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Festival ‘arts sonore Tsonani – Valparaiso (Chili)


Tsonami-logo

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Concerts

Lundi 4 décembre
INAUGURATION ET LANCEMENT DU LIVRE-MEMOIRE TSONAMI 10 ANS
19h30 | Théâtre PCdV

Le grand △ (Japon)
Les performances de The Great △ sont des assemblages improvisés qui utilisent des objets trouvés dans les mêmes lieux d’exposition, en les combinant avec plusieurs appareils qui produisent du son, du mouvement et des lumières. Dans chaque représentation, les membres du collectif n’ont pas de rôle spécifique, mais ils sont librement échangés dans un processus de construction et de destruction permanentes.

Mardi 5 décembre
19h30 Galerie d’Art Municipale de Valparaíso
Inauguration de l’exposition

Quatuor # 2 | Javier Bustos (Argentine) + invité
Activation performative de l’installation Quartet # 2 qui constitue l’exposition collective Maquinasciones. La performance utilise quatre chaises adaptées avec un système de traînée automatique et de contrôle sans fil, qui les transforme en instruments de friction contre le sol. Ainsi, les chaises abandonnent leur fonction de repos pour interagir avec un musicien en temps réel. Le petit troupeau robotisé, s’appropriant l’espace scénique, devient un nouvel instrument capable d’improviser avec d’autres instrumentistes.

Mercredi 6 décembre
19h30 Parc culturel Teatro de Valparaíso

Trance-duction 1 | Rodrigo Ríos Zunino (Chili)
La transduction est la transformation d’un signal ou d’une énergie en une autre de nature différente. La transe désigne tout état de conscience ou de perception autre que d’habitude. À partir de ces concepts, l’œuvre est présentée comme une expérience sonore qui tentera de générer une légère transformation dans notre état habituel de perception, pour nous faire voyager vers les limites internes et externes de notre propre psyché.

Emanations de tous les jours: Valparaíso | Simon Whetham (Royaume-Uni)
Les objets et les sons qui nous entourent dans la vie quotidienne acquièrent une nouvelle signification lorsqu’ils sont pris et placés dans un autre contexte. Dans cette performance, l’énergie sonore est transduite à travers différents matériaux dans l’espace et sous la forme d’énergie lumineuse.

Duo | Felix-Antoine Morin + Steve Bates (Canada)
Morin et Bates vont travailler ensemble pour la première fois à Valparaíso. De l’acte d’explorer la ville et la rencontre avec les autres artistes du festival, ils produiront une action expérimentale

Sous-cutanée | Víctor Mazón (Espagne)
Sous-cutanée se réfère à la présence de signaux et de fréquences de notre environnement que nous ne sommes pas en mesure de percevoir, mais qui ont un effet sur notre corps. À travers une série de stratégies pour percevoir le monde vibratoire qui nous entoure, des antennes et des récepteurs seront présentés pour amplifier les signaux et les phénomènes électromagnétiques provenant de la nature ou de l’être humain. Tout cela, converti en pression acoustique.

Jeudi 7 décembre
19h30 | CasaPlan
Inauguration de l’exposition

Je suis une respiration | Thierry Madiot (France)
Performance où Madiot activera l’installation Je suis un respirateur, basée sur l’utilisation d’air comprimé. Dans l’action, Madiot va jouer des parties de l’installation, la pousser à produire de nouveaux sons, à souffler dessus ou même à utiliser son propre corps et sa bouche comme un vocodeur, transformant l’ensemble en un instrument à air énorme.

Vendredi 8 décembre
19h00 | Centre d’escalade, Tornossa Barón

Ubiquité coextensive | Felix-Antoine Morin (Canada)
Coextensive Ubiquity est une écoute en temps réel de 12 lieux autour de Tornamesa Barón. Un système de stations sonores qui permettra la capture et l’écoute immédiate de différents paysages sonores qui existent dans des endroits éloignés. En concert, les enregistrements sont instinctivement manipulés par Morin, qui ne cherche pas à déterminer la musique, mais à l’invoquer.

La nuit les trains | Agent public (Chili)
Intervention qui consistera à amplifier la structure d’un wagon de train, avec l’idée de créer un espace de relation directe entre la machine et les préposés par le bruit sonore.

Sans titre (Valparaiso) | Steve Bates (Canada)
Travaillant à partir de l’audition et de certains appareils électroniques, Bates propose d’écouter attentivement l’ancien terminal ferroviaire de Valparaíso. Pour le développement de la performance, vous passerez du temps dans le terminal en faisant vibrer les objets, les matériaux et les surfaces par le toucher, l’agitation et l’activation. Dans cet acte d’écoute, Bates propose d’accéder à l’information acoustique, culturelle, historique, socio-économique et politique, non pas pour connaître réellement un lieu, mais aussi comme un début d’échange.

Samedi 9 décembre
19h30 Parc culturel Teatro de Valparaíso

Concert orienté objet | Fernando Godoy (Chili)
Installation performative basée sur la lumière, le mouvement et le son acoustique. L’action consiste en l’activation d’une série de petits ventilateurs intervenant, qui simulent des comportements autonomes de mouvement mécanique, de lumière et de son, formant ainsi une sorte d’écosystème artificiel.

Aerodrones – Adaptation pacifique | Javier Bustos (Argentine)
Performance pour un instrument à vent qui fonctionne au moyen de ballons, de tuyaux et de résonateurs à membrane. Sa sonorité profonde et profonde nous rapproche de l’imaginaire naval, comme s’il s’agissait d’un concert de bateaux. Cette adaptation, spécialement conçue pour le festival, incorpore le croisement entre la nature acoustique de l’instrument, la génération de sons et de processus électroniques, et l’interaction avec les objets sonores trouvés sur la route Buenos Aires – Valparaíso. D’un port sur le Rio de la Plata à un port sur le Pacifique, traversant la pampa et les montagnes.

Action n ° 48 | Bárbara González (Chili)
Connexions audio-visuelles activées lors d’une visite de l’espace où convergent plusieurs ressources: instruments de musique, appareils électroménagers, circuits de bricolage (à faire soi-même), etc. Ces matériaux transcendent leur quotidien pour devenir des composants en mouvement, comme des mécanismes d’une machine sonore-visuelle-corporelle.

conciertos2017

CONCERTS

Mercredi 13 décembre
19h30 Balmaceda Jeune Art

Nicolás Spencer (Chili)
Concert basé sur le turntablism (manipulation de la rotation et de la lecture des disques vinyles sur une platine) et l’utilisation de sons extraits des galeries d’effets pour les films. Spencer utilise ces moyens pour créer des compositions qui génèrent des textures qu’il appelle palimpseste sonique. De cette manière, le vinyle, les textures, le cinéma, le palimpseste et la manipulation de processus numériques et analogiques formeront une session d’improvisation.

Frontière acoustique | Valentina Villarroel et Cijka (Chili)
Concert construit à partir de documents sonores et visuels réalisés entre le lac Lanalhue et les environs de la chaîne de montagnes Nahuelbuta, dans les régions de Biobío et d’Araucanía, au Chili.

Sous-cutanée | Víctor Mazón (Espagne)
Sous-cutanée se réfère à la présence de signaux et de fréquences de notre environnement que nous ne sommes pas en mesure de percevoir, mais qui ont un effet sur notre corps. À travers une série de stratégies pour percevoir le monde vibratoire qui nous entoure, des antennes et des récepteurs seront présentés pour amplifier les signaux et les phénomènes électromagnétiques provenant de la nature ou de l’être humain. Tout cela, converti en pression acoustique.

Jeudi 14 décembre
19h30 | Salle Lorenzo Arenas

Electromécanique III | Raúl Díaz (Chili)
Action qui mêle contrôle humain et autonomie à travers le déploiement de 16 petits moteurs associés à des objets de matérialité différente. L’action consiste à manipuler les appareils, qui seront exploités dans le temps par l’opérateur en tant que DJ mélangeant les différentes sources sonores et en les faisant interagir de façon improvisée.

Concert orienté objet | Fernando Godoy (Chili)
Installation performative basée sur la lumière, le mouvement et le son acoustique. L’action consiste en l’activation d’une série de petits ventilateurs intervenant, qui simulent des comportements autonomes de mouvement mécanique, de lumière et de son, formant ainsi une sorte d’écosystème artificiel.

Action n ° 49 | Bárbara González (Chili)
Connexions audio-visuelles activées lors d’une visite de l’espace où convergent plusieurs ressources: instruments de musique, appareils électroménagers, circuits de bricolage (à faire soi-même), etc. Ces matériaux transcendent leur quotidien pour devenir des composants en mouvement, comme des mécanismes d’une machine sonore-visuelle-corporelle.

Vendredi 15 décembre
19h30 Salle Lorenzo Arenas

Andrés Morales (Chili) + Esteban Henríquez (Chili)
Duo d’improvisation basé sur des prémisses qui articulent l’utilisation du bruit et de l’harmonie comme une unité exploratoire. Les textures créées s’inscrivent dans un processus de recherche basé principalement sur l’improvisation libre en tant que méthodologie et l’utilisation de différentes technologies analogiques et numériques comme moyens d’expression et d’appropriation.

Eduardo Astudillo (Chili)
Concert d’improvisation avec divers objets trouvés et matériaux qui seront utilisés comme instruments et sources sonores. Sélectionnés pour leurs propriétés timbrales ou pour leur conductivité acoustique, les objets sont activés par frottement à l’aide de petits moteurs, de lames et d’un retour électroacoustique. L’interaction avec ces dispositifs opère comme une limite imaginaire entre l’expression musicale et le travail manuel similaire à celle d’un artisan.

Centre et Périphérie | Paul Gründorfer (Autriche)
Considérant le son comme une expérience omniprésente et temporaire, la performance se concentre sur les écosystèmes continus, la parole, les impulsions et le feedback, basés sur l’utilisation d’un ordinateur, de microphones de contact et de signaux VLF.

 

Installations

instalaciones2017

En attendant le sol | Rudy Decelière (Suisse)
Lundi 4 au vendredi 15 décembre | Mon à ven. de 10h00 à 14h00 et de 15h00 à 19h00, le samedi de 10h00 à 14h00
Sala Puntángeles
Le travail est une installation sonore basée sur la fragilité de ses matériaux. Un ensemble de fils de cuivre sont mis en vibration à partir d’un courant électrique et de la proximité, mais sans contact, de la présence d’aimants dans le sol. Les feuilles sèches sur les câbles agissent comme des membranes, amplifiant et rendant audible le son minuscule produit, une sonorité subtile et éthérée qui nécessite l’attention du visiteur et invite à se déplacer délicatement à travers l’espace.

