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DONS PICT

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Appel à participation – Impasses fleuries


Impasses fleuries / Flowery dead ends
Impasses fleuries est un projet de création sonore  interdisciplinaire incluant des contributions en images fixes ou animées. Il est conçu pour prendre différentes formes de représentations : installation, pièce live, création radiophonique, web audio etc. Il s’agit d’une création ouverte qui se fonde sur l’évocation de la radicalité vue comme  espace d’existence excentré : des impasses habitables pour peu qu’on les fleurissent. Une partie du matériau sonore est constituée de lectures d’extraits de textes. Ceux-ci sont choisis dans un vaste corpus littéraire, poétique, philosophique ou autre. Ils évoquent directement ou de façon allusive des situations esthétiques, des subjectivités pouvant s’apparenter à des dispositifs utopiques quand eux-ci se concrétisent néanmoins dans le réel. Des éléments électroacoustiques, des documents sonores, des enregistrements de terrain complètent l’ensemble. C’est un travail de montage de ces composantes qui sera constitué en pièces ou en dispositifs d’installations. Ceux-ci se concrétiseront en regard des événements qui les accueilleront. Plusieurs opportunités de présentations sont déjà envisagées.
L’impasse fleurie n’est pas nécessairement un espace de vie apaisé ou un lieu idéal. C’est une situation encore possible, bien que fragile : un refuge au sein du réel.
Flowery dead ends is an interdisciplinary sound creation project that includes contributions in still or moving images. It is designed to take different forms of representation: installation, live performance, radio creation, web audio etc. It is an open work that is based on the evocation of radicality seen as an eccentric space of existence: living venue as long as it is flowery. Part of the sound material consists of readings of texts excerpts. These are chosen from a vast collection: literary, poetic, philosophical etc.They evoke, directly or in an allusive way, aesthetic situations, subjectivities that can be likened to utopian situations when they nevertheless materialize in reality. Electroacoustic elements, audio documents, and field recordings complete the ensemble. It is a work of montage of these components which will be constituted in pieces or devices of installations. These will materialize with regard to the events that will welcome them. Several opportunities for presentations are already envisaged.
The flowery dead end is not necessarily a peaceful living space or an ideal place. This is still possible situation, yet fragile: a shelter in the real world.
Appels à collaboration, sons et images. Call for sounds and images

Sons/ sounds
Cet appel est lancé afin de recueillir des enregistrements de fragments de textes. Il s’agit de réunir l’ensemble le plus varié de lecteurs ou de lectrices, désireux de s’insérer dans le projet. Mise œuvre :  Charger ici le document contenant les extraits de textes à lire. Celui-ci est régulièrement actualisé. Une fois choisi une plusieurs extraits, le contributeur ou la contributrice effectue l’enregistrement et le fait parvenir. Tous les modes de prise de son sont intéressants pour peut que la parole et le texte en demeurent bien le centre. Prise de son « hi fi » en studio, avec un enregistreur portable à la maison ou dans un extérieur spécifique, avec dictaphone ou un système intégré d’ordinateur … toutes ces techniques sont possibles. Il est aussi possible de contribuer sur répondeur téléphonique. Envoyer un email pour obtenir le n° de téléphone pour enregister votre message.
This call is send to collect recordings of text fragments. The goal is bringing together the most varied group of readers, wishing to fit into the project. To contribute: Download here the document containing the extracts of texts to read. It is regularly updated. Once you have selected a number of extracts,  make the recording and send it. All types of sound are interesting if the speech and the text remain well the center. Sound recording « hi fi » in the studio, with a portable recorder at home or in a specific outdoor area, with a dictaphone or an integrated computer system … all these techniques are possible. It is also possible to contribute on answering machine. Send an email to get the phone number to record your message.
Technique / technical datas  [1]
Format wav ou aiff : autant que possible, pas de fichier compressés (mp3 ou autre). Les compressions seront faites si nécessaire par le compositeur. Fichiers audio mono ou stéréo. Un seul texte par fichier. Envoyer les fichiers par mail, en pièce jointe, s’ils ne sont pas trop gros. Sinon utiliser un système de transfert ou de stockage (we transfer, drop box ou autre) Les fichiers seront filtrés éventuellement et normalisés pour son homogène. Ils seront en écoute sur le site avant même que des réalisations achevées ne soient mise place. L’un des objectifs est également de montrer le projet dans ces différentes phases d’avancement.
Format wav or aiff: as much as possible, no compressed file (mp3 or other). The compression will be made if necessary by the composer. Mono or stereo audio files. One text per file. Send the files by email, as an attachment, if they are not too big. Otherwise use a transfer system or storage (we transfer, drop box or other) The files will be filtered eventually and normalized for an homogeneous listening. It will be possible to listen to them on the website even before completed achievements are set. One of the objectives is also to show the project in these different states of progress.

