SOUTENEZ DESARTSONNANTS


logdas

SOUTIEN DESARTSONNANTS

 Vous appréciez le blog Desartsonnants, son contenu ?

 Soutenez le, aidez le pour poursuivre plus sereinement son travail, il vous en sera très reconnaissant !

Le projet Desartsonnants

Le site, infos, réflexions, actualités, zoomsdesartsonnants Sonos//faire

Les revues d’informations, ressources, curration, partage

Création sonore et environnement

Déambulations pédestres, artistes, chercheurs, bâtisseurs en marche

Desartsonnants en actions, vers un art du paysage sonore

Espace public, projets artistiques et culturels, lieux de fabrique

Listening Art, objets, postures, dispositifs, l’écoute tous azimuts

Textes, réflexions, projetsBibliothèque Scribd Desartsonnnants

Archives – Plus de 1000 articles en ligne sur l’ancien blog Desartsonnants

Paysages sonores, chemins d’écoute, création sonoreDesartsonnants en écoute

 

DONS PICT

Publicités
Image | Publié le par | 2 commentaires

MAC Lyon – exposition Sounding new : œuvres sonores de la collection


Encore visible

8 mars – 7 juillet 2019

Inauguration jeudi 7 mars 2019

Rainforest de David Tudor
David Tudor & Composers Inside Electronics, Rainforest V (Variation 2), 2015. Photo : Blaise Adilon
Au printemps 2019, le Musée d’art contemporain de Lyon présente une exposition d’œuvres de sa collection consacrée à l’expérimentation sonore depuis les années 1960.

L’acquisition récente de Rainforest V (Variation 4), 1973-2017 de David Tudor et Composers Inside Electronics constitue le cœur de cette exposition qui permet de revenir sur la présence du son dans la collection du macLYON en réunissant des œuvres proches par l’histoire et l’esthétique.

Autour de Rainforest V (Variation 4), le Time Lag Accumulator, 1967-2003 de Terry Riley, Sound With/In, 1989 de La Monte Young, Empty Vessels, 1997 d’Alvin Lucier ou World Trade Center Recording: Winds After Hurricane Floyd, 1999-2002 de Stephen Vitiello dessinent quelques traits de la musique expérimentale américaine et explorent ses liens avec les arts plastiques.

Le macLYON propose de parcourir les univers de 17 artistes ayant expérimenté et produit des formes nouvelles en décloisonnant les disciplines – musique, arts visuels, théâtre, danse et poésie – s’éloignant des conventions artistiques et culturelles de leur époque. Nous invitons à regarder, écouter, lire, ressentir les œuvres de ces artistes qui ont marqué l’histoire de la musique et de l’art contemporain par leur audace et leur créativité.

Avec des œuvres de : Laurie Anderson, George Brecht, Philip Corner, Molly Davies, Morton Feldman, Anna Halprin, Joe Jones, Allan Kaprow, Alvin Lucier, George Maciunas, Peter Moore, Nam June Paik, Terry Riley, David Tudor, Stephen Vitiello, La Monte Young et Marian Zazeela.

Publié dans arts sonores | Tagué , , | Laisser un commentaire

XXIIe rencontres Architecture Musique, Écologie


RAME 2019

Image | Publié le par | Tagué , , , , , , , | Laisser un commentaire

Atelier EC(H)OART


Atelier EC_Page_1

Atelier EC_Page_2

Publié dans arts sonores | Tagué , , , , , | Laisser un commentaire

Chemins d’écoute – La pratique du soundwalk (promenade sonore) en écrits


24979509949_993be0bbb5_z

 

Comme vous l’avez sans doute constaté, Desartsonnants aime l’écoute en marche, au sens littéral du terme. Il la pratique régulièrement, l’explore, en cherche des déclinaisons, des modes de contextualisation. Il expérimente différentes formes de déambulations auriculaires avec d’autres artistes plasticiens, écrivains, conteurs, danseurs…, des aménageurs, des chercheurs, des écoutants de tous crins. Il use de ces chemins d’écoute sans cesse réécrits au fil des pas, pour réfléchir à nos propres postures d’écoute au quotidien, mais aussi à celles, plus extraordinaires, qui nous offrent un décalage sensoriel propre à jouir de perceptions environnementales élargies. Il questionne nos relations avec l’espace, le son, nos co-habitants/co-écoutants, la construction de paysages voire de territoires sonores partagés.

Au-delà de la (dé)marche d’écouteur public, via des approches esthétiques qui ne perdent jamais de vue une forme de militance pour la belle écoute liée à l’écologie sonore, celle que nous a fait découvrir Murray Schaeffer, une réflexion sur les motivations, les modes d’actions, d’écritures in situ, les traces, les interactions et transdisciplinarités, les médiations… constitue à la fois un prolongement et un moteur pour arpenter de nouveaux terrains d’écoute.

Pour alimenter ses propres expériences et recherches, Desartsonnants puise également dans un large vivier de textes écrits par différents artistes marcheurs écoutants, chercheurs dont il vous repose ici une sélection, car le geste de déambuler comme celui de réfléchir à la question de l’écoute, s’enrichit un peu plus encore dans le partage.

NB : La plupart de ces textes sont en anglais.

 

Liens ressources

http://monoskop.org/images/9/90/Chion_Michel_Le_promeneur_ecoutant_Essais_dacoulogie.pdf

http://www.cjc-online.ca/index.php/journal/article/view/2543/2286

http://spectrum.library.concordia.ca/6655/4/soundwalking_improvisation.pdf

http://www.matthewsansom.info/teaching/ug/ss/AE&soundwalking.pdf

https://www.academia.edu/1544436/Soundwalking_at_night

http://issuu.com/lbarbi/docs/soundwalk

http://fr.scribd.com/doc/216738593/Balades-Sonores-Carnets-de-Notes

http://fr.scribd.com/doc/212484867/Cartographie-ABIABO

http://fr.scribd.com/doc/183094282/re%CC%81sonances-urbaines

http://fr.scribd.com/doc/213514511/Drever-Soundwalking-Aural-Excursions-Into-the-Everyday

http://research.gold.ac.uk/8655/1/aia-daga13_Drever_soundwalking_paper.pdf

http://www.happynewfestival.be/uploads/docs/album_77_The_art_of_soundwalk.pdf

http://www.academia.edu/6041177/Categorization_of_Soundwalk_projects_-_abstract_from_my_masters_dissertation_for_the_programme_Music_Culture_and_Communication

http://www.andrasound.org/archive/soundwalks_andrasound.pdf

http://flrec.ifas.ufl.edu/hochmair/pubs/Soundscape_hochmair.pdf

http://cct335-w11.wikispaces.com/file/view/cardiffmillersoundwalk.pdf

http://resonancenetwork.wordpress.com/2013/04/14/the-art-of-soundwalk/

Publié dans arts sonore | Tagué , , , , , | 1 commentaire

Festival – MUSIQUE ACTION #35


thumb__1200_900_0_0_auto

SEPT JOURS

pour rêver que la création sonore constitue un espace de liberté absolue,
à suivre les arpenteurs des ultimes frontières de l’inouï,
pour célébrer l’arrivée des beaux jours,
pour que la musique soit toujours synonyme d’audace, d’inventivité et de joie,
à découvrir des univers indomptés et singuliers,
à écouter battre le pouls du monde,
à questionner la notion de rythme,
où s’effacent les frontières et se mêlent les cultures,
pour prendre le risque de l’étonnement et de l’émerveillement,

SEPT JOURS

où s’entrecroisent les influences amérindiennes de Moondog et les beats électroniques de die ANGEL,
pour se laisser emporter par le post-jazz lumineux de The Necks,
pour vibrer aux pulsations des Percussions de Strasbourg ou avec les ondes électrisantes de Tristan Perich,
pour considérer la ville sous un angle différent avec la Compagnie Ouïe-Dire,
pour se perdre avec Halory Goerger dans les méandres du cerveau de Morton Feldman,
à suivre le parcours percussif d’Anthony Laguerre,
pour s’étonner de la cinétique électronique et corporelle d’Hervé Birolini et Aurore Gruel,
à la rencontre du plus fou et du plus étonnant,
pour laisser caresser sa peau d’un vent impétueux et frais

 

SEPT JOURS DE MUSIQUE.