Terres de la mer | Leonel Vásquez (Colombie)
Jeudi 7 au dimanche 10 décembre | De 10h30 à 14h00 et de 16h00 à 19h00
Mercredi 6 | 16h00 | Discussion et présentation avec l’artiste
Galerie de vers
L’installation est le résultat d’un processus de résidence axé sur la reconstruction de la mémoire sonore de la jetée et de travailler avec la communauté de pêcheurs de Caleta El Membrillo, de penser, se souvenir, sentir et exprimer la relation essentielle et affective avec l’eau et leurs différents modes de vie. Au cours de ce processus d’échange avec la culture de la pêche, un bateau en bois sera construit collectivement qui fera le tour de la ville et de la baie, pour finalement être installé et exposé dans la galerie Worm.

Les oreilles n’ont pas de paupières. Dérives et machines d’écoute | Son Cnico (Argentine)
Jeudi 7 au dimanche 10 décembre | de 10h00 à 18h00
Ancre 517
Dans le cadre du processus et de l’expérimentation du projet, qui comprend une exposition et une promenade, il y aura également une installation dans l’espace ouvert qui consistera en une corde qui reliera deux collines, fonctionnant simultanément comme la harpe de vent et filtrera l’activité du maison. Une sorte de médium acoustique où l’activité humaine et celle du vent se fondent en un seul son fantôme.

Je suis une respiration | Thierry Madiot (France)
Jeudi 7 au vendredi 15 décembre | Mon à ven. de 10h00 à 20h00 et sab. de 10h00 à 14h00
CasaPlan souterrain
Le titre de l’ouvrage fait référence à la réponse « Je suis une respiration » de Marcel Duchamp, avant la question « Que faites-vous M. Duchamp? ». Dans Je suis une respiration tout est fait par et dans l’air comme le seul vecteur de transmission du son de son énergie et de sa force. L’œuvre fonctionne comme un organe démembré, un système organique d’un corps géant, avec de multiples sources acoustiques.

Anvil_Action for forgeron | Víctor Mazón (Espagne)
Jeudi 7 au vendredi 15 décembre | Mon à ven. de 10h00 à 20h00 et sab. de 10h00 à 14h00
Galerie CasaPlan
L’installation montre l’objet résultant du processus de transformation d’une monnaie chilienne. La nouvelle monnaie présente à sa surface une pièce de monnaie en format microsurco, avec la bande sonore de l’action réalisée par un forgeron à Valparaíso. Le travail comprend un enregistrement audiovisuel du processus et des mesures prises.

Traces de chaux | Simon Whetham (Royaume-Uni)
Jeudi 7 au vendredi 15 décembre | Mon à ven. de 10h00 à 20h00 et sab. de 10h00 à 14h00
Galerie CasaPlan

La production de chaux est une industrie importante au Chili. Cet élément se distingue comme l’ingrédient principal pour la fabrication du béton, mais aussi comme une substance très corrosive. L’ouvrage documente et expose une série d’expériences avec de la chaux comme matériau pour tracer des traces de vibrations acoustiques.

Nouvelles frontières dans le bien-être de l’écosystème vaginal # 2 Valparaíso | Anna Raimondo (Italie)
Jeudi 7 au vendredi 15 décembre | Mon à ven. de 10h00 à 20h00 et sab. de 10h00 à 14h00
Galerie CasaPlan
Échantillon documentaire du processus réalisé par Anna Raimondo sur la relation entre espace, genre, comportement social, pouvoir et éducation, centré sur la vie quotidienne des femmes. À partir d’une série de dérives urbaines et de conversations avec un groupe de femmes, Raimondo présentera une œuvre composée d’éléments graphiques, audiovisuels et sonores qui synthétiseront un processus de recherche sur l’expérience de genre dans l’espace urbain de Valparaíso.

MACHINES D’ÉCHANTILLONNAGE COLLECTIVES
Mardi 5 au jeudi 21 décembre | Mon à ven. de 10h00 à 18h00
Galerie d’art municipale

Quatuor # 2 | Javier Bustos (Argentine)
Quatre chaises rampent de façon autonome et produisent des sons aléatoires par frottement contre le sol. La polyphonie des mouvements donne lieu à une chorégraphie qui constitue un paysage acoustique erratique. Le déplacement des chaises, à travers une «volonté robotique», se manifeste à travers sa bande sonore. Meubles avec voix. De cette façon, ce petit « troupeau » est libéré de sa fonction de repos, pour ouvrir un ensemble de relations avec l’espace, le son, la lumière et l’ombre.

Alert, de la série Medium Intensity | Natacha Hair (Chili)
Installation sonore qui propose d’intervenir sur deux espaces à travers le dialogue entre deux machines qui s’activent lorsqu’il y a un signal de tremblement. Grâce à la construction avec des technologies analogiques et numériques, cette pièce reconstruit artificiellement un événement naturel. L’alerte est générée à partir des connaissances populaires, de l’occurrence du sujet chilien après les phénomènes sismiques qui définissent intimement notre identité culturelle. Dans un sens géologique et symbolique, il aborde le désastre dans son ambivalence entre la résistance et la force créatrice.

Le grand △ | Le grand (Japon)
Les installations de The Great △ sont le résultat de leurs performances, qui peuvent être considérées comme des assemblées improvisées qui utilisent des objets trouvés dans les mêmes lieux d’exposition, combinés avec divers dispositifs qui produisent le son, le mouvement et les lumières. La particularité de leurs créations est que chaque membre du collectif n’a pas de rôle spécifique, mais se croisent librement.

Comportements itératifs | Rodrigo Araya (Chili)
Installation qui explore les effets et distorsions causés par différents objets du quotidien et appareils électroniques sur le comportement et la perception de l’espace. Ces éléments assemblés et organisés dans toute la galerie utilisent la lumière, le son, la pression et la température pour articuler un environnement dynamique en constante transformation. Une intersection entre la visualité, le son, les objets et l’architecture travaillant de concert avec les spectateurs.

Les oreilles n’ont pas de paupières. Dérives et machines d’écoute | Son Cnico (Argentine)
Le travail commence par la question de la souveraineté dans le son et l’écoute, considérant le contexte contemporain comme un environnement mutant: ni complètement naturel, ni complètement culturel. Sur la base de ces idées, des recherches seront développées autour de l’écoute à trois reprises tout au long du Festival, mais en configurant une seule machine de production d’écoute, de dérivation et d’archivage. Cette installation servira de base d’opérations à partir de laquelle les dérives sonores seront articulées, la construction et l’essai de dispositifs d’écoute et la formation d’une archive sonore et d’objets.

PERFORMANCE

Suivi continu des points infinis | Sebastián Jatz (Chili)
Mardi 12 décembre INAUGURATION | 19h00
Du mercredi 13 décembre au vendredi 15 décembre | de 10h00 à 20h00
Artistes de Steel

Série d’interventions sonores qui cherchent à tracer une ligne d’unisson dans l’espace. À partir de 2010 au Festival Tsonami, il a acquis différentes formes, montrant différentes possibilités dans chacune de ses productions. A cette occasion, la ligne est composée d’une combinaison de trois éléments: cinq musiciens (Daniela Shejade, Paulina Wiehoff, Tomás Brantmayer, Edén Carrasco et Cristian Alvear) cinq enregistrements de la mer dans la région de Concepción (Valentina Villarroel, Aníbal Vidal, Carolina Lara, Rainer Krause et Fernando Godoy) et cinq cymbales qui reçoivent ces enregistrements grâce à des transducteurs, ce qui les fait résonner dans leur corps. Le résultat devrait être un unisson polyphonique de la note Mi de 164Hz, le son de la mer et des cymbales, occupant modestement l’espace.

PERFORMANCE SANTIAGO

Urban Sound Art: Art sonore dans les espaces publics | Commissaire: Carsten Seiffarth
OUVERTURE Mercredi 6 à 19h30
Jeudi 7 au samedi 30 décembre | Mon à ven. de 9h00 à 20h00
Goethe Institut

Exposition documentaire du projet Bonn Hoeren, consacrée à l’étude et à l’étude des conditions acoustiques et sonores des espaces urbains contemporains. Le projet opère grâce à la sélection annuelle d’un artiste sonore international pour travailler et développer un travail sonore pour l’espace public de la ville de Bonn, en Allemagne, avec la génération de la recherche, des projets éducatifs et des scientifiques associés. Urban Sound Art documente les installations créées à Bonn depuis 2010 par les artistes Sam Auinger (2010), Erwin Stache (2011), Andreas Oldörp (2012), Christina Kubisch (2013), Max Eastley (2014), Stefan Rummel (2014), Edwin van der Heide (2015) et Gordon Monahan (2016).

 

Interventions

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PROMENADES

Nouvelles frontières dans le bien-être de l’écosystème vaginal # 2 Valparaíso | Anna Raimondo (Italie)
Mercredi 6 décembre | 11h00
Point de rencontre, accès PCdV inférieur
Promenade collective où une dérive sera faite d’un travail antérieur développé par Raimondo avec plusieurs femmes de Valparaíso. Grâce à la perception des perceptions et des histoires de la ville, une promenade sera conçue pour une promenade où les participants – qui peuvent être de tout genre – pourront expérimenter différents espaces, activer des histoires et des sons comme une expérience symbolique du corps des femmes.

Action pour ramer dans la ville | Leonel Vásquez (Colombie)
Route de Caleta El Membrillo à Worm Gallery
Jeudi 7 décembre | 11h00 Départ de Caleta El Membrillo
Un bateau construit par des pêcheurs avec des pêcheurs de Caleta El Membrillo, en tant qu’objet symbolique de la mémoire de la mer, sera transféré de la crique à la galerie Worm, dans une procession où les sons marins et la culture de la pêche seront activés. Un rite de transit collectif, où les eaux de la mer prendront la ville et qui servira d’intermédiaire à l’exposition du bateau à la Galerie Worm.