Images

Ce second appel (il est bien entendu possible de répondre aux deux) concerne les images. L’expression impasses fleuries est ici donnée comme prétexte à toute collaboration photographique ou de films courts (sans son). Il ne s’agit pas d’illustrer de manière figurative et mimétique l’expression, mais partant de celle-ci d’en proposer des déclinaisons visuelles, affectives ou documentaires. Ces images sont destinées à des projections (sur un ou plusieurs écrans) lors des représentations live ou en installation. Elles seront intégrées selon des processus similaire à ceux appliqués aux éléments sonores.

This second call (it is of course possible to answer both) concerns images. The expression flowery deadlock is here used as a pretext for any photographic collaboration or short films (without sound). It is not a question of figuratively and mimetically illustrating the expression, but from this one of proposing visual, affective or documentary variations of it. These images are intended for projections (on one or more screens) during live performances or in installation. They will be integrated according to processes similar to those applied to the sound elements.

Technique / technical datas [2]
Images fixes. Format jpeg , résolution minimum 100 dpi Vidéos (entre 30’’ et 4’). Format mov ou mpeg4 (préférable). Résolutions souhaitées 854 X 480, 960 X 540, 1280 X 720.
Still images. JPEG format, minimum resolution 100 dpi Videos (between 30  » and 4 ‘).Format mov or mpeg4 (preferable). Desired resolutions 854 X 480, 960 X 540, 1280 X 720.
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Revue L’Autre musique#4 – Bruits


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Depuis les célèbres 4’33 » de Silence de John Cage (1952) le phonotope dans lequel nous évoluons, notre façon de le concevoir et de l’écouter, est devenu une donnée essentielle et non négligeable à celui qui s’engage dans les arts sonores et la composition musicale. L. Russolo L’arte dei Rumori, 1913) sommait les compositeurs d’« élargir et enrichir de plus en plus le domaine des sons » jusqu’aux « bruits » de la vie elle-même : « il faut rompre à tout prix ce cercle restreint de sons purs et conquérir la variété infinie des sons bruits ». Une conquête que parachevait d’une certaine manière P. Schaeffer avec l’objet sonore qu’il formalisait en inventant la musique concrète et électroacoustique. Depuis, le « bruit » fait partie intégrante du vocabulaire de tous les artistes qui travaillent le sonore et le musical, mais dans des stratégies esthétiques et des mentalisations diverses. Alors, qu’en est-il des bruits aujourd’hui ? ont-ils conservé tout leur potentiel subversif ? sont-ils une donnée implacable à la pensée du sonore et musical ? Ou le signe fatal d’appartenance à une esthétique dominante ?

L’Autre musique poursuit avec ce numéro les questionnements engagés lors du colloque « bruits » qui avait eu lieu à l’ENS Louis-Lumière (cité du cinéma — Saint-Denis)1 dont vous trouverez les Actes en supplément accompagnés de captations vidéos et audios.

Pour tout lire et tout entendre l’Autre musique #4 – Bruits  : http://www.lautremusique.net/lam4.html

 

Autres parutions

 

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Installation sonore environnementale VOX


VOX

Lorsque je découvre une œuvre, installation, ou autre création sonore qui attire mon attention, je la partage. Cette fois-ci c’est via l’artiste Adrien Lefebvre que j’ai trouvé cette belle réalisation sur la toile.

Ne reste plus qu’à l’écouter in situ !

Je joins ci-après le texte et les photos de présentation du projet sur le site de Romain Lepage, un des artistes de VOX

… L’installation Vox est pensée comme un refuge, un observatoire. De prime abord intrusive dans le paysage normand, cette architecture cubique noire a pourtant la vocation de le valoriser.