Lundi 6 mai 2019

19:00, CCAM, Vandœuvre
Entrée libre

> Inauguration de la 35e édition
> Vernissage de l’installation sonore In / out : The Grid d’Hervé Birolini
> Lancement du livre-CD de la Cie Ouïe/Dire

Alors que Musique Action célèbre pour la 35ème fois l’arrivée des beaux jours, ce festival est plus que jamais synonyme d’audace, d’inventivité et de joie. C’est dans cet esprit que nous vous invitons à son inauguration et à découvrir en avant-première l’installation sonore imaginée par Hervé Birolini. Nous profiterons de cette occasion pour fêter la publication d’un livre-CD qui constitue l’avant-dernière étape de la réjouissante résidence de la Compagnie Ouïe/Dire. La soirée se clôturera par un concert de Jean-Philippe Gross. Bref, il ne manque plus que vous.

Eröffnung des Festivals und der Klanginstallation In / out : The Grid

21:00, CCAM, Vandœuvre
Entrée libre, réservation conseillée

> Jean-Philippe Gross – Serge #4

Jean-Philippe Gross viendra réveiller les entrailles du synthétiseur modulaire Serge de la Muse en Circuit, un instrument rare et réputé indomptable. Nul doute qu’alors l’air crépitera et que dans nos esprits tourneront mille sons.

Jean-Philippe Gross spielt einen modularen Synthesizer namens „Serge“ von la Muse en Circuit, ein rares Musikinstrument.

Mardi 7 mai 2019

20:00, La Manufacture CDN Nancy Lorraine
Tarif A

> Halory Goerger – Four For

Un spectacle inclassable, entre théâtre et musique, qui plonge dans les imaginaires de Morton Feldman, John Cage et Eliane Radigue.

Ein einmaliges Schauspiel, das zwischen Theater und Musik schwebt, eine Reise in die Phantasiewelten von Morton Feldman, John Cage und Eliane Radigue.

Mercredi 8 mai 2019

15:00, Parc Richard Pouille, Vandœuvre
Entrée libre

> Etienne Rochefort – Vestiges

Quand une danse virtuose fait dialoguer le geste avec la musique.

Zwei von der Persönlichkeit eines jeden Tänzers inspirierte Tanzstücke stellen Gestik und Musik gegenüber.

16:30, CCAM, Vandœuvre
Tarif B

> Hervé Birolini + Aurore Gruel – Core

Core est une expérience sonore et chorégraphique qui mêle musique, danse, lumière et scénographie.

Core ist ein Klang -und Choreographie- Erlebnis, das Musik, Tanz, Licht und Szenografie vereint.

18:00, CCAM, Vandœuvre
Tarif A / Tarif spécial vandopérien (02€)

> Compagnie Ouïe/Dire – Sur le motif

Quand les artistes de la Compagnie Ouïe/Dire écoutent battre le cœur de la ville de Vandœuvre.

Seit drei Jahren machen Jean-Léon Pallandre und Marc Pichelin Aufnahmen in der Stadt Vandoeuvre. Nach ihrer Arbeit schließen sie ihr Projekt „Vagabondages“ mit der Erfindung einer neuen Darstellungsform, die das aufgenommene Material neu wiedergibt.

20:00, La Manufacture CDN Nancy Lorraine
Tarif A

> Halory Goerger – Four For

Un spectacle inclassable, entre théâtre et musique, qui plonge dans les imaginaires de Morton Feldman, John Cage et Eliane Radigue.

Ein einmaliges Schauspiel, das zwischen Theater und Musik schwebt, eine Reise in die Phantasiewelten von Morton Feldman, John Cage und Eliane Radigue.

Jeudi 9 mai 2019

19:00, La Manufacture CDN Nancy Lorraine
Tarif A

> Halory Goerger – Four For

Un spectacle inclassable, entre théâtre et musique, qui plonge dans les imaginaires de Morton Feldman, John Cage et Eliane Radigue.

Ein einmaliges Schauspiel, das zwischen Theater und Musik schwebt, eine Reise in die Phantasiewelten von Morton Feldman, John Cage und Eliane Radigue.

20:30, CCAM, Vandœuvre
Tarif A / Tarif spécial vandopérien (02€)

> Compagnie Ouïe/Dire – Sur le motif

Quand les artistes de la Compagnie Ouïe/Dire écoutent battre le cœur de la ville de Vandœuvre.

Seit drei Jahren machen Jean-Léon Pallandre und Marc Pichelin Aufnahmen in der Stadt Vandoeuvre. Nach ihrer Arbeit schließen sie ihr Projekt „Vagabondages“ mit der Erfindung einer neuen Darstellungsform, die das aufgenommene Material neu wiedergibt.

Vendredi 10 mai 2019

19:00, CCAM, Vandœuvre
Entrée libre

> Café Guillaume

La musique est un sujet de discussions presqu’inépuisable. Guillaume Kosmicki, conférencier en musicologie, conduit les débats dans un cadre convivial, où chacun pourra exprimer son point de vue, ses attentes et ses ressentis.

Musik ist ein quasi unerschöpfliches Thema für Diskussionen. Guillaume Kosmicki, Referent für Musikwissenschaft, moderiert die Debatten in einer freundlichen Atmosphäre.

20:00, CCAM, Vandœuvre
Tarif A

> ensemble 0 + Moondog – Elpmas

L’Ensemble 0 revisite avec brio Elpmas, l’œuvre électronique que Moondog avait enregistré en 1992. Une expérience poétique lumineuse.

Das 0-ensemble interpretiert hier mit Bravour das Werk der elektronischen Musik neu, das Moondog 1992 mit Andy TOMA aufgenommen hatte. Ein erhellendes und poetisches Erlebnis.

> Tony Buck + Michiyo Yagi

La rencontre au sommet entre le batteur virtuose de The Necks et la volcanique joueuse de koto Michiyo Yagi.

Das Gipfeltreffen zwischen dem virtuosen Schlagzeuger von The Necks und der temperamentvollen Kotospielerin Michiyo Yagi.

> Iki : Anthony Laguerre + Isabelle Duthoit

Une vocaliste surnaturelle et un batteur aussi puissant que raffiné, pour une performance en permanence au bord de la rupture.

Eine außerordentliche Vokalistin und ein sowohl raffinierter als auch kraftvoller Schlagzeuger performieren zusammen am Rand des Kraters.

Samedi 11 mai 2019

11:00, MJC Lillebonne, Nancy
Entrée libre

> Les chroniques de Revue & Corrigée

Au fil des éditions, il s’inscrit dans la tradition de Musique Action que les chroniqueurs de Revue & Corrigée viennent partager leur enthousiasme pour les démarches de création sonore les plus audacieuses. Avec sa personnalité et sa sensibilité, chacun raconte ce qui l’émeut et pratique l’art singulier de la chronique live.