STATIONS D’ÉCOUTE

Concevoir des monstres | DuoB (Brésil)
Mercredi 6 décembre | De midi à 19h30
Jardin PCdV, sous les arbres
L’action appartient à une série d’interventions qui seront générées pendant un mois de résidence à Valparaíso. Ce sera le résultat d’un processus de recherche, où seront conçus des ouvrages qui ficellent le futur paysage sonore de la ville dans certains espaces. Ainsi, pendant toute une après-midi, le paysage situé sous les arbres du jardin du parc culturel de Valparaíso sera intervenu.

AUDIO URBAIN micro.chills | Florian Tuercke (Allemagne)
Vendredi 8 décembre | 16h00 à 19h00 | Où se trouve la micro-station Estación Barón
Samedi 9 décembre | 16h00 à 19h00 | Plaza Brasil, en face de CasaPlan
URBAN AUDIO est un projet à long terme qui consiste à créer des abstractions musicales basées sur le bruit urbain. Pour ce faire, Tuercke a construit des instruments à cordes qui transforment le bruit ambiant en sons musicaux. URBAN AUDIO invite les visiteurs à se détendre au milieu du bruit urbain stressant, tout en écoutant le doux son de la musique de la circulation.

Os | Esteban Agosín (Chili)
Vendredi 8 décembre | 17h00 à 19h00 | Centre d’escalade, Tornossa Barón

Intervention de l’espace public avec 5 chaises longues où les passants sont invités à les occuper. Dans chaque chaise il y a un dispositif / bande composé de deux traducteurs qui sont situés directement sur l’os du crâne. De cette manière, les passants sont invités à se distancer de la temporalité et de la sonorité de la ville à travers un concert uni-personnel, basé sur des ondes sinusoïdales perçues à l’intérieur du crâne.

ACTIONS

Massage sonore | Thierry Madiot (France)
Mardi 5 décembre | 16h00 à 19h00 | Point de rencontre, entrée PCdV
Vendredi 8 décembre | 17h00 à 19h00 | Centre d’escalade, Tornossa Barón
Samedi 9 décembre | 16h00 à 19h00 | Point de rencontre, entrée PCdV
Les massages sonores sont effectués dans un format de mini-concert d’environ 9 minutes et pour un seul auditeur. Utilisant des objets du quotidien, les massages sont effectués très près des oreilles, comme un travail unipersonnel et microscopique qui pénètre dans l’intimité de l’auditeur. Les massages seront réalisés collectivement par Thierry Madiot et un groupe de travail.

Étang vide | Mariana Pellejero (Argentine)
Mercredi 6 décembre | De 19h00 à 19h15
Site du bassin d’eau, devant l’accès inférieur du PCdV
Action sonore performative où plusieurs matériaux seront utilisés pour activer l’étang. L’action est basée sur le volume sonore d’un matériau qui frappe l’espace vide et profond. Ce travail fera partie des résultats d’un processus de résidence basé sur la recherche et l’activation d’espaces architecturaux abandonnés.

Jeudi 7 décembre | 17h00
Centre d’escalade, Tornossa Barón

T / AS | Nicolas Spencer (Chili) + Paul Gründorfer (Autriche)
T / AS est un espace temporaire pour expérimenter le son, centré sur les écosystèmes électroniques, la parole, les impulsions et le feedback. La performance sera une continuation de la recherche menée par Gründorfer et Spencer lors d’un voyage dans la région de Magallanes juste avant le festival, où ils exploreront des lieux pour installer des sculptures liées au vent et aux signes. Utilisant des systèmes de retour audio et des «sons trouvés», T / AS est une sorte de guide pour approcher des territoires inconnus, dans ce cas, la structure des trains abandonnés.

Terminus | Simon Whetham (Royaume-Uni)
La performance sera le résultat d’une période de recherche où plusieurs aspects sonores des wagons et la construction des chemins de fer seront explorés, sans se référer aux aspects historiques, mais à l’état actuel dudit lieu.

CONCEPTION D’EXTENSION

Os | Esteban Agosín (Chili)
Jeudi 14 et vendredi 15 décembre | De 4h00 à 19h00
Place des tribunaux de justice

Intervention de l’espace public avec 5 chaises longues où les passants sont invités à les occuper. Dans chaque chaise il y a un dispositif / bande composé de deux traducteurs qui sont situés directement sur l’os du crâne. De cette manière, les passants sont invités à se distancer de la temporalité et de la sonorité de la ville à travers un concert uni-personnel basé sur des ondes sinusoïdales perçues à l’intérieur du crâne.

 

Ateliers

talleres2017

Inducteur | Víctor Mazón (Espagne)
Atelier organisé pour les artistes sélectionnés dans la résidence de formation
L’atelier traite de l’enregistrement et de l’amplification de l’activité sonore et électromagnétique, en modulant les fréquences qui nous entourent habituellement et que, par leur nature, nous ne sommes pas capables de percevoir. Grâce à une série de techniques et d’outils propres, conçus pour écouter et recevoir des signaux qui transcendent notre gamme d’audition, l’atelier étudie ces phénomènes à travers la construction et la modification de différents types d’antennes, amplificateurs, microphones et systèmes enregistrement.

Massage sonore | Thierry Madiot (France)
Atelier organisé pour les artistes sélectionnés dans la résidence de formation
Les massages sonores sont réalisés sous forme de micro-concerts d’environ 9 minutes pour un seul auditeur. De l’utilisation de petits objets du quotidien comme instruments, les interprètes développent le concert auprès des oreilles de l’auditeur. L’atelier consistera en l’apprentissage de techniques de massage sonore, pour ensuite intervenir dans un groupe de différents espaces de la ville et générer des micro-concerts.

EXTENSION

Inducteur | Víctor Mazón (Espagne)
Mercredi 13 au vendredi 15 décembre | mie et thu de 10h00 à 13h30 Ven De 15h00 à 18h30
Maison 916
L’atelier traite de l’enregistrement et de l’amplification de l’activité sonore et électromagnétique, en modulant les fréquences qui nous entourent habituellement et que, par leur nature, nous ne sommes pas capables de percevoir. Grâce à une série de techniques et d’outils propres, conçus pour écouter et recevoir des signaux qui transcendent notre gamme d’audition, l’atelier étudie ces phénomènes à travers la construction et la modification de différents types d’antennes, amplificateurs, microphones et systèmes enregistrement.

 

Discussion

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Mardi 19 décembre
Processus cognitifs, perception et langues sonores | Víctor Mazón (Espagne)
19h30 | Centre culturel d’Espagne, Santiago

La méthodologie, la praxis et les travaux récents de Mazón seront exposés dans le domaine du son expérimental, de l’amplification, de l’électromagnétisme, de la transmission non réglementée et de la conception de matériel électronique Open, incluant la présentation du livre « Limen ». signaux électromagnétiques produits par les télécommunications sans fil et les technologies micro-ondes.

 

Radio

radio2017

Radio labo

Estudio Efímero Radio Tsonami | Tsonami Sound Art + invités
Du lundi 4 au vendredi 8 décembre
De midi à 13h00 | Diffusion en direct sur Radio Tsonami www.radiotsonami.org
Ancre 517
Pendant la semaine du festival, un studio de radio expérimental sera mis en place, qui diffusera le contenu associé au festival et à ses invités. Il y aura plusieurs artistes avec qui des conversations et des interviews auront lieu, qui pourront être suivies en direct par le signal de streaming de http://www.radiotsonami.org.

Travaux radiophoniques

De 15h00 à 15h30 | Radio Valentín Letelier 97.3 FM | en streaming sur http://www.uv.cl/radio
De 22h00 à 22h30 | Radio Tsonami | http://www.radiotsonami.org
Du lundi 4 au vendredi 8 décembre
Un total de 5 œuvres radiophoniques ont été commandées à divers artistes radiophoniques du continent, qui seront créées lors du XI Festival Tsonami. Les œuvres répondent à l’idée de considérer la radio comme un dispositif de résistance et d’autonomie en Amérique latine.

Les transmissions seront faites par Radio Valentín Letelier FM, Radio Tsonami, et retardées par les radios alliées: Radius ( www.theradius.us , projet qui sera diffusé du Mad Museum à New York) et le programme The Noise is the Message , diffusée en Argentine par Radio Eterogenia, l’Université Radio Rosario, Radio FM Play et Viento Nómade Radio, et en Espagne par Escuela de Radio TEA.

Burnt Radio | Alejandro Cornejo (Pérou)
Lundi 4 décembre
Ce qu’on appelle aujourd’hui la radio a atteint son apogée de complaisance et de saturation, a brûlé toutes ses possibilités de création et de nouveauté. Il faut brûler la radio, aller à l’encontre des formats, questionner leurs systèmes, et leurs processus académiques et commerciaux. Il n’y a pas de formes ou de spécialistes, il n’y a pas de producteurs ou d’annonceurs. Il n’a pas de lignes directrices ou de scripts. Radio Quemada est un ensemble de pièces sonores communautaires participatives, sans format ni script, sans temps ni fréquence.

Perturbation permanente | Alejandra Pérez (Chili)
Mardi 5 décembre
Ce poème radio explore le genre de la science-fiction en reliant le modèle des relations intramateriales (de la physique et de l’historien féministe, Karen Barad) à la question des corps séquestrés dans le désert d’Atacama. Les personnages du poème se réunissent autour d’un parent détenu disparu, la recherche de son corps et la découverte de dérangements matériels étranges dans le désert. L’œuvre utilise des sons de très basse fréquence enregistrés à Atacama et en Antarctique, ainsi que des signaux radio enregistrés avec la radio galène et le récepteur AM dans la chaîne de montagnes du sel et dans le désert d’Atacama.

BDC: la maison vivante | Franco Falistoco (Argentine)
Mercredi 6 décembre
Des histoires sur l’expérience appelée Banda del Ciervo, la radio FM à La Pampa, en Argentine, et son impact sur la communauté de Santa Rosa (La Pampa). À Banda del Ciervo l’axe de sa programmation était centré sur l’expérimentation, de la façon de concevoir le travail à la ligne éditoriale, en construisant son son propre et particulier.