Composé de bois bakélisé, ce bloc cache entre ses murs une forme conique ouverte sur l’extérieur. Le spectateur y trouve un point de vu sur la nature environnante, une fenêtre ouverte. Bien plus qu’un cadre donné sur le paysage, le cône est chargé d’une qualité acoustique : il devient amplificateur sonore, ou sonotone. Un lien est étroitement tissé entre le paysage naturel et le paysage acoustique, ce qui est vu et ce qui est donné à écouter. S’y joue une symphonie aléatoire, sans interruption.

Vox a été réalisé avec le soutien du collectif Manœuvre

Vox
Vox, 2016
En collaboration avec Adrien Lefebvre
Contreplaqué de peuplier bakélisé, pin
300 x 300 x 300 cm
Photographie © Hugo Renard
Vox
Vox, 2016
En collaboration avec Adrien Lefebvre
Contreplaqué de peuplier bakélisé, pin
300 x 300 x 300 cm
Photographie © Hugo Renard
Vox
Vox, 2016
En collaboration avec Adrien Lefebvre
Contreplaqué de peuplier bakélisé, pin
300 x 300 x 300 cm
Photographie © Hugo Renard
Vox
Vox, 2016
En collaboration avec Adrien Lefebvre
Contreplaqué de peuplier bakélisé, pin
300 x 300 x 300 cm
Photographie © Hugo Renard

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City Sonic 2017 – Points d’ouïe et PAS-Parcours Audio Sensible à Charleroi


City Sonic 2017 – PAS – Parcours Audio Sensible à Charleroi

POINTS D'OUÏE, PAYSAGES SONORES PARTAGÉS

Charleroi , écoute by night

37448550131_4dbc6b514c_o_d ©Zoé Tabourdiot– Transcultures

Ce nouveau PAS Belge répond à une commande de Transcultures, association fondatrice et organisatrice du festival international des arts sonores City Sonic.
Cette commande comportait deux opus dans une même fin de journée et soirée. Le premier consistait en une conférence autour de l’œuvre du compositeur américain Max Neuhaus. devant un parterre avec beaucoup de « gens du son ». j’y évoquais les recherches et réalisations de ce visionnaire et précurseur des arts sonores, tels son travail sur l’espace, notamment l’espace public, la perception, le design sonore, les représentations graphiques d’installations, et bien entendu, une de ses actions phares, les Listens. C’est en effet au cours de ces soundwalks, performances d’écoutes urbaines, que l’artiste expérimente une posture d’écoute en marche, performative, transformant la ville en une scène d’écoute musicale. Par delà l’approche pédagogique de Murray Schafer, Max Neuhaus nous…

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City Sonic 2017 – Focus autour de Léo Kupper


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C’est pour moi une des très belles rencontres, un moment exceptionnel, parmi les nombreux vécus lors des City Sonic, que celle de Léo Kupper, en compagnie ce jour là du compositeur Todor Todorovff, interviewés par Philippe Franck, le directeur et fondateur de City Sonic.

Nous sommes juste avant le vernissage du festival, lors de la visite de presse, dans l’église Saint Antoine de Padoue, dans la ville basse de Charleroi, où une installation sonore acousmatique de Léo Kupper, spatialisée par Todor Todoroff se tenait durant le festivaL

Léo Kupper est un compositeur phare de musique électroacoustique, ou électronique selon les époques, Belge d’origine germanophone, qui a parallèlement effectué de nombreuses recherches sur la synthèse sonore, construit des synthétiseurs (GAME – Générateur Automatique de Musique Électronique ) et écrit deux ouvrages « Aventures sonores et musicales ».
C’est donc un pionnier qui, dès la fin des années 50, rencontre Henry Pousseur, autre grand maître Belge, devient son assistant et, à partir de là, développe ses travaux d’écritures et de recherches.

Léo Kupper est un octogénaire à la voix posée, sereine, à travers laquelle on ressent toute la passion de l’homme, pour les sons certes, mais aussi son amour pour la nature, et sa profonde humanité. C’est un sage, un homme qui dégage une grande chaleur humaine, qui déploie une philosophie empreinte de la plus grande bienveillance. Il est curieux d’apprendre encore, toujours, et lorsqu’il questionne, dialogue très humblement avec de jeunes créateurs sonores, il s’extasie devant les dispositifs et les esthétiques, tout en analysant la création contemporaine avec une belle pertinence.