Die musikalischen Begeisterungen der Chronisten der Zeitschrift „Revue & Corrigée“

12:00, MJC Lillebonne, Nancy
Entrée libre

> Lê Quan Ninh + Camille Émaille

Lê Quan Ninh et Camille Émaille joueront des pièces d’Alvin Lucier, de Gérard Grisey et d’Hugo Morales.

Lê Quan Ninh und Camille Emaille spielen Stücke von Alvin Lucier, Gérard Grisey und Hugo Morales.

16:00, Médiathèque Jules Verne, Vandœuvre
Entrée libre

ensemble 0 – Pièces pour percussions

Un concert pour percussions non conventionnelles, du pot de fleur au verre de vin.

Ein Konzert für ungewöhnliche Perkussionen, vom Blumentopf zum Weinglas.

17:30, CCAM, Vandœuvre
Tarif B

> Anthony Laguerre + Marie Cambois + Phil Colin – Membranes

Une pièce chorégraphique et sonore inspirée par Une femme sous influence de John Cassavetes.

Der Film „Eine Frau unter Einfluss“ von John Cassavetes hat dieses Klang -und Tanz- Stück inspiriert.

19:00, CCAM, Vandœuvre
Entrée libre

> Café Guillaume

La musique est un sujet de discussions presqu’inépuisable. Guillaume Kosmicki, conférencier en musicologie, conduit les débats dans un cadre convivial, où chacun pourra exprimer son point de vue, ses attentes et ses ressentis.

Musik ist ein quasi unerschöpfliches Thema für Diskussionen. Guillaume Kosmicki, Referent für Musikwissenschaft, moderiert die Debatten in einer freundlichen Atmosphäre.

20:00, CCAM, Vandœuvre
Tarif A

> The Necks

Un concert de The Necks, formidable trio australien, constitue une expérience rare et hors du temps, une quête d’une intelligence et d’une intégrité sans failles.

Ein Konzert von The Necks, einem wunderbaren Trio aus Australien, mit Chris Abrahams, Tony Buck und Lloyd Swanton, ist ein rares und zeitloses Erlebnis und eine Suche von unfehlbarer Intelligenz und reiner Ehrlichkeit.

> ensemble 0 + Eklekto + Tristan Perich – Open field

Une pièce pour trois vibraphones et sons électroniques composée par Tristan Perich, jeune créateur iconoclaste.

Eklekto und das ensemble 0 spielen Open field, ein Stück mit drei Vibraphonen und elektrischen Tönen von dem jungen Komponisten Tristan Perich, der neue Musikobjekte aus integrierten Schaltkreisen erfunden hat.

> die ANGEL – Entropien I

Ilpo Väisänen et Schneider TM rendent hommage à Mika Vainio de PAN SONIC avec une musique électronique et électrique d’une remarquable puissance sonique.

Ilpo Väisänen und Dirk Dresselhaus alias Schneider TM ehren hier Mika Vainio mit einer elektronischen und elektrischen Musik von einer bemerkenswerten klanglichen Macht.

À noter :
VENTE DE DISQUES
Le disquaire Rhizome proposera une vente de disques les 10 et 11 mai au CCAM.

Dimanche 12 mai 2019

11:00, MJC Lillebonne, Nancy
Entrée libre

> Les chroniques de Revue & Corrigée

Au fil des éditions, il s’inscrit dans la tradition de Musique Action que les chroniqueurs de Revue & Corrigée viennent partager leur enthousiasme pour les démarches de création sonore les plus audacieuses. Avec sa personnalité et sa sensibilité, chacun raconte ce qui l’émeut et pratique l’art singulier de la chronique live.

Die musikalischen Begeisterungen der Chronisten der Zeitschrift „Revue & Corrigée“

12:00, MJC Lillebonne, Nancy
Entrée libre

> Françoise Klein + Patrice Masson + Marc Pichelin – Les vies silencieuses #1

Laboratoire expérimental où se joue la rencontre du son, de la parole et du vin. Une performance forcément hallucinée.

Eine poetische und klangliche Performance, die einen selbstverständlich fesselt.

13:30, MJC Lillebonne, Nancy
Entrée libre

> Café Guillaume

La musique est un sujet de discussions presqu’inépuisable. Guillaume Kosmicki, conférencier en musicologie, conduit les débats dans un cadre convivial, où chacun pourra exprimer son point de vue, ses attentes et ses ressentis.

Musik ist ein quasi unerschöpfliches Thema für Diskussionen. Guillaume Kosmicki, Referent für Musikwissenschaft, moderiert die Debatten in einer freundlichen Atmosphäre.

15:30, Salle Poirel (Galerie), Nancy
Entrée libre sur présentation du billet pour le concert des Percussions de Strasbourg

> Anthony Laguerre – Myotis

Anthony Laguerre va puiser dans son imaginaire pour en extraire une musique rageuse et puissante.

Der Schlagzeuger Anthony Laguerre schöpft aus seiner Phantasie, um eine tobende und mächtige Musik zu erfinden.

16:30, Salle Poirel, Nancy
Tarif A

> Les Percussions de Strasbourg + Iannis Xenakis + Stéphane Magnin – Pléiades + Whiplash

Un des plus prestigieux ensembles pour percussions au monde interprète Pléiades, une des plus belles pièces écrites par Iannis Xenakis, et Whiplash, une surprenante composition de Stéphane Magnin.

Eines der weltweit renommierten Ensembles für Perkussionen interpretiert Pléiades, eines der schönsten Stücke Iannis Xenakis, und Whiplash, eine überraschende Komposition von Stéphane Magnin.

19:00, CCAM, Vandœuvre
Tarif B

> Hervé Birolini + Aurore Gruel + Louis-Michel Marion + Michel Deltruc – Exartikulations

À partir de la transcription graphique d’une partition de Ligeti, Hervé Birolini et Aurore Gruel ont imaginé un dispositif où le geste dansé devient musique et lumière.

Nach der graphischen Transkribierung einer Partitur von György Ligeti haben Hervé Birolini und Aurore Gruel eine Installation konzipiert, wo tanzende Geste zum Musik -und Tanz- Erlebnis wird.

Programme PDF : http://www.centremalraux.com/storage/app/media/uploaded-files/ma35_prog_03_web.pdf

Publié dans arts sonores | Tagué , , , , , | Laisser un commentaire

Phonurgia nova awards / Appel à œuvres – call for works


1907439_289488067906156_3520537420206901175_n

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 15 juillet minuit pour les « phonurgia nova awards 2019 ». Lancés à Arles en 1986, accueillis depuis 2016 par la BnF, ces Prix encouragent l’exploration du sonore comme média du réel et de l’imaginaire sous les formes les plus libres (fiction, documentaire, art sonore) en récompensant les auteurs qui font de l’espace radiophonique et du web un terrain d’écriture et d’invention. Cette année encore 5 prix et 4 résidences seront accordés par un jury international aux oeuvres et projets les plus enthousiasmants, quelle que soit leur provenance (radios publiques ou privées, auteurs indépendants, collectifs, éditeurs de podcasts, etc)

IT IS ESSENTIAL TO OPEN UP CREATIVE, IMAGINATIVE SPACES FOR SOUND. AND TO ENCOURAGE PEOPLE TO LISTEN.
You are a field recordist, author of radio fictions or documentaries, audio art works, soundwalks, Hörspiel, podcasts… inventor of digital forms which involve the narrative plasticity of sounds? These Prizes are conceived for you. If they are selected, your works will be play at the Bibliothèque Nationale de France during this 24th edition of Phonurgia Nova Awards.
You can submit :
1) finalized productions (eligible at the various Prizes)
2) not finalized projects: models and scenarios (eligible for the benefit of Residences)
Since the beginning in 1986, the « Phonurgia Nova Awards » are a resonance space for innovative artistic work with sound. Ars Acustica, sound art, audio art, digital radio art, sound poetry, phonography, field recording… Above and beyond all of the various stylistic concepts, the jury expect predominantly « radiophonic » works, i.e. works that obey the narrative laws of radio (even if the pieces are not told with words but with sound).