Palabrarandar | Griselda Sánchez (Mexique)
Jeudi 7 décembre
La radio communautaire, avec plus d’un demi-siècle en Amérique latine, est un protagoniste essentiel du chœur des voix qui propose d’autres mondes réels et possibles. Pour les bloquer, les Etats utilisent des signaux porteurs, des interférences et des saisies, devenant ainsi des espaces de contestation sur le spectre radio. Palabrandar está basada en paisajes sonoros, identificadores, cuñas y canciones de diversas radios del continente: Ucamara, Ñu Kaan, Jempoj, La Voz Lenca, Ñomdaa, Insurgente, CRIC, América Profunda, y con archivos de audios de Radio Universidad, Plantón y Venceremos.

 

En Terre Propre | Enrique Maraver (Mexique)Vendredi 8 décembre

Pièce sonore composée de paysages sonores capturés dans différentes communautés autochtones du centre-sud du Mexique et d’Amérique centrale. L’ouvrage cherche à montrer les différents problèmes auxquels les peuples autochtones sont confrontés: la discrimination, la pauvreté, l’extraction de leurs ressources naturelles, ainsi que la défense constante de leur identité. A cela s’ajoute la législation qui limite l’existence des radios communautaires, qui historiquement ont servi de pont de communication et d’espace pour protéger leurs langues, leurs traditions, leurs politiques et leur manière d’exprimer leurs connaissances sur le monde.
RÉSIDENCES ET PROCESSUS

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La mayor parte de los trabajos del Festival Tsonami 2017 operan como procesos de creación e investigación sonora en la ciudad, a partir de residencias que van desde un mes hasta dos semanas de duración. Dentro de este contexto, hay tres proyectos que no se incluyen en la programación, ya que ninguna de las acciones que generarán pueden ser definidas de antemano. Estos son:

Actes d’écoute *Dimanche 10 décembreLe lieu et l’heure des présentations seront communiqués par les réseaux sociaux
Projet de coopération bilatérale entre Tsonami Festival et Tuned City (festival itinérant d’origine allemande). Le projet réunira un groupe d’artistes allemands et chiliens pour faire des résidences de production sonore dans les villes de Valparaíso, 2017, et l’ancienne Messanie, en Grèce, en 2018. Les artistes devraient étudier l’espace urbain et sa dynamique, dans le but de définir des emplacements pour produire des actions, des installations ou des interventions sonores spécifiques au site. La première partie du projet aura lieu pendant le festival Tsonami 2017, où six artistes et deux conservateurs passeront trois semaines à explorer la ville pour produire des interventions. Les artistes participants sont: Nicolás Spencer, Cristián Espinoza, Bárbara González, Florian Tuercke, René Rissland et Franziska Windisch. Les commissaires sont Fernando Godoy et Carsten Stabenow.

Le développement du projet sera documenté dans acts-of-listening.tunedcity.net

* Ce projet a financé les fonds de coproduction internationaux de l’Institut Goethe.

Le marché comme lieu de socialisation pour un mode de vie en danger d’extinction | Daniel Bargach (Venezuela/Bolivia)
Le lieu et l’heure des présentations seront communiqués par les réseaux sociaux
À la suite d’un processus de résidence d’un mois dans la ville, le projet cherche à sauver la mémoire du marché, le patrimoine alimentaire local et leurs identités, en explorant les ressources poétiques et esthétiques obtenues à travers les archives de terrain. Cette investigation aboutira à une intervention / installation éphémère, éventuellement sur le marché de Cardonal, qui consistera en une série de petites enceintes cachées avec lesquelles il est prévu de générer une atmosphère de nostalgie pour un style de vie qui tente de survivre à la nouvelle logique du marché.

L’ écoute comme une forme de convergence dans La Loma | Felipe Rodriguez (Colombie)
Les actions générées par le projet sera assurée par les réseaux sociaux
Le projet aborde son comme moyen de mémoire et de l’ autonomisation, la compréhension du son et l’ écoute en tant que mécanisme de cohésion sociale. Le projet entier est basé sur le travail à l’ écoute de la communauté et le quartier Loma, et de la tentative collective pour élaborer des approches pédagogiques et des interventions artistiques dont la légitimité et diviser le dialogue consensus du groupe.

Télécharger le programme complet en PDF ici

 

 
 
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City Sonic 2017, zoom sur Alain Wergifosse


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© City Sonic – Transcultures

La première impression que j’ai eu de cet artiste a été qu’il y avait entre nous une certaine ressemblance, physique en tous cas. Barbe, compris la couleur, lunettes, chevelure…
Le deuxième, qui fut rapidement plus qu’une impression, que nous partagions un intérêt commun voire une passion, pour la chose sonore, au sens large du terme.

À mon arrivée à City Sonic, alors que nous prenions un verre avec l’équipe du festival, un technicien me dit « Comment va-tu depuis hier ? » N’étant pas à Charleroi la veille, je le regardais d’un air étonné quand il me précisa « Tu ne te souviens pas, je t’ai ouvert la porte car tu n’avais pas tes clés »
Lorsque je lui dis qu’il devait confondre avec quelqu’un d’autre et qu’une personne de l’équipe lui dit qu’il me confondait bien avec Alain Wergifosse, le mystère s’éclaircissait. Une première connivence anticipée?
D’ailleurs, peu de temps après, se joignait à nous le dit Alain, qui s’assoyant juste en face de moi.

Dès lors, nous fîmes connaissance et nous mimes à converser, de sons entre autre, et surtout.

Alain Wergifosse est un locuteur pétillant, passionné, dont la longue expérience de bidouilleur sonore, et j’aime cette expression car elle n’est pas du tout pour moi péjorative, bien au contraire, alimente de beaux échanges. Nous n’en manquerons d’ailleurs pas durant notre séjour commun à Charleroi.

L’homme a été certainement, durant une période, le plus Catalan des Belges, voire le plus Belge des Catalans, ayant vécu et travaillé, dans les années 90, à Barcelone, avec notamment Francisco Lopez, La Fura del Bahaus et bien d’autres artistes, avant que de revenir chercher la fraîcheur de ses terres natales.

Pour la 15e édition de City Sonic, Transcultures l’a invité en résidence artistique « Espaces résonnants », à Charleroi. Il lui a ainsi été offert une véritable carte blanche. Cette proposition, au travers différentes œuvres et concerts/performances mettra en lumière, et en sons, le talent et la diversité des approches que déploie ce Géo Touvetout de la création sonore.
En effet, à partir d’objets du quotidien, moulins à café, plaques de métal et autres récupérations, naissent des instruments-objets sonores surprenants, ludiques, dans la lignée de l’art récupération, mais avec des dispositifs de commandes et de traitements sonores maison, parfois, un brin geek.
Entre savants bricolages et technologies maitrisées, Alain sait agencer des installations qui oscillent entre une sorte d’art brut poétique, de Circuit Bending, et un côté hacker – maker tout à fait dans le flux des hybridations contemporaines. Sans doute peut-on regretter que, sur la scène Belge, voire internationale, il ne soit pas plus reconnu, mais l’homme a un côté aussi prolixe que parfois discret. En tout cas, il mérite d’être plus reconnu et rencontré. Pour ceux qui ne l’auraient pas encore remarqué, mes articles sur ce blog, tendent à partager le travail d’artistes que j’estime beaucoup, souvent autant par leur travail que par les contacts humains, les échanges et affinités.

Pour illustrer le travail protéiforme d’Alain Wergifosse, je vous donne ici quelques aperçus de ses installations réalisées durant sa résidence, et montrées dans le festival. City Sonic.

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© City Sonic – Transcultures

« Espace résonnant » Dans l’une des entrées de la belle galerie marchande début du siècle dite « Passage de la bourse » avec d’ailleurs une remarquable acoustique réverbérante, que je me suis empressé d’enregistrer, notre metteur en son joue sur les ambiances « en temps réel ». il capte, via des micros dissimulés, les mouvements sonores à l’entrée de la galerie, pour les mouliner et les traiter via un système électroacoustique, et les diffuser dans la galerie, retravaillés. C’est un jeu entre l’architecture, acoustique des lieux, influences interactives des passants qui participent à l’œuvre, au départ sans le savoir, puis souvent en jouant avec, que j’aime beaucoup. Cette approche de paysage sonore en espace public est en effet une posture, décaler l’écoute pour finalement l’aiguiser sur nos espaces de vie, qui pose pour moi de vraies questions sur la qualité, ou les déficiences d’environnements sonores. Environnement dont je cherche toujours les aménités partageables. Cette analyse personnelle n’engage que moi, même si l’observation des promeneurs tend à la confirmer. On trouve ici des rapports identiques à l’installation, elle aussi en espace public, de Raymond Delepierre, ou d’autres encore d’Émilien Leroy, dont je vous parlerai bientôt, dans leurs dialogues avec des espaces sonores ambiants. Si ces installations sont esthétiquement très différentes, elles n’en interrogent pas moins, chacune à sa façon, nos espaces auriculaires communs, en leurs ajoutant une couche de poésie, de douce perturbation urbaine dans une cité assez trépidante.

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© City Sonic – Transcultures

Autre création, ou plutôt ensemble de créations, un espace sonore assez ludique, situé dans le Hall d’entrée du Musée des Beaux Arts de Charleroi, lieu emblématique pour accueillir des œuvres sonores.

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© City Sonic – Transcultures

On trouve ici un arbre chantant, qu’il faut effleurer pour entendre ses douces mélodies, un jeu de double plaques métalliques excitées par un micro contact (dit aussi piezzo), et qui joue, non sans danger autour de l’effet de feedback. Pour les novices, un feedback est un principe de ré-injection en boucle d’un son capté par un micro, amplifié par un haut-parleur, puis recapté par le micro, et ainsi de suite. S’ensuit souvent un phénomène d’amplification incontrôlé, tel le célèbre effet Larsen, que tout un chacun a pu entendre, voire subir un jour. C’est donc pourquoi je parle de danger, surtout que l’accueil public du musée, où travaillent des agents d’accueil est situé à quelques mètres de l’installation. Les réglages doivent donc être assez fins pour ne pas se faire des ennemis à l’intérieur de l’institution.
À coté de ces plaques résonantes, nous trouvons une séries d’objets sonifiés, objets usuels, cordes, lames…eux aussi mis en résonance par des micros contact, leurs sonorités étant traitées en temps réel, dans un dispositif avec lesquels le public peut jouer. C’est donc un petit instrumentarium inédit, inouï même, mis à disposition de tous, qui participe sans doute à une pédagogie de l’écoute en action; je touche, j’entends le résultat, je retouche, différemment, j’écoute à nouveau, j’expérimente itérativement les interactions, les incidences, les relations de cause à effet… Les rapports gestes productions sonores via les mains et les oreilles valent souvent mieux,; comme appareil pédagogique, que n’importe quels grands discours théoriques.