La voix humaine, le souffle, le langage parlé, la phonétique, ont été des secteurs sur lesquels Léo Kupper s’est régulièrement penché, des matières sur lesquelles il a composé, réfléchi, voire médité, dans des approches liées aux philosophies orientales, à la spiritualité, l’homme restant au centre de la création.
Une de ses préoccupations se tourne d’ailleurs vers l’homme face à une violence sociale, des tensions, une sur-information, un stress urbain, la recherche d’un équilibre et une santé physiques, intellectuels, équilibre également mental de plus en plus difficile à acquérir, ou a conserver dans une société oh combien chaotique.

Dans le cadre de City Sonic, Léo Kupper propose à la fois une installation immersive dans l’église Saint Antoine de Padoue, jouant sur la spécialisation de quatre pièces telles que Sabatrana (5’ 47′)’ ; Parole sur langue, Paroles sur lèvres (15′ 46’’), dédiées à la voix, à la phonétique. Il s’en explique sur l’enregistrement que vous pouvez entendre ici. Cet enregistrement à l’improviste est capté sur le vif.

Sans doute aurez-vous compris que le musicien comme l’homme m’ont profondément touché, ému et fasciné, et que d’avoir écouter cette voix, ces histoires, de l’anecdote à la plus profonde pensée humaniste, croiser le chemin de ce musicien penseur, restera pour moi un moment privilégié des plus fort.

A côté de Léo Kupper, Todor Todoroff nous parle du concert que lui et Léo Kupper partageront dans City Sonic#15.

La belle musique en arrière-fond est celle de Léo Kupper diffusée en installation dans l’église Saint Antoine de Padoue.

Lien l’écoute en bas de l’article

Pour en savoir plus

Biographie
http://www.archipel.org/archive/bios_comp/txtkupper.htm

Émission Tapage nocturne avec Bruno Retord avec Léo Kupper
https://www.francemusique.fr/emissions/tapage-nocturne/tapage-nocturne-recoit-leo-kupper-33023

Émission Akousma avec Christian Zanési avec Léo Kupper
http://www.ina.fr/audio/00275574

Article sur Igloo Records
http://www.igloorecords.be/artists/leo-kupper/

Discographie
https://www.discogs.com/fr/artist/219705-Leo-K%C3%BCpper

Léo Kupper chez Sub Rosa
Electronic Works and Voices 1961-1979 (2 vinyl LP)
Label SUB ROSA – http://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=3293&menu=

Site de Todor Todoroffhttp://todoroff.be/

Site City Sonic 2017 – http://citysonic.be/festival2017/

 

Écoutez

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Attention : Restez, dans la mesure du possible, dans les champs d’actions cités ci-avant, pas de propositions autour de la cuisine, du cinéma (sauf si en rapport avec la création sonore) ou de la pétanque. Et si vos actions ne sont pas précisées par un ou des liens internet, merci de remplir clairement le champ des descriptions.

 

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City Sonic#15 à Charleroi – Focus avec Raymond Delepierre


City Sonic 2017, premiers retours sur sons

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Quelques semaines après la clôture de cette quinzième édition de City Sonic, le festival international des arts sonores, voici quelques retours de cette manifestation hautes en couleurs, et en sons cela va de soi.
Depuis quelques années déjà, je travaille à la Sonic Radio, avec mon amie et collègue Zoé Tabourdiot. Cette web radio, en partenariat avec d’autres radios hertziennes, cette année CharleKing de Charleroi, YouFM de Mons et Radio Panik de Bruxelles, me permets de rencontrer et d’échanger avec de nombreux artistes, ce qui pour moi est une chance inouïe. Cette année, Philippe Franck, infatigable et bouillonnant directeur artistique et fondateur du festival, m’a également demandé de donner une conférence autour du travail de Max Neuhaus, artiste précurseur des arts sonores américain, ainsi que d’effectuer un PAS – Parcours Audio Sensible nocturne, dans la ville de Charleroi, en échos aux