Lien pour participer : http://phonurgia.fr/concours/

Publié dans arts sonores | Tagué , , , , , | Laisser un commentaire

Festival – Et pendant ce temps les avions – Saillans (26)


Un festival que j’adore ! Le lieu est superbe, la programmation étonnante, l’équipe on ne peut plus sympa !

Courrez-y, c’est très bientôt !

etpendantcetempslesavions-2019-web_Page_1

Le programme à télécharger ICI

Publié dans arts sonores | Tagué , , , , | Laisser un commentaire

Carte Blanche : Exposition Sons de la Nature – Apo33 à Nantes


57133881_2166009716770020_7869290159777251328_n

Les sons de la nature, une nouvelle écoute des plantes et des arbres.

La nature c’est l’ensemble de la réalité matérielle considérée comme indépendante de l’activité et de l’histoire humaines. Le son est la sensation auditive produite sur l’organe de l’ouïe par la vibration périodique d’une onde matérielle propagée dans un milieu élastique, en particulier dans l’air. Au delà des définitions qui permettent de se situer dans la relation entre milieu, réalité matérielle et les conivences qui peuvent s’y établir, il y a aussi un rapport à l’écoute de notre éco-système en disparition. De plus en plus d’oiseaux s’éteignent de nos campagnes, la diversité des insectes se raréfie, de nombreuses espéces d’animaux sont en extinction mais aussi l’action de l’Homme sur l’ensemble de notre planéte à tendance à détruire la multiplicité des forêts, des zones humides et des jungles au profit de plus de construction, d’exploitation à outrance de la terre pour des formes d’agriculture toujours plus intensive et destructrice. Alors, écouter la diversité de ces matérialités autre que celle de l’activité humaine avant qu’elle ne soit totalement anéantis devient d’une importance actuelle. Cette exposition n’a pas la prétention de résoudre le problème profond du mal-être humain et de la violence que nous exerçons sur notre environnement proche, il s’agit plutôt d’inviter des artistes à proposer un regard, une écoute sur cet environnement qui nous mette en correspondance avec ce milieu.

– Cendrine Robelin
Connexions ; installation cyclique / Version pour 4 vidéoprojecteurs et 8 enceintes.

Au coeur de la forêt, mon intuition me guide. J’écoute la vibration de l’instant présent dans le murmure des arbres. Je regarde les mouvements entre les êtres, végétaux, animaux et minéraux, le temps de se mettre au diapason. Regardons la coopération entre le plus petit et le gigantesque, aux frontières de l’invisible, faisons des connexions.

Connexions est une installation cathartique, une invitation à déplacer son point de vue et à regarder avec un oeil nouveau notre écosystème. L’installation est aujourd’hui modulable, elle cherche sa forme dans le cycle des saisons. Le spectateur devient l’élément humain de cette expérience, amené à repositionner sa place dans le monde, immergé dans la mutation cyclique de son environnement.

Terrain actuel : Forêt de Brocéliande / Station Biologique de Paimpont

Avec le soutien d’Au Bout du Plongeoir

Début de l’immersion sur le terrain : avril 2018
http://cendrinerobelin.com

 

– Solar Return
Solar Return est un ensemble à géométrie variable, composé du duo Jenny Pickett & Julien Ottavi. Le corps de leur musique se base sur la génération de fréquences et sur l’interpolation de multiples oscillateurs numériques et de synthétiseurs modulaires analogiques. Solar Return propose une musique électrique et noise improvisée.
Les phénomènes électromagnétiques sont le point de départ de leurs créations audio. Ils ont produit différentes partitions pour deux synthétiseurs audio / oscillateurs / électronique DIY etc … qui reflètent les modèles et les événements électromagnétiques tels que les éruptions solaires et la fin du mât de téléphone mobile en ville ainsi que le monde audio insondable des appareils de cuisine. À travers leurs performances, le duo se faufile dans le monde de la fréquence, statique et sonore comme une expérience physique.

grrraaö orrgrrùa hmmmrrêeh

(Les langues des arbres)

Depuis plusieurs années les artistes de Solar Return cherchent à percer le langage des arbres. Ils ont enregistrés des arbres sur plusieurs continents et on constitué une librairie avec laquelle ils mélent des sons gutturaux qu’ils réalisent avec leur voix. Sur une base de borborythmes et de sons de gorge inspirés du son des arbres enregistrés, ces voix de bois créent un espace de discussion, poésie sonore détourné de l’écoute intime des arbres.

Le noyau, la structure interne de ces arbres anciens amplifiées devient sonorités craquantes à travers leur fragile bout des doigts sur lesquels nous attachons des micro-contacts. Quand on écoute ces arbres, nous avons l’impressions d’accéder à des centaines de secrets et d’histoire cachés au sein même des feuilles bruissantes et des profonds grognements provenant de leur tronc. Les arbres nous parlent, il nous faut juste les écouter.

– Fryderyk Expert

“Les Plantes sont parcourues par d’infimes impulsions électriques du même ordre que le système nerveux d’un être humain. Des racines jusqu’aux feuilles ces informations circulent et permettent aux plantes d’assimiler des nutriments présents dans le sol, ou encore de s’orienter vers le soleil. Ces impulsions électriques sont ici captées à titre d’expérimentation sonore. Chaque plante ici présente contrôle « joue » un synthétiseur via des variations de notes assignées aux variations d’impulsions électriques. Les plantes vivent à un rythme plus lent que le nôtre.
Les variations d’impulsions électriques qui les parcourent sont alors très progressives.”

Magz Hall

Magz Hall est un artiste sonore et radiophonique dont les œuvres sont exposées au Yorkshire Sculpture Park, au British Museum, à la Tate Britain, au Sainsbury Center, à la Whitechapel Gallery, au Barbican, V et A, aux Arts visuels Jerwood, au MACBA Barcelone, au Danemark, en Italie, en Allemagne, en Norvège, au Maroc, au Canada et aux Etats-Unis. Tree Radio at YSP a été finaliste du British Composer Award dans Sonic Art 2016 et a été sélectionnée pour l’exposition Jerwood Open Forest. Magz dirige Radio Arts après avoir sélectionné des œuvres pour exposition, diffusion et animation de nombreux ateliers pratiques avec le public dans des espaces artistiques. Une grande partie de son travail sonore est consacrée à l’avenir spéculatif de la FM, inspirée par 100 ans de pratique artistique radiophonique internationale, s’inspirant de son doctorat basé sur la pratique intitulé “Radio après radio : redéfinir l’art radiophonique à la lumière des nouvelles technologies par le biais d’une pratique élargie” à UAL.