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© City Sonic – Transcultures

Dans un autre registre, mais toujours dans l’esprit de l’agencement sonore partant de différents objets et matières récupérés, assemblés, triturés, l’artiste nous propose, le soir du vernissage, un concert performance dont le titre « Wok sonore – Sons comestibles » nous relient encore, Alain et moi. Cet autre intérêt commun est incontestablement celui de la nourriture, voire d’une certaine gourmandise assumée. Nos conversations mélangent sans complexe des lieux et pays où nous avons travaillé, ce qu’on y déguste comme spécialités locales, comme ce qu’on y entend et fabriquons au niveau sonore. Sans doute que bien écouter, c’est aussi bien manger, théorie personnelle d’un tourisme culturel façon Wergifosse-Malatray. Plus sérieusement (quoique) Alain nous propose à nouveau une table d’objets sonores divers est variés, toujours amplifiés, joués en direct, dans une sorte de crescendo sonore soigneusement cuisiné, mitonné même pour filer la métaphore. Un grand bol à soupe est notamment rempli d’objets métalliques et de micros capteurs qui, manipulés avec des baguettes chinoises, nous concoctent un cocktail détonnant, et très maitrisé dans sa progression.

Voici donc quelques exemples de ce que cet artiste prolixe peut nous proposer, dedans, dehors, en live comme en installations. Dire ici que j’apprécie ce travail est un doux euphémisme.

Écoutez ici une rencontre impromptue, Zoé Tabourdiot, Gilles Malatray, avec Alain Wergifosse, sur la Sonic Radio

 

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© City Sonic – Transcultures

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Desartsonnants, transmission/transition éc(h)ologique – Formations, colloques, séminaires, résidences-ateliers – Fin 2017 et 2018 (En chantier)


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– Intervention lors d’une journée de travail « Parcours métropolitainS » Partenariat avec le Grand Parc de Miribel Jonage – porteurs de projet le collectif interdisciplinaire Abi/Abo, Lyon City Treck, Desartsonnants – Rencontres le 15 et promenade exploratoire le 16 décembre 2017 (à préciser)

– Formation workshop « Carte sonore » – écriture de parcours-paysages sonores – École Made In, les Maristes à Lyon – Session en janvier et février 2018

– Colloque « Marches sonores et chorégraphies » Centre National de la Danse à Paris, invité par l’Université Paris 8 Pantin – 12 et 13 janvier 2018

– Table ronde autour de la création sonore environnementale, dans le cadre du projet « Titre à venir », sur des thématiques liées à l’anthropocène. Centre d’art l’Attrape couleurs, Lyon9e – Samedi 20 janvier 2018 (à confirmer)

– Conférence « De la captation audio à la création sonore » École Nationale Supérieure d’Architecture de Lyon-Vaulx-en-Velin, en partenariat avec le LabEx IMU – Intelligences des Mondes Urbains, dans le cadre de la Semaine du son. Le 1er février 2018

– Conférence au GMVL (Groupe de Musique Vivantes de Lyon) « Autour du soundwalk » Mardi 06 février, Villa Gillet, Parc Chazière – 19H30

– Intervention dans un séminaire « Parcours sonores et cartographies » – BNF (Bibliothèque Nationale de France) à Paris le 16 février 2018

– Stage autour du « Paysage sonore urbain », prise de sons, montage et récits de villes, avec le GMVL (Groupe de Musique Vivantes de Lyon), 2, 3 et 4 mars 2018

– Workshop, création sonore urbaine, Metalabass Le séchoir à Mulhouse, les 18, 19 et 20 mai 2018

– Participation à « Temps forts » au GMVL (Groupe de Musique Vivantes de Lyon), le 08 juin 2018

– Participations aux 3e rencontres acousmatiques « Se résoudre à la seule écoute des sons issus de l’anthropocène ? » au CRANE Lab, Château de Chevigny, (21), Les 6 et 7 juillet

– Résidence artistique « Points d’ouïe, Points de vue » à LuXor Factory au Locle (Ch) avec l’artiste plasticienne Suisse Jeanne Schmid. Octobre 2018.

A suivre…

 

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Rendu de résidence – Booster#2


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photographies in situ "with the wind" ©PomBouvierB

L’ÉPAISSEUR DE L’INSTANT

Après deux mois de résidence Booster, Le Port Des Créateurs et Pom Bouvier-b vous invitent à découvrir le travail réalisé à Toulon.



Samedi 09 décembre . 20h . place vatel . espace arts graphiques et 
dimanche 10 décembre . 18h . place vatel . espace arts graphiques

L’Épaisseur de l’Instant
Une  partition sensorielle immersive.
Une expérience du temps dans sa profondeur.

Un instant  est un pur moment d’observation. On le voudrait figé pour ainsi avoir toute maîtrise sur lui et tendre à une stabilité proche de l’extinction, de la mort en fait.
Mais l’instant vécu comme un présent ultime se dilate, s’épaissit. Il se charge des passés et des devenirs, il contient tous les possibles.
C’est dans cette épaisseur ineffable que notre corps rejoins la matière et ses secrets.
L’Epaisseur de l’instant est une expérience singulière et commune de cette bordure flou, de ce vertige des temps.

Avec les participations improvisées de Soizic Lebrat, violoncelliste
François Wong, saxophoniste
William Petit, performeur
Carlos Molina LLorens, plasticien lumière

Une expérience portée par Pôm Bouvier b.

 

 

http://temposensoriel.tumblr.com/
dossier de presse

 

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photographies in situ « with the wind » ©PomBouvierB

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Exposition – Sculptures Baschet au Mans


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École supérieure des beaux-arts TALM – Le Mans

du 16 Novembre 2017
au 14 Décembre 2017

COMMUNIQUE DE PRESSE.

L’École supérieure des beaux-arts TALM – Le Mans accueille du 16 novembre au 14 décembre 2017 une exposition exceptionnelle réunissant de nombreuses œuvres des frères Baschet, avec le soutien financier de Le Mans Acoustique, en collaboration avec l’association Structures Sonores Baschet et la Succession frères Baschet.
Depuis les années 50, les œuvres Baschet sont associées à la sculpture sonore, à la facture instrumentale et à l’avant-garde musicale. Bernard et François Baschet se sont intéressés à l’esthétique musicale et ont inventé des instruments qui provoqueraient de nouvelles émotions. Connus dans le monde entier comme créateurs de sculptures sonores, ils ont utilisé d’incroyables formes de métal plié qui font cohabiter l’art visuel et la musique.
 
Leur travail de synthèse des deux frères entre le son et la forme suscite beaucoup d’intérêt.
François (artiste-inventeur) semble le plus artiste des deux, plus festif et poète, il étudie la sculpture et donnera ces formes étonnantes aux instruments qu’ils vont concevoir tout au long de leur carrière.
Bernard (artiste-chercheur), son aîné, fasciné par le son, est quant à lui ingénieur et se passionne pour les innovations de la musique concrète de Pierre Schaeffer (il travaillera sur le «Traité des Objets Musicaux»).
 
Ils ont développé principalement deux types de projets dans leur production.
– Les structures sonores, qui représentent différents modèles d’instruments et de percussions destinés aux musiciens, ces structures sont de véritables synthétiseurs acoustiques conçus sur le principe modulaire mécanique.
– Les sculptures sonores, elles, sont destinées aux musées et galeries d’art, côtoyantle design d’objets (fauteuils, chaises, lampes, lits… réalisés à partir de métal), ou la mode, (les robes en métal plié pour le film «Qui êtes-vous Polly Maggoo ?» du photographe et réalisateur William Klein).
D’autres sculptures sonores s’inscrivent également dans des projets architecturaux du 1% artistique, fontaines et beffrois, souvent en collaboration avec des architectes (Michel Andrault et Pierre Parat…).
 
Le SAD1 sera exposé, extraordinaire instrument de 4m de haut rarement présenté au public et œuvre fétiche des frères Baschet (créée en 1967 pour le Salon des Artistes Décorateurs) qui fait partie de la série des Sculptures sonores des frères Baschet (un auditorium avait été spécialement conçu pour exposer cette pièce en collaboration avec l’artiste coloriste Jean-Philippe Lenclos). Egalement présentés, le célèbre Cristal Baschet (1963) montré sous 2 versions (Cristal deux tôles et Cristal trombone), l’instrumentarium, la grande percussion, le sifflant tournant, la tôle à voix et un silence.
 
Au-delà du succès des structures et des sculptures, les frères Baschet sont avant tout fiers de leur travail pédagogique mené à travers des outils et des dispositifs sociaux, dédiés aux musiciens et aux non-musiciens.
La réalisation de l’instrumentarium destiné à l’éveil musical et sonore des enfants, permet de ressentir le plaisir du timbre et du son, un plaisir du geste et de l’effet, au-delà de la notion de composition.
 
C’est dans ce cadre qu’une exposition Baschet prend tout son sens au sein de l’école des beaux-arts du Mans, qui propose à la fois une formation en design sonore, en design d’espace et en art.
Cette exposition où il est « interdit de ne pas toucher » offre au visiteur l’ensemble des dimensions dans lesquelles le sculpteur-musicien œuvre. On part du silence à la forme (cette articulation, résultante de quelques gestes) et de la matière à la dimension sonore, pour former ce « 4 », précisément « 4 Espace Sonore » incarnant la 4e dimension. Cette dimension du rapport Espace/Temps où le déplacement, le mouvement d’un volume, d’une masse dans l’espace ou en l’occurrence d’un flux sonore nécessite une composante temporelle – pour parcourir une distance d’un point A à un point B.
 
Commissaire d’exposition
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City Sonic 2017, zoom sur Stéphanie Laforce


Ce qui nous lie

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©Photo Caroline Hayeur  – Performance à la la galerie Perte de Signal – Festival Phénoména 2017 à Montréal.

Arrivant tout juste à Charleroi, avant que de me lancer dans une première exploration pédestre de la ville, je croise Stéphanie Laforce, artiste, sonore cela va sans dire, activiste pluridisciplinaire belge, et invitée cette année à City Sonic.
Nous nous étions du reste déjà rencontrés lors d’une précédente édition, à Mons, et nous retrouvons donc de façon impromptue, devant un café, pour causer de choses et d’autres, notamment sonores.

