs.

Sans doute que la création sonore, qui semble être aujourd’hui admise comme un champ esthétique en soi, ne s’est encore pas tout à fait émanciper d’un large réseau artistique pour avoir une vie propre, et que beaucoup de choses restent encore à faire, notamment dans sa diffusion.

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EXPOSITION D’ARTS SONORES « EXPÉRIENCE SONORE » À TROYES


« Expérience sonore »

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Musée d’Art moderne, Troyes | 20 mai – 28 août 2016

En partenariat avec le Centre d’Art Contemporain / Passages – unique centre d’art reconnu par le Ministère de la Culture et de la Communication en Champagne-Ardenne et installé à Troyes depuis plus de trente ans – le musée d’Art moderne accueille une sélection d’une vingtaine d’œuvres d’artistes contemporains (photographies, vidéos, installations …) des collections des trois FRAC (Fonds Régional d’Art Contemporain) de la nouvelle grande région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.

Ces œuvres dialoguent avec celles des collections du musée au sein des trois étages du bâtiment apportant ainsi une redécouverte des collections. En effet, cette exposition propose au visiteur, une dimension nouvelle, celle du son, qui vient en complément du visuel, de la contemplation habituelle, pour renouveler l’expérience de visite et la perception des œuvres et des lieux.

 

Sont exposés :

FRAC Alsace :
  Wilfrid Almendra, Philippe Lepeut, Mounir Fatmi, Miller Levy, Laurent Montaron,
  Dominique Petitgand, David Tremlett, Ziad Antar

FRAC Champagne-Ardenne :
  Saâdane Afif, Davide Balula, Céleste Boursier-Mougenot, Dexter Dalwood, Erik Dietman, Isabelle Giovacchini, Cécile Le Prado, Emmanuelle Huynh Tan Loan, Laurent Montaron, Nicolai Carsten, Émilie Pitoiset

FRAC Lorraine : 
  Sarkis

 Ce projet est né de la volonté de rapprocher deux structures culturelles troyennes, le musée d’Art moderne et le Centre d’art contemporain / Passages, afin de créer un dialogue entre l’art moderne et l’art contemporain.

Cette exposition implique également la coopération des trois Fonds régionaux d’art contemporain (FRAC) de la nouvelle région Grand-Est (Alsace, Champagne-Ardenne, Lorraine) qui ont laissé carte blanche aux structures troyennes pour réaliser une sélection d’une vingtaine d’œuvres au sein de leurs collections.

Ces œuvres, aux médiums variés, ont pour point commun d’interroger la place du son au musée tant par sa présence que par l’évocation du silence. Elles ont été choisies afin de dialoguer avec les collections du musée mais aussi pour interroger la matière même de l’art au travers des notions d’immatériel et d’éphémère.

Cette imbrication du son, du bruit, de la musique avec les arts plastiques trouvent ses sources dans l’art du XIXe siècle où se développent les notions de synesthésie (expérience fondée sur plusieurs sens) et d’art total. Du futurisme à John Cage en passant par Dada, de nombreuses avant gardes ont poursuivi cette exploration et repoussé les limites de l’art traditionnel en opposant au silence de la peinture et de la sculpture, la rumeur de la vie moderne. Cette collaboration permet ainsi de montrer la richesse d’une approche qui a marqué tout l’art du XXe siècle et qui se poursuit dans l’art actuel. Le visiteur est invité à repenser son expérience du musée, marquée par le silence et le visuel, en y ajoutant une dimension nouvelle, celle du son qui sera à découvrir au détour des trois étages des collections permanentes.

Site officiel

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COMMUNIQUE DE PRESSE – CITY SONIC 2016


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City-Sonic-2016 - Press Release - 25.07_Page_1

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CALL FOR SOUND WORKS – FOR PROCESS


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