Transmission Spores Magz Hall 2017 Technique mixte

Dans la mythologie nordique, Yggdrasil était un énorme frêne qui abritait toute la vie dans l’univers, signe de sa puissance et de sa résilience. Au cours des dix dernières années, un frêne a propagé à chaque endroit du jardin des artistes comme une herbe virile, elle compare sa résistance à la radio, qui a déjà survécu à la vidéo et à l’Ipod. L’artiste pense que son expérience personnelle du frêne met en évidence le fait que celui-ci ne disparaîtra peut-être pas comme le craignaient d’abord les experts. Ce point de vue est reflété dans les rapports sur le champignon mortel.

Cette œuvre reprend la poésie réalisée lors d’un atelier de poésie sur Ash Ash, transformant les descriptions scientifiques de la propagation de la maladie en une composition ressemblant à une radio, reflétant ses interactions avec les cendres, et transmise du tronc d’un arbre infecté pour être ensuite diffusée en FM Galerie.

«Les écologistes savent que le monde naturel est résilient. Au Danemark, entre 1% et 2% des frênes montrent des signes d’immunité face à la maladie. ”

Le travail a été commandé dans le cadre de l’exposition itinérante Ash Archive

http://www.theashproject.org.uk/the-ash-archive/

Vernissage de l’exposition à 18h30 le samedi 27 avril à la Plateforme Intermédia, 4 Boulevard Léon Bureau.

Entrée libre du jeudi au samedi de 16h30 à 19h30.

________________________________________________

The sounds of nature, a new listening of plants and trees.

– Cendrine Robelin
Connections cyclic installation / Version for 4 video projectors and 8 speakers.

In the heart of the forest, my intuition guides me. I listen to the vibration of the moment in the murmur of trees. I watch the movements between beings, plants, animals and minerals, the time to be in tune. Watch the cooperation between the smallest and the gigantic, At the borders of the invisible, Make connections.

Connections is a cathartic installation, an invitation to move one’s point of view and to look with new eyes on our ecosystem. The installation is now flexible, it seeks its shape in the cycle of the seasons. The spectator becomes the human element of this experience, repositioned his character in the world, immersed in the cyclical mutation of his environment.

Current field: Brocéliande Forest / Paimpont Biological Station

With the support of Au Bout du Plongeoir

Beginning of the immersion in the field: April 2018

http://cendrinerobelin.com

– Solar Return
Solar Return is a set with variable geometry, composed of the duo Jenny Pickett & Julien Ottavi. The body of their music is based on the generation of frequencies and the interpolation of multiple digital oscillators and analog modular synthesizers. Solar Return proposes an electric music and improvised noise.
Electromagnetic phenomena are the starting point of their audio creations. They produced different scores for two audio synthesizers / oscillators / DIY electronics etc … that reflect electromagnetic models and events such as solar flares and the end of the mobile phone mast in town as well as the unfathomable audio world of kitchen appliances. Through their performances, the duo sneaks into the world of frequency, static and sound like a physical experience.

– Fryderyk Expert
“Plants are traversed by minute electrical impulses of the same order as the nervous system of a human being. From the roots to the leaves this information circulates and allow plants to assimilate nutrients present in the soil, or to move towards the sun. These electrical pulses are here captured as sound experimentation. Each plant here presents control “plays” a synthesizer via note variations assigned to variations in electrical impulses. Plants live at a slower pace than ours. The variations of electrical impulses that run through them are then very progressive. ”

– Magz Hall
Magz Hall is a sound and radio artist whose exhibited at Yorkshire Sculpture Park, British Museum, Tate Britain, The Sainsbury Centre, Whitechapel Gallery, Barbican, V and A, Jerwood Visual Arts, MACBA Barcelona, Denmark, Italy, Germany, Norway, Morocco, Canada and the USA and broadcast internationally. Tree Radio at YSP was a finalist for British Composer Award in Sonic Art 2016 and was selected for the Jerwood Open Forest exhibition. Magz heads Radio Arts having curated works for exhibition, broadcast, and led numerous hands on workshops with the public in arts spaces. Much of her sound-based work is concerned with speculative futures of FM, inspired by 100 years of international radio art practice, drawing on her practice-based PhD ‘Radio After Radio: Redefining radio art in light of new media technology through expanded practice’ at UAL.

Transmission Spores Magz Hall 2017 Mixed Media

In Norse mythology, Yggdrasil was an enormous ash tree that harboured all the life in the universe a signifier of its power and resilience. For the last ten years an Ash tree has propagated every available spot in the artists garden like a virile weed, she likens its resilience to radio which has already outlived video and the ipod. The artist believes her personal experience of the Ash tree highlights that it may not completely disappear as first feared by experts and this view is reflected in reports concerning the deadly fungus.

This work takes poetry made during a poetry workshop on Ash die back, turning scientific descriptions of how the disease spreads, into a spore like radio composition reflecting her interactions with ash, and transmitted from the trunk of an infected tree for broadcast on FM into the gallery.

“Ecologists know that the natural world is resilient. Between 1% and 2% of ash trees in Denmark are showing signs of immunity from the disease.”

The work was commissioned as part of the touring Ash Archive Exhibition

http://www.theashproject.org.uk/the-ash-archive/

Opening of the exhibition at 6.30pm on Saturday, April 27 at the Intermédia Platform, 4 Boulevard Léon Bureau.

Free admission from Thursday to Saturday from 16:30 to 19:30.

 

Apo33 Plateforme Intermédia 4 Boulevard Léon Bureau 44200 Nantes

Vernissage samedi 27 à 18H30

 
Publié dans arts sonores | Tagué , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Parcs et jardins en écoute, Points d’ouïe pour l’oreille (ou)verte


POINTS D'OUÏE, PAYSAGES SONORES PARTAGÉS

parcs-jardins2

Sans doute de par mes premières amours et études, mêlant le paysage (au sens d’aménagements paysagers, ou du paysagisme), et la musique, les sons, je traverse aujourd’hui, dans mes explorations urbaines, mais aussi hors cités, de nombreux parcs et jardins. Lieux que j’apprécie énormément, comme espaces de calme, de biodiversité, de promenades, d’explorations sensibles, de ressourcements, de rencontres, d’expérimentations sonores…

Souvent, ce sont de petits, ou grands oasis urbains, au niveau acoustique en tous cas, terrains privilégiant des échanges où la parole et l’écoute peuvent se déployer sans efforts, lieux de ressourcements apaisants, contrepoints à une densité urbaine parfois frénétique. Des lieux que je qualifie parfois de ZADs (Zones Acoustiques à Défendre).

Je réfléchis, depuis déjà quelques années, à bâtir une thématique liée aux paysages sonores, dans un sens géographique et sensible du terme, s’appuyant essentiellement sur l’arpentage auriculaire, mais aussi pluri-sensorielle, de parcs, jardins, promenades urbaines, coulées vertes…

Voir l’article original 652 mots de plus

Publié dans acousmatique | Laisser un commentaire

Traduction française – Times Square Un travail sonore de Max Neuhaus à New York – Ulrich Loock


open_no09_loock_08_nyc

Times Square
Un travail sonore de Max Neuhaus à New York
Ulrich Loock

L’œuvre sonore de Max Neuhaus a été installée pour la première fois à Times Square en 1977. Elle a cessé de fonctionner en 1992. En 2002, la Dia Art Foundation a remise en état cette œuvre d’art et l’a incluse dans sa collection. Ulrich Loock analyse le travail et décrit comment l’artiste fait le distinguo entre la matière sonore et sa dimension temporelle. Sans que l’installation soit véritablement présent ni visuellement ni matériellement, Neuhaus crée ce qu’il appelle une expérience, une mise en situation individuelle et authentique du lieu.