Stéphanie crée ses propres univers, entre électroacoustique, installations transmédiales, performances… Sa production sonore embrasse des compositions aux univers variés et très personnels, poétiques, engagés socialement, vocaux ou instrumentaux, n’hésite pas à entremêler musique baroque, field recording, chanson et sons électroacoustiques, avec beaucoup de pertinence et de finesse (voir la fenêtre d’écoute en fin d’article).
De concerts en expositions, d’installations-interventions intérieures/extérieures en performances, côtoyant la danse, le cirque, son univers, à la fois poétique et très physique interroge différents lieux, façon d’y habiter aussi, et décale, selon les environnements investis, le regard comme l’oreille, un geste artistique par définition.

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Lorsque je vais visiter son installation pour la première fois, « Ce qui nous lie », (un clin d’œil au film de Cédric Klapish?), elle est en cours de montage. Je trouve l’artiste assise en tailleur, devant un ordinateur, ronchonnant contre un patch informatique* qui n’en fait qu’à sa tête, et entourée d’élastiques tendus du sol au plafond dans l’espace.

Dans cette grande pièce lumineuse occupant le deuxième étage du Quai10, nouvel espace culturel et de loisirs sur les rives de la Sambre, son architecture d’élastiques tendus et de poulie, invite d’emblée le public à venir jouer avec l’œuvre, dans une interactivité clairement affichée. Il est absolument obligé de toucher l’œuvre sinon, elle restera inerte et muette ! Une forme d’injonction non verbale et néanmoins implicite.

Je reprends ici le texte de présentation de cette créations le site de City Sonic « Des élastiques dessinent des formes géométriques en lien avec l’architecture du lieu. Ils sont manipulables et déformables par les différentes tensions qui leur sont infligées. Ils deviennent alors des instruments de musique interactifs, dont le public peut jouer en temps réel. Ils sont rendus musicaux par l’intermédiaire d’un système numérique crée par l’artiste. Une réflexion autour de l’idée de la marionnette inversée, du rapport à l’autre… Qui contrôle qui ? Qui induit le mouvement ? Quelle est la part de liberté et de déterminisme dans notre existence ? Comment sortir des rapports de forces ? Comment se mouvoir dans un système contraignant et changeant et trouver la tension juste entre l’autonomie et le lien ? »

Au-delà, ou de façon concomitante, à la recherche esthétique, artistique, architecturale dirais-je ici, et du jeu performatif implicite, il s’agit bien d’une réflexion sur la place de l’homme, ou de l’humain, dans un espace social contraignant. Il nous faut penser cet environnement avec ses libertés et ses entraves, la volonté, tant mentale que physique, de se situer entre différentes subordinations et des espaces assumés, que l’on peut se ménager, s’aménager, parfois dans de réels rapports de force. Il ne s’agit pas pour autant de faire usage de la violence, loin de là, mais plutôt d’une force physique et psychique qui nous permettra de (re)trouver des espaces d’autonomie en s’extrayant de la marionnette potentielle que nous sommes tous à certains moments.

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Pour en revenir à un aspect plus concret de l’installation « Ce qui nous lie », lorsque j’ai voulu manipuler les élastiques pour les faire chanter, grâce à un dispositif électronique caché, qui génère des hauteurs, intensités couleurs sonores, selon ce que je mets en tension, et surtout comment j’exerce ces tensions, je n’ai pas obtenu de résultats flagrants. Je me suis vite rendu compte qu’il ne suffisait pas, pour les utiliser comme instrument sonore, d’effleurer, de caresser les élastiques, mais vraiment d’exercer un poids physique, avec de l’énergie, de la vitesse, en les tirant, soulevant, en se déplaçant avec eux dans l’espace. Ce qui nous ramène donc à mes précédentes remarques sur les rapports de force pour arriver à des fins satisfaisantes, et se donner les moyens de contrôler a minima une situation pour ne pas trop subir.

Néanmoins, certains élastiques peuvent se manipuler dans une certaine douceur, comme ceux par exemple avec lesquels je joue ici. Avertissement : Cette petite plaisanterie sonore ne représente en rien l’ambiance de l’installation !

 

Par ailleurs, plus sérieusement, Stéphanie Laforce, lorsqu’elle montre son installation au public, le soir du vernissage, le fait dans une danse performance, ne manque pas de tonus, dans un engagement physique où elle joue avec l’espace. Les cordes élastiques, son corps-instrumentiste-chef d’orchestre font naitre et disparaitre un panel de sons étirés, sirènes vivaces répondant au sollicitations imprimées par des mouvements tout à la fois véloces et puissants.

Une interview de Stéphanie Laforce par Zoé Tabourdiot, mon binôme pour la Sonic Radio

 

Cette œuvre contextuelle – ses rapports architecturaux lieu, relationnelle – ses rapports au corps, à un ensemble de visiteurs instrumentistes qui jouent ensemble, place directement le specta(c)teur dans un rapport à l’espace, à l’autre, avec la production sonore comme à la fois un enjeu et une résultante combinés.

*Patch : Section de code que l’on ajoute à un logiciel, pour y apporter des modifications  spécifiques, ici liées à la production, lecture et au traitement sonre en temps réel, selon les manipulations du public.

 

http://www.arts-numeriques.culture.be/index.php?id=11272&no_cache=1&tx_cfwbsoutienartnum_pi1%5Bartist_uid%5D=24 

 

En écoute

 

https://www.facebook.com/profile.php?id=100010802379428

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La création numérique dans le domaine de la lecture


 

Avec les nouvelles technologies numériques, les formes traditionnelles d’écriture et de lecture évoluent. en parallèle, de nouvelles formes d’expression, d’écritures et d’expériences sensorielles apparaissent…

Ce quatrième panel clôture le cycle de conférences autour de la lecture et propose de laisser la parole à des créateurs et des artistes qui travaillent avec ces nouveaux supports numériques. Ce sera l’occasion de mieux cerner les tendances actuelles et d’appréhender les avancées technologiques qui vont transformer dans un avenir proche les pratiques artistiques et cognitives de notre société.

Avec la participation de l’écrivain François Bon (Ecrivain, traducteur, artiste | Fr) de Michael Eickhof (Dramaturge en chef au Schauspiel Dortmund | De), de Jacques Urbanska (Chargé de projets arts numériques Transcultures, artiste | Be) et Giovanna Di Rosario (Chercheuse à la Faculté de philosophie, arts et lettres de l’UCL, co-directrice du groupe de recherche Hermeneia | Be).

> Lire l’article paru dans Le SOIR (31 octobre 2017) – L’UCL et Le Soir examinent les mondes numériques. La chercheuse Giovana Di Rosario et l’écrivain Jean-Philippe Toussaint en débattent |  La littérature numérique doit trouver de nouvelles formes | Jean-Claude Vantroyen – Lire l’article PDF1PDF2

François Bon (Ecrivain, traducteur, artiste – France)

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Ecrivain et traducteur, François Bon a publié son premier livre, Sortie d’usine, en 1982 aux Éditions de Minuit. Reçu deux ans plus tard à la Villa Médicis, il se consacre depuis entièrement à la littérature. En 2007, il devient directeur de collection au Seuil en lançant avec Bernard Comment : Déplacements. Sa production littéraire, très variée, compte plus de trente œuvres dont plusieurs romans, récits, poèmes en prose et romans pour adolescents. François Bon crée, dès 1997, un des premiers sites web consacré à la littérature, qui deviendra Remue.net. L’ouvrant par la suite à d’autres collaborateurs, il crée Tiers-Livre.net.

Parallèlement à son travail d’écriture, il se spécialise depuis 1992 dans des ateliers d’écriture auprès de gens en difficulté sociale, d’étudiants et d’enseignants. Il est aussi auteur de pièces de théâtre et d’émissions radio et de télévision.
Son intérêt pour la création littéraire sur et pour Internet l’amène à travailler également la photographie numérique, à collaborer régulièrement avec des musiciens et à participer à des tables rondes ou à faire des interventions sur la question du devenir de la littérature en rapport au numérique. Il montre comment la mutation numérique du livre bouscule notre rapport aux écrits et fait naître une nouvelle culture. François Bon a par ailleurs été artiste en résidence de l’UCL en 2011-2012.

Michael EICKHOF (Dramaturge en chef au Schauspiel Dortmund – Allemagne)

Michael Eickhoff a étudié l’histoire, la germanistique, la romanistique et la philosophie à Bielefeld et à Paris. Pendant ses études, il a notamment travaillé aux Archives littéraires allemandes à Marbach, à l’institut Mémoires de l’Édition Contemporaine à Paris ainsi qu’à l’université de Bielefeld.

Son parcours dans l’univers du théâtre a commencé au Theater Bielefeld comme assistant à la mise en scène puis directeur de production. Après s’être tourné vers la dramaturgie, il rejoint brièvement le Berliner Ensemble puis, comme invité, le State Theater à Wiesbaden. Au théâtre de Bonn de 2003 à 2009, il réalise avec de nombreux metteurs en scène de nombreuses productions, projets, lectures scéniques, etc… Depuis la saison 2010/11, Michael Eickhoff est à la tête de la dramaturgie au Théâtre de Dortmund où il explore de nouvelles façons de raconter des histoires à l’ère numérique.

Jacques URBANSKA (Chargé de projets Transcultures, artistes – Belgique)

Jacques Urbanska intervient dans le développement des projets qui ont trait aux arts numériques. Il apporte son expertise aussi bien dans la création des dossiers (nationaux, européens et internationaux), la mise en œuvre des différents programmes de Transcultures, que comme curateur. Il assure la présence Web de Transcultures et renforce son réseau sur Internet. Acteur et metteur en scène de formation, ses recherches ont interrogé la scène de théâtre conventionnelle comme lieu unique possible de représentation et le rapport individuel au spectateur. En 2007, il s’oriente plus clairement vers la performance et les arts numériques : de la performance multimédia à l’installation interactive aux arts en réseaux. Depuis 2010, il a construit un très grand réseau d’information sur les arts numériques (arts-numeriques.info – twitter @arts_numeriques), mais également sur divers thèmes politico-sociétaux (voir ses twitter fukushima_actu, revolution_info, occupy_USA, Belgique_info, sarkozy_info…).

Giovanna DI ROSARIO (Chercheuse à la Faculté de philosophie, arts et lettres de l’UCL – Belgique)

giovanna-di-rosario_creation-lecture-numerique_ucl_alliance-francaise_transcultures-2017-150x150Titulaire d’un doctorat en Digital Culture de l’Université de Jyväskylä, Giovanna Di Rosario mène actuellement des recherches sur les humanités numériques, la littérature et la rhétorique numérique à l’UCL. Elle a travaillé dans différentes universités en Europe, au Danemark, en Finlande, en Italie, en Espagne et en Suisse. Elle est directrice adjointe du groupe de recherche Hermeneia un groupe pionnier consacré à l’étude de la littérature et des nouveaux médias. Elle a été professeur invité à l’UNAM (Mexique) et conférencière invitée dans plusieurs pays du monde. En 2016, elle a co-organisé l’exposition Paraules Pixelades à Barcelone. Elle est aussi rédactrice en chef de l’International Journal of Transmedia Literacy.

 

Infos complémentaires

Depuis 2013 et le 50ème anniversaire du Traité de l’Elysée scellant l’amitié entre la France et l’Allemagne, chaque année, les Ambassades de France et d’Allemagne en Belgique, l’Alliance française de Bruxelles-Europe et le Goethe-Institut Brüssel s’associent pour organiser ensemble une manifestation dans le cadre du Fonds Culturel Franco-Allemand.

Cette année, en lien avec l’invitation de la France en tant qu’invitée d’honneur à la Foire du Livre de Francfort qui se tiendra du 11 au 15 octobre 2017, il s’agit d’une série de quatre conférences-débats où divers intervenants belges, français et allemands réfléchiront aux bouleversements apportés par le numérique, au support papier qu’est le livre, et à la lecture.
Le numérique induit des changements profonds dans nos façons d’apprendre et d’enseigner.

Quoi de plus naturel, dès lors, de s’associer à une université, lieu de diffusion du savoir par excellence, pour accueillir ce cycle de conférences. L’UCL s’intéresse à cette dimension et considère que les nouvelles technologies peuvent favoriser la collaboration, la création, l’acquisition et la diffusion de connaissances. C’est ainsi que ces conférences-débats sont inscrites au programme de l’Année thématique 2017-2018 de l’UCL consacrée aux Mondes Numériques.

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Colloque – Les lutheries électroniques


CITÉ DE LA MUSIQUE-PHILHARMONIE DE PARIS

Colloque international
LES LUTHERIES ÉLECTRONIQUES
JEUDI 8 ET VENDREDI 9 MARS 2018 — 9H30-18H00
Amphithéâtre – Cité de la musique

APPEL À COMMUNICATION
Date limite pour l’envoi des propositions : 6 décembre 2017

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Les 6 thèmes retenus sont :
1 : Les instruments pionniers des lutheries électroniques
2 : Archéologie industrielle des lutheries électroniques
3 : La conservation/restauration des instruments électroniques
4 : Un répertoire électronique ?
5 : De l’électronique au numérique
6 : Vers une musique sans instruments ?

L’apparition de l’instrument électronique mais aussi des techniques d’amplification et d’enregistrement au début du XXe siècle, l’explosion des musiques populaires après-guerre puis la révolution numérique au tournant du millénaire ont profondément bouleversé le monde de la musique. Ces innovations ont touché l’ensemble des pratiques et favorisé l’éclosion de nouveaux processus de création.
En replaçant le phénomène dans son évolution historique, ce colloque proposé par la Cité de la musique-Philharmonie de Paris en partenariat avec l’institut de Sorbonne Universités Collegium Musicae interroge les dernières évolutions en matière de lutherie électronique et numérique mais aussi les interactions entre ces dernières et la facture instrumentale traditionnelle, dans le but de faire émerger des méthodologies neuves pour explorer ces instruments, au croisement de l’organologie, de l’archéologie des techniques, de l’histoire des idées et de l’esthétique.
La facture des instruments électroniques engendre des problèmes de conservation spécifiques. Jusqu’à maintenant, il n’a pas été possible d’y remédier de façon satisfaisante tant les matériaux, les composants électroniques et leur mode d’agencement obéissent à des procédés dont le fondement, comme la cinétique, sont mal déterminés. Du point de vue patrimonial, quels choix en termes de politique d’acquisition, de conservation et de restauration permettent de palier cette obsolescence ? Le maintien en état de jeu est-il une gageure ? Quelles approches la muséographie du son (par les systèmes de diffusion sonore notamment) développe-t-elle aujourd’hui pour rendre compte de ces innovations technologiques ?
L’identité sonore de telles sources ainsi que les répertoires dont elles ont porté l’émergence sont-ils pour autant menacés de disparition ? Le faible éclairage dont a bénéficié le champ entraîne de graves lacunes documentaires : plus la date de création de ces objets s’éloigne, plus les personnes qui les ont conçues disparaissent et la possibilité de renseigner leur émergence avec elles. Mais, par-delà l’obsolescence, l’usage actuel des technologies sonores, en particulier dans les musiques populaires, montre une survivance et une recherche constante fondées sur la culture sonore d’un passé récent. Le statut de « reliques modernes » que l’on accorde déjà parfois à ces instruments —
symptôme d’une tendance au vintage ou au néo-rétro — nous conduit à pratiquer dès maintenant une forme d’archéologie des médias à leur sujet.
Le rôle que peut jouer le numérique dans la préservation et le renouvellement de cet instrumentarium (par la modélisation numérique des schémas électroniques, par exemple) n’est plus à prouver depuis le développement de l’informatique musicale. Mais les enjeux de l’hybridation entre électronique, numérique et facture traditionnelle, l’émergence d’une nouvelle lutherie (contrôleurs gestuels, instruments augmentés, etc.), et plus largement l’incidence de la dématérialisation dans les processus de production sonore restent à mesurer. Le panorama sociologique de ce secteur musical demande également à être étudié, en prenant en compte les nouveaux visages qui sont venus le
peupler (inventeurs, développeurs, ingénieurs, producteurs, etc.) et la place de l’humain dans ces pratiques hybrides, où la machine nous invite à revisiter la notion d’instrument et à réajuster notre vision du musicien.

Les propositions de communication pourront notamment s’articuler autour des axes suivants :

1. Les instruments pionniers des lutheries électroniques : comment rendre compte de l’apparition et de l’essor — mais aussi parfois de la disparition — des instruments électroniques primitifs (theremin, ondes Martenot, Trautonium, etc.) ? En quoi s’inscrivent-ils dans l’histoire du grand XXe siècle, aussi bien dans ses contextes musicaux et technologiques qu’historiques et culturels ?
2. Archéologie industrielle des lutheries électroniques : quels éclairages donner aux processus de détournement ou au contraire d’imitation (au contact des instruments acoustiques), qui ont guidé l’invention de certains instruments ? Que dire de la reproductibilité de ces objets manufacturés qui, bien que popularisés par leur industrialisation progressive, portent souvent l’empreinte unique de ceux qui les jouent ?

3. La conservation/restauration des instruments électroniques : quelle(s) stratégie(s) adopter face à l’obsolescence technologique propre aux instruments électroniques, au défaut de documentation dont ils sont victimes et à la disparition des savoirs qui les ont vu naître ? Comment conserver ou exposer ces instruments ? Le rayon des « objets d’art » est-il leur place ? De quoi cette volonté de préservation d’instruments longtemps marginalisés est-elle aujourd’hui le signe ?

4. Un répertoire électronique ? Œuvres et culture « electro » : les explorations sonores de l’électronique et de l’informatique musicales ont infusés tous les pans de la création musicale, des avant-gardes aux musiques populaires. Le studio acousmatique, le festival underground et le dance-floor urbain sont-ils traversés par des pistes formelles communes ? Quelles explorations, quelles idéaux esthétiques, quelles dynamiques culturelles attachées aux machines ou aux pratiques urbaines par exemple, peut-on dégager de ces productions ? De quelles « cultures de l’écoute » la lutherie électronique est-elle constitutive ?

5. De l’électronique au numérique : en quoi la modélisation numérique des dispositifs électroniques est-elle une solution à la préservation de cet instrumentarium ? Quels en sont les problématiques-clés, les écueils, les succès ? D’autre part, comment mesurer l’effet de la diffusion à l’échelle planétaire des outils de composition informatique, d’échantillonnage ou de transformation sonore contrôlés par ordinateur ? Ce dernier s’est-il mu en hyper-instrument, maître de tous les sons ?

6. Vers une musique sans instruments ? Comment et par qui la musique électronique est-elle produite aujourd’hui ? Comment interpréter la relation entre la sophistication des logiciels informatiques et les faveurs régulièrement énoncées par les artistes pour le « grain » des dispositifs analogiques ? Peut-on parler de « rematérialisation » de la musique électronique ?

Comité d’organisation : Thierry Maniguet, Benoît Navarret, Marion Platevoet et Agnès Puissilieux

Conseil scientifique : Marc Battier, Pierre Couprie, Hugues Genevois, Thomas Hélie, Jean-Yves Leloup, Emmanuel
Parent, Nadia Ratsimandrésy, Stéphane Roth, et Matthieu Saladin
Durée des communications : 20 minutes

Langues du colloque : français et anglais

Les propositions de communication (2000 signes), en français ou en anglais, seront adressées à colloques@philharmoniedeparis.fr accompagnées d’une brève présentation biographique (maximum 800 signes) avant
le 6 décembre 2017. La sélection retenue par le comité scientifique sera communiquée en janvier 2018. Afin d’encourager la venue de jeunes chercheur-se-s non nécessairement affilié-e-s à des établissements de recherche, un soutien au déplacement pourra être examiné pour les propositions retenues.

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Festival Sonorités + Noise


Festival Sonorités#13 + Noise#7

à Toulouse du 20 au 24 novembre

et Montpellier / Sète les 2 et 3 décembre

Nouvelle équipe, nouvelles villes, nouveaux lieux, nouvelles collaborations, nouvelles orientation de programmation ‐ tout en restant dans la continuité de ce qui à déjà été accompli depuis 12 ans ‐ que de changements !