Le scandale qui a abouti au retrait de « Tilted Arc » de Richard Serra de la place Fédérale à New-York diffère d’un certain nombre d’autres incidents comparables sur essentiellement deux points.
Rarement des moyens apparemment démocratiques n’avaient été été appliqués aussi rapidement pour un acte de ce que Benjamin Buchloh a qualifié de «vandalisme d’État», afin de littéralement détruire une œuvre d’art publique. Cet acte de vandalisme a été dirigé contre une sculpture qui pourtant incarne, comme peu d’autres, la contradiction entre la revendication d’autonomie dans l’art moderne et son intégration dans l’espace public. La sculpture de Serra est une œuvre abstraite, dont la forme et l’emplacement répondent à des données spatiales et architectoniques de la place fédérale et créent des situations singulières dans la perception de l’espace. En opposition intransigeante à la domination de l’espace public par le spectacle de l’architecture et des médias, Serra revendique avec son travail la possibilité d’une expérience esthétique directement lié de l’espace, qu’il considère comme la prérogative d’un art qui ne ferait appel à aucune justification en dehors de lui-même.

Comme Le note clairement Neuhaus: «Après la création de la pièce, l’espace sera appréhendé avant tout en fonction de la sculpture ». Il exprime quelque chose d’implacable et d’exclusif par sa revendication esthétique quand il dit que, en créant « Tilted Arc », « j’ai trouvé un moyen de disloquer ou de modifier la fonction décorative de la place et d’intégrer activement les gens dans le contexte de l’œuvre ». Le potentiel expérimental convoqué par cette dislocation est la condition préalable à la possibilité d’une mise en situation spatiale unique. L’expérience vécue, par la présence de la sculpture en acier découpant la place, est une chose à laquelle les utilisateurs de l’espace urbain ne peuvent échapper. Pour ceux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas se conformer à l’injonction spatiale de la sculpture, cela devient vite un obstacle monumental. Ainsi, la proposition artistique de résistance par la suppression de libertés individuelles est contrebalancée par l’accaparation de la place via le geste esthétique et individualiste de Richard Serra. Surmonter cette contradiction n’est pas son objectif.

Tout comme la volonté contradictoire de s’opposer à l’expérience d’une aliénation de l’espace public sous la forme d’un obstacle inévitable ne peut difficilement être invoquée pour justifier la destruction de l’œuvre de Richard Serra, il en va de même pour un caractère essentiel du travail de Max Neuhaus, d’éviter les attaques teintées de populisme. L’aversion pour l’art contemporain dans les espaces publics. Cependant,le travail de Neuhaus peut être considéré comme un moyen de résoudre certaines des contradictions révélées par « Tilted Arc ». En ce qui concerne la complexité de la perception, sa différence entre l’expérience totale de l’espace urbain, la taille même de l’œuvre et l’importance géographique de son site, l’œuvre sonore de Neuhaus à Times Square peut se distinguer à l’instar la sculpture de Serra. C’est pourtant une œuvre dont la matière est uniquement sonore. C’est un travail sans matérialisation visible ou tangible. Il est construit de telle sorte qu’il incombe à chaque passant d’y prêter attention ou non. Ceux qui choisissent de ne pas le faire ne sont pas dérangés par le travail.

Changement de paradigme

Max Neuhaus a commencé sa carrière artistique fin des années 50 en tant que percussionniste, avant de composer ses propres œuvres, ancrées dans des pratiques contemporaines visant à défaire la séparation trop enfermante du compositeur et de l’interprète. Il s’est ensuite intéressé à des concepts contemporains, qui élargissaient la pratique musicale pour inclure, par une sorte de renversement, ce qui avait été auparavant rejeté, afin de parvenir à une définition plus large de la musique: la « musique des sons/bruits ». Ceci nous rappelle le mouvement bruitiste des futuristes italiens, mais aussi la convocation du silence, dans 4’33 ‘par exemple, de John Cage. Ainsi, si les approches musicales étaient au départ centrales pour Max Neuhaus, des œuvres telles que Times Square et d’autres antérieures et postérieures, marquent une sorte de rupture radicale avec la pensée musicale »classique ». Neuhaus décrit ce changement de paradigme en formulant une notion fondamentale pour l’art sonore – «celle de supprimer le son du temps pour le placer dans l’espace». Ce changement de paradigme rend évident le fait de considérer la sculpture comme point de référence dans son travail, car la sculpture est le support d’une pratique artistique qui crée ou modifient les conditions de la perception spécifiques à un lieu. Cependant, seules les formes les plus avancées de la sculpture de la fin des années 1960, évoquées par Rosalind Krauss dans son essai «La sculpture dans l’espace élargi», pourraient être considérées ici comme une référence.

Rosalind Krauss écrit: «Dans l’époque postmoderne, la pratique n’est plus seulement définie et cadrée par un médium donné – la sculpture par exemple -, mais plutôt par rapport à de nouvelles logiques sur un ensemble de champs culturels, dans lesquels tout média – photographie, livre,lignes tracés sur des murs, miroirs, ou la sculpture elle-même – peuvent être utilisés. Ainsi, le champ artistique fournit à la fois un ensemble d’outils étendu, mais ouvre à des pratiques pouvant être explorées par nombre d’artistes , via un mode de travail non hyper-contraint par l’utilisation d’un média spécifique. En ce qui concerne l’oeuvre de Max Neuhaus, ces conditions présentent un intérêt dans lequel le geste artistique est lié d’une part au paysage, et d’autre par à l’architecture, deux domaines traditionnellement relativement ignorés de la «sculpture», dans une définition « classique » et non équivoque de ce champ. Dans la suite de cet article, je vais décrire la construction d’un espace sonore parmi les œuvres emblématiques de Max Neuhaus. Cependant, je voudrais d’emblée que nous gardions à l’esprit l’importance du fait qu’il n’a utilisé que du son, sans aucun autre matériau pour cette œuvre in situ. Le son est-il alors un nouveau matériau envisageable comme média sculptural autonome, dans une pratique sculpturale ou plutôt non sculpturale, dans une approche élargie, ou propose t-il une rupture importante, celle d’être face à une œuvre sensuellement perceptible, mais sans être véritablement un objet tangible? Ce n’est sans doute pas une pure coïncidence si les divers matériaux énumérés par Krauss sont tous des matériaux et objets visuels et tangibles, quelque part rassurants.

Traffic Island

Le lieu choisi pour ce travail de Max Neuhaus, à Times Square, est une zone a priori délaissée, située vers Broadway,la 7ème avenue et entre les 45ème et 46ème rues; une ilot de circulation déserté, à la limite nord d’une place qui est par ailleurs très utilisée et circulée. En 1977, lors de la première installation de l’œuvre par Neuhaus, celle-ci n’était pas le fait d’une commande. L’artiste avait découvert par lui-même cet étrange espace et, conscient de son potentiel, avait demandé à la New York Transit Authority l’autorisation d’utiliser les conduites de ventilation du métro, situées sous l’îlot routier pour installer le dispositif technique de son œuvre. Afin de financer ce travail, Neuhaus avait fondé sa propre organisation à but non lucratif, Hear, grâce à laquelle il a pu solliciter des fonds de la Fondation Rockefeller, de la « National Endowment for the Arts and private donors ». Son installation sonore initiale a fonctionné sans interruption durant quinze années, jusqu’à ce que Max Neuhaus la mette lui-même hors-service en 1992, pour argumenter plus fortement sa demande qu’un établissement had-oc prenne en charge la maintenance de l’installation à Times Square. Dix ans plus tard, une telle institution a été créée: la Dia Art Foundation. L’œuvre a ainsi été intégrée dans la collection de la Fondation Dia, début 2002. Une nouvelle technologie plus moderne et réactive a été conçue pour générer et diffuser le son. Plus encore, le dispositif électronique initial a été converti en processus numérique et ré-écrit en conséquence. Cela signifie par exemple qu’un son, même le plus éphémère, peut être rejoué à tout moment. Cela permet entre autre de dissiper les craintes concernant la viabilité et la pérennité d’une œuvre d’art électronique. Le 22 mai 2002, Times Square a été réinstallé, et peut désormais – du moins techniquement parlant – fonctionner quasiment indéfiniment.

Nulle part, l’installation Times Square n’est signalée, ou signalisée, ne donnant aucune indication concernant l’œuvre, son auteur, ses sponsors. Quiconque visite ce travail, soit en connait déjà l’existence, soit le découvre inopinément, par les sons étranges provenant du sous-sol, s’échappant d’une grille métallique. Max Neuhaus décrit Times Square ainsi: «L’œuvre est un bloc sonore invisible et non signalisé, situé à l’extrémité nord de l’île. Sa texture sonore, riche en harmoniques, peut suggérer à les sonneries anciennes de grandes cloches, chose improbable contextuellement dans ce lieu. Nombreux sont ceux qui traversent l’espace en prenant conscience d’un son inhabituel provenant de quelques étranges machines souterraines. Pour ceux qui le découvrent et acceptent l’anachronisme des sons, l’île devient un lieu différent, décalé, à part, mais sans pour autant être coupé, isolé des espaces environnants. Ces personnes réceptives, n’ayant aucun moyen de savoir si cela a été pensé et installé délibérément, pensent généralement l’œuvre comme un espace acoustique singulier qu’elles auraient découvert par elles-mêmes. Le son a spatialement des limites assez clairement marquées, qui correspondent à la taille du réseau de diffusion. C’est ce qui explique le ressenti sans équivoque de l’auditeur passant d’une zone où le son ne peut pas être entendu à une zone où il peut être entendu, celle où il se retrouve entouré, immergé dans le flux sonore. En revanche, il est impossible de percevoir le son «vu de l’extérieur», en prenant du recul. Même si ce dernier possède «l’objectivité» d’un objet situé hors de la conscience d’un écoutant et, en tant que tel, est un objet de perception purement sensoriel, il diffère fondamentalement des choses visibles et tangibles qui peuvent être appréhendées à distance, en tant qu’objets discrets mais néanmoins concrets ».

 

Perception auditive

La perception visuelle semble différer de la perception auditive du fait que nous parlons de la «vue», de la perception visuelle, en acceptant qu’elle puisse être modifiée, même si la chose reste la même, comme par exemple dans des variations d’éclairages, de lumières. Mais nous refusons de parler d’un spectacle qui ne serait pas vraiment un spectacle, avec du spectaculaire donc. Voir semble se rapporter à des choses et objets parfaitement identifiables. La vue de choses que l’œil ne serait pas capable de saisir de prime abord, des choses qui iraient au-delà de l’identification visuelle, nécessitant un concept plus abstrait dans l’appréhension et la compréhension des choses, pourraient être considérées comme un cas limite de l’expérience visuelle. Je me réfère ici à une expérience visuelle, proche des théories de la sublimation, et présente, par exemple, dans la peinture expressionniste abstraite, notamment celle de Barnett Newman. Si nous sommes conscients qu’il existe une source pour chaque son, un objet physique d’où il provient et par lequel il est généré, tels une voiture, un violon, un haut-parleur, nous semblons parfaitement disposés d’accepter les sons indépendamment de leurs sources originelles. Dans la perception visuelle, il n’est pas facile de trouver un équivalent à l’affirmation «j’entends un grondement», c’est-à-dire «j’entends un son qui pourrait avoir plusieurs sources différentes, plus ou moins identifiables. Je ne parle pas de l’objet matériel qui génère ce bruit, mais d’une sorte de résonance perceptible que je peux sentir et sur laquelle je veux attirer votre attention.»

Il semble y avoir une très nette différence de temporalité entre ce qui peut être vu et ce qui peut être entendu. Une des qualités essentielles du son semble être sa dé-coloration, une certaine neutralité – un début et une fin, une évolution qui ne semblent pas être directement liés à la présence ou à l’absence de la source matérielle du son. Il existe une relation interne entre le son et le déroulement temporel, le temps qui passe. Cependant, le temps du regard, dans la plupart des cas, est égal à celui pendant laquelle l’élément visible est présent, quelle que soit les variations circonstancielles de lumière par exemple. On pourrait être tenté de relier le décalage entre la temporalité du visible et celle de l’audible au fait que la personne concernée par le visible a le choix de fermer les yeux ou de détourner le regard. Une option similaire serait-elle envisageable pour l’écoute?

La perception d’un son est comparable à la perception d’un courant d’air, d’une sensation de chaleur ou de froid, nécessitant un contact physique. Il se peut que la corporéité du son, son caractère concret, réduise l’importance, ou l’urgence de l’identification de sa source. Il se peut aussi que le privilège accordé à l’œil plutôt qu’à l’oreille, à travers l’histoire et le développement de notre civilisation, ait permis d’éloigner le son de sa source, l’identification acoustique n’étant plus forcément nécessaire à notre survie. Comme pour confirmer cette notion ex négativo, Max Neuhaus lui-même renvoie à un exemple précis, confirmant la nécessité toujours vitale d’identifier un son, sa source? Il constate en effet qu’un accident peut survenir lorsque des personnes prises dans un flot de circulation automobile entendent la sirène d’un véhicule d’urgence, mais sont incapable de le localiser. En 1988-1989, il a travaillé sur un projet de sirène dont le son est conçu pour permettre une meilleure évaluation de la direction et de la distance une localisation plus fine des véhicules d’urgence en mouvement.

Temps et Espace

L’espace d’audibilité à Times Square est celui où est installé une zone sonifiée. Grâce au son, cette zone est mise en exergue de son environnement et est requalifiée par sa propre qualité perceptible sur le plan auditif. Neuhaus « construit » un son en relation avec ceux de l’environnement, qui sont déjà présents in situ. En un sens, il est hasardeux de comparer le son de Times Square à la résonance d’énormes cloches anciennes. Le son de l’œuvre est beaucoup plus proche de ceux présents à Times Square, et diffère en même temps de ceux-là, de sorte que, bien que ces situations auditives ne soient pas tout à fait improbables à cet endroit, l’ambiance n’en reste n’en reste pas moins étrange, décalée. Il est donc toujours possible à une oreille curieuse, de discriminer le son issu du travail de Max Neuhaus et la masse des autres sonorités ambiantes – les autres sons se confondent en un magma informe, comparés à ceux de l’œuvre – sans doute subtilement travaillés pour créer un véritable contraste.

Plus précisément, la zone sonorisée est un bloc émergeant des profondeurs, dont l’étendue et la forme ne peuvent être identifiées qu’en marchant, en se déplaçant dans l’espace de l’installation, que l’on soit dans le périmètre ou à l’extérieur de l’œuvre.
Dans le cas de Times Square, le son lui-même n’est pas toujours identique, mais possède des qualités différentes selon les zones qu’ils occupe. Ces différences sont dues à des combinaisons de fréquences particulières, qui pourraient être assimilées à différentes couleurs sonores. La modélisation interne de la zone, sa topographie, topophonie pourrait-on dire, ne peut être perçue distinctement que par un auditeur en mouvement, un marcheur écoutant. La topographie elle-même restant une approche statique. La différenciation sonore est perceptible, bien que ne subissant pourtant aucun développement dans le temps, ni aucune scansion, extension, ralentissement ou accélération temporelles, que ce soit sous la forme d’une séquence présentant des sons différents, ou d’intervalles organisés de sons et de silences. Contrairement à toute expérience sonore « traditionnelle », le son tel qu’il est travaillé et installé par Max Neuhaus est continu et inchangé dans sa durée. Seule la diversité des sons disséminés dans l’espace permet de percevoir les contours de l’installation.

Lorsqu’il n’y a pas vraiment de séquences temporelles écrites, la dimension spatiale du devient prioritaire – c’est l’espace qui décrit la portée sonore. Max Neuhaus compose le son de telle manière que la question de «quand?» Ou de «combien de temps?» soit remplacée par celle du «où?». L’endroit où le son est à sa juste place. Si nous définissons l’espace comme la condition principale régissant la possibilité de juxtaposer une variété sonore intéressante, nous définissons le lieu comme une entité spatiale, qui voit le jour grâce aux relations interférant des volumes acoustiques les uns aux autres. Max Neuhaus perçoit les sons comme des corps autonomes, formant un lieu de par leurs inter-relations. Le lieu où le son est audible est déterminé en opposition à l’endroit où il ne doit pas être entendu. L’œuvre a ainsi toute sa place dans la mesure où elle diffère constamment d’un lieu existant à un autre. Ce qui fait dire à Denys Zacharopoulos: « Le lieu que nous percevons dans le travail de Neuhaus est presque toujours un lieu dans un lieu, un lieu autre, que l’expérience singulière et la perception stimulée proposent comme un espace étant là et nulle part ailleurs ». Parce que le son global de l’installation est proche des autres bruits ambiants, en termes de volume et de couleur tonale, et ne se distingue pas directement de l’ambiance générale, il nécessite, pour être perçu, une attention particulière et une activation extra-ordinaire de l’ouïe: s’il y a une différence entre perception visuelle et perception auditive, ceci est particulièrement remarquable dans une installation comme Times Square, qui pourtant pourrait être plus susceptible que d’autres lieux de confirmer la suprématie visuelle sur l’écoute.

La somme de tous les bruits ?

Si l’œuvre sonore ne peut pas vraiment être perçue clairement « de l’extérieur », il est vrai que, conjointement, et distinctement de l’installation, la masse sonore de Times Square restera audible. Le travail du son dans son environnement fait qu’il reste perceptible au premier plan comme à l’arrière-plan. Cependant, lorsque l’attention est focalisée sur l’œuvre, les autres bruits de Times Square semblent se déplacer également, par un phénomène psycho-acoustique, aspirés vers le centre de la perception. Un changement d’attention, qui peut dépendre des variations du volume des bruits de circulation, peut entraîner des phénomènes de bascules entre arrière-plan et premier-plan: des bruits ambiants peuvent apparaître distinctement ou s’estomper dans l’arrière-plan de l’installation. Des bruits ambiants peuvent être entendus mixés à l’oreille, avec ceux de la composition de Max Neuhaus – ou ne pas mélangés avec elle (il n’en résulte pas forcément une somme de sons), comme ils peuvent également être colorés par l’écriture sonore. Un bon exemple de coloration créé par un travail sonore est l’effet des vitraux d’une cathédrale médiévale: tout dans l’église – personnes présentes, meubles, piliers et murs – peut être vu comme des éléments de décor colorés d’effets lumineux, abstraits jusque dans leur existence humaine-même. Travailler à une coloration sonore ambiantale, doit en principe conduire à une perception plus agréable des espaces, les sons de l’environnement prenant parfois le devant de la scène, ou étant entendus sans en être vraiment conscients – si bien sûr ils ne sont pas perçus comme des bruits hégémoniques et irritants. Les bruits de tous les jours peuvent se détacher, dans une certaine mesure des connotations négatives qui leurs sont normalement associées, en particulier dans l’idée de « pollution sonore ». La coloration des bruits environnants par l’œuvre de Neuhaus a au contraire quelque chose qui se rapprocherait d’un effet purifiant. A la différence de l’exemple des vitraux, dans l’œuvre de Max Neuhaus, la perception de la corrélation des sons entre eux, est en grande partie laissée à une liberté d’écouter en auditeur individuel et singulier. Ceci explique pourquoi Neuhaus décrit son travail en termes de «catalyseurs de modifications d’esprit»

Ecouter, percevoir le travail de Neuhaus demande une approche active, une questionnement sur l’espace, la discrimination, l’exploration, la perception des variations, et non pas une question liée à une seule « humeur contemplative ». Times Square demande, rappelons-le, un auditeur en mouvement. Le son lui-même doit être découvert comme une source exogène, et identifié comme le son d’une œuvre installée. Puis il nécessite une adaptation constante de l’attention. C’est ici que la notion de temps entre en jeu. Le travail étant géographiquement stable, étroitement lié au site, la perception auriculaire requiert une activité liée à des actions d’écoute et de déambulations dans le temps, attirant l’attention sur les séquences temporelles qui qualifient le site. En conséquence, chaque auditeur perçoit quelque chose de différent, à la fois en raison des changements réels de tout ce qui se produit de manière irrévocable dans le temps, intrinsèquement à l’œuvre, mais aussi en raison de la disposition individuelle de chaque auditeur. La perception de l’installation émerge et varie à travers une participation active; ce qui n’est pas toujours une évidence, quelque chose de spontanément offert à chacun.

Avec chacune de ses œuvres sonores, Max Neuhaus plaide en faveur de l’expérience d’une immédiateté esthétique. Son utilisation du son, parfois quasi informel, s’inscrit dans le champ élargi de la sculpture, qui n’est pas pour autant liée à un objet visuel ou tangible. Ainsi, il maintient la propension de l’œuvre sonore à nous faire accéder de plain-pied à une expérience authentique de l’espace – sans toutefois imposer à quiconque la rencontre de son œuvre: c’est à chacun, à tout moment, de d’accepter ou non la confrontation, la visite, la reconnaissance de l’objet sonore installé. Le sens, l’importance du présentiel, qui est intimement lié à l’expérience d’une création sonore, est aussi celui d’une présence constamment fluctuante. C’est ce qui implique singulièrement un matériau à la fois aussi physique et aussi insaisissable que le son dans des espaces publics.

Ulrich Loock (Switzerland) was director of the Kunsthalle Bern and Kunstmuseum Luzern in Switzer­land. Since 2003 he has been the Deputy Director of Museu Serralves in Porto, Portugal, where he has curated exhibitions of work by Raoul de Keyser, Robert Grosvenor, Moshe Kupferman, Thomas Schütte, Herbert Brandl, Adrian Schiess, Helmut Dorner and others. His most recent publication was Thomas Schütte (Cologne: Friedrich Christian Flick Collection and DuMont Verlag, 2004).
Text November 1, 2005 –
Traduction desartsonnants – Avril 2019
Publié dans arts sonores | Tagué , , , , , , , , | Laisser un commentaire