Cette édition de Sonorités, qui cette année se marie avec le festival Toulousain Noise, est un nouveau départ pour ce modeste mais ambitieux festival ; la nouvelle équipe est très fière de vous présenter sa nouvelle programmation et nous espérons fortement qu’elle sera appréciée et savourée à sa juste valeur et que ce festival sera pour nous et vous le départ d’une nouvelle grande aventure dans le vaste pays des formes artistiques les plus audacieuses et aventureuses qu’elles soient musicales, sonores, parlées, dansées…

Cette édition du festival est dédié à la mémoire de Dominique Répécaud

Du 20 au 22 novembre ‐ en journée @ Le Ring, Toulouse [COMPLET]

Feral Choir ‐ atelier animé par le vocaliste anglais Phil Minton.
Atelier ouvert à tout le monde qu’il soit ou non chanteur sur inscription obligatoire, places limitées. 
Horaires : 10h / 17h 
Participation forfaitaire : 50 € 
Renseignements et inscriptions : contact@theatre2lacte.com

Mercredi 22 novembre ‐ 20h30 @ Le Ring, Toulouse
Tarif : normal 12 € / réduit 8€ (-26 ans, étudiant, demandeur d’emploi) 
Réservations : 05.34.51.34.66 ou contact@theatre2lacte.com.
Feral Choir – Restitution publique de l’atelier.
https://www.youtube.com/watch?v=gRzC8JMqH_o

Trio Bjørgeengen / Cogburn / Zach (phénomènes vibratoires) – Chris Cogburn (percussion, haut-parleurs), Austin, Mexico / Kjell Bjørgeengen(traitement sonore et vidéo), Norvege / Ingar Zach (percussion, électronique, haut-parleurs vibrants), Madrid
Jeudi 23 novembre ‐ 20h30 @ Le Hangar, Toulouse
Tarif : normal 12€ ‐ réduit 8€ (-26 ans, étudiant, demandeur d’emploi) 
Réservations : 05.61.48.38.29 ou contact@lehangar.org.
Phil Minton (solo vocal)
https://www.youtube.com/watch?v=ZQPANncTHl0
Anne Kawala (lecture performance)
https://vimeo.com/187076343
Marc Baron (performance / diffusion électro-acoustique) – “Napoli’s Tapes”
https://www.youtube.com/watch?v=1eIK92ljPEU
Vendredi 24 novembre ‐ 20h30 @ Le Ring, Toulouse
Tarif : normal 12€ / réduit 8€ (-26 ans, étudiant, demandeur d’emploi) 
Réservations : 05.34.51.34.66 ou contact@theatre2lacte.com.
Wolfarth solo (la solitude du batteur de fond) – Christian Wolfarth (cymbale, objets), Suisse. 
https://www.youtube.com/watch?v=6RBdOmBO1-Y
Immensity of the territory (road movie sonore) – Charles-Henry Beneteau (guitare acoustique, guitare motorisée commandée à distance. photographie, montage et programmation vidéo) / Christophe Havard (électronique, guitare motorisée commandée à distance, phonographie, prise de sons) / Anthony Taillard (guitare acoustique, guitare électrique et préparée, captation et montage vidéo).
https://www.youtube.com/watch?v=O24ZrZntoeI
Samedi 02 Décembre ‐ 19h @ hTh CDN de Montpellier
Tarif : normal 10€ / réduit 5€ (lycéens, étudiants, chômeurs)
Réservations : 06.78.22.13.69
Julien d’Abrigeon poète-performeur
Duo Doneda / Marchetti – Michel Doneda (saxophone) / Lionel Marchetti (synthétiseur)
Havre – Marie Cambois (danse) / Aude Romary (musique) / Jean-Gabriel Valot (lumière) / Prune Lardé (costume)
Dimanche 03 Décembre ‐ 15h @ Centre Régional d’Art Contemporain de Sète
Entrée libre
Réservations : 06.78.22.13.69
Improvisation Tomoko sauvage  (bols, eau + diffusion électro-acoustique)

Voir plus d’informations et tous les détails sur le site du festival svp
Co-Organisateurs :
Théâtre de l’Acte / Sonorités

Salles Partenaires : 
Le Ring, Toulouse, scène périphérique
Théâtre Le Hangar, Toulouse
hTh, CDN Montpellier
Centre régional d’Art contemporain, Sète

Partenaire institutionnels
GMEA Toulouse Montpellier SPEDIDAM

 

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Appel à participation – Impasses fleuries


Impasses fleuries / Flowery dead ends
Impasses fleuries est un projet de création sonore  interdisciplinaire incluant des contributions en images fixes ou animées. Il est conçu pour prendre différentes formes de représentations : installation, pièce live, création radiophonique, web audio etc. Il s’agit d’une création ouverte qui se fonde sur l’évocation de la radicalité vue comme  espace d’existence excentré : des impasses habitables pour peu qu’on les fleurissent. Une partie du matériau sonore est constituée de lectures d’extraits de textes. Ceux-ci sont choisis dans un vaste corpus littéraire, poétique, philosophique ou autre. Ils évoquent directement ou de façon allusive des situations esthétiques, des subjectivités pouvant s’apparenter à des dispositifs utopiques quand eux-ci se concrétisent néanmoins dans le réel. Des éléments électroacoustiques, des documents sonores, des enregistrements de terrain complètent l’ensemble. C’est un travail de montage de ces composantes qui sera constitué en pièces ou en dispositifs d’installations. Ceux-ci se concrétiseront en regard des événements qui les accueilleront. Plusieurs opportunités de présentations sont déjà envisagées.
L’impasse fleurie n’est pas nécessairement un espace de vie apaisé ou un lieu idéal. C’est une situation encore possible, bien que fragile : un refuge au sein du réel.
Flowery dead ends is an interdisciplinary sound creation project that includes contributions in still or moving images. It is designed to take different forms of representation: installation, live performance, radio creation, web audio etc. It is an open work that is based on the evocation of radicality seen as an eccentric space of existence: living venue as long as it is flowery. Part of the sound material consists of readings of texts excerpts. These are chosen from a vast collection: literary, poetic, philosophical etc.They evoke, directly or in an allusive way, aesthetic situations, subjectivities that can be likened to utopian situations when they nevertheless materialize in reality. Electroacoustic elements, audio documents, and field recordings complete the ensemble. It is a work of montage of these components which will be constituted in pieces or devices of installations. These will materialize with regard to the events that will welcome them. Several opportunities for presentations are already envisaged.
The flowery dead end is not necessarily a peaceful living space or an ideal place. This is still possible situation, yet fragile: a shelter in the real world.
Appels à collaboration, sons et images. Call for sounds and images

Sons/ sounds
Cet appel est lancé afin de recueillir des enregistrements de fragments de textes. Il s’agit de réunir l’ensemble le plus varié de lecteurs ou de lectrices, désireux de s’insérer dans le projet. Mise œuvre :  Charger ici le document contenant les extraits de textes à lire. Celui-ci est régulièrement actualisé. Une fois choisi une plusieurs extraits, le contributeur ou la contributrice effectue l’enregistrement et le fait parvenir. Tous les modes de prise de son sont intéressants pour peut que la parole et le texte en demeurent bien le centre. Prise de son « hi fi » en studio, avec un enregistreur portable à la maison ou dans un extérieur spécifique, avec dictaphone ou un système intégré d’ordinateur … toutes ces techniques sont possibles. Il est aussi possible de contribuer sur répondeur téléphonique. Envoyer un email pour obtenir le n° de téléphone pour enregister votre message.
This call is send to collect recordings of text fragments. The goal is bringing together the most varied group of readers, wishing to fit into the project. To contribute: Download here the document containing the extracts of texts to read. It is regularly updated. Once you have selected a number of extracts,  make the recording and send it. All types of sound are interesting if the speech and the text remain well the center. Sound recording « hi fi » in the studio, with a portable recorder at home or in a specific outdoor area, with a dictaphone or an integrated computer system … all these techniques are possible. It is also possible to contribute on answering machine. Send an email to get the phone number to record your message.
Technique / technical datas  [1]
Format wav ou aiff : autant que possible, pas de fichier compressés (mp3 ou autre). Les compressions seront faites si nécessaire par le compositeur. Fichiers audio mono ou stéréo. Un seul texte par fichier. Envoyer les fichiers par mail, en pièce jointe, s’ils ne sont pas trop gros. Sinon utiliser un système de transfert ou de stockage (we transfer, drop box ou autre) Les fichiers seront filtrés éventuellement et normalisés pour son homogène. Ils seront en écoute sur le site avant même que des réalisations achevées ne soient mise place. L’un des objectifs est également de montrer le projet dans ces différentes phases d’avancement.
Format wav or aiff: as much as possible, no compressed file (mp3 or other). The compression will be made if necessary by the composer. Mono or stereo audio files. One text per file. Send the files by email, as an attachment, if they are not too big. Otherwise use a transfer system or storage (we transfer, drop box or other) The files will be filtered eventually and normalized for an homogeneous listening. It will be possible to listen to them on the website even before completed achievements are set. One of the objectives is also to show the project in these different states of progress.

Images

Ce second appel (il est bien entendu possible de répondre aux deux) concerne les images. L’expression impasses fleuries est ici donnée comme prétexte à toute collaboration photographique ou de films courts (sans son). Il ne s’agit pas d’illustrer de manière figurative et mimétique l’expression, mais partant de celle-ci d’en proposer des déclinaisons visuelles, affectives ou documentaires. Ces images sont destinées à des projections (sur un ou plusieurs écrans) lors des représentations live ou en installation. Elles seront intégrées selon des processus similaire à ceux appliqués aux éléments sonores.

This second call (it is of course possible to answer both) concerns images. The expression flowery deadlock is here used as a pretext for any photographic collaboration or short films (without sound). It is not a question of figuratively and mimetically illustrating the expression, but from this one of proposing visual, affective or documentary variations of it. These images are intended for projections (on one or more screens) during live performances or in installation. They will be integrated according to processes similar to those applied to the sound elements.

Technique / technical datas [2]
Images fixes. Format jpeg , résolution minimum 100 dpi Vidéos (entre 30’’ et 4’). Format mov ou mpeg4 (préférable). Résolutions souhaitées 854 X 480, 960 X 540, 1280 X 720.
Still images. JPEG format, minimum resolution 100 dpi Videos (between 30  » and 4 ‘).Format mov or mpeg4 (preferable). Desired resolutions 854 X 480, 960 X 540, 1280 X 720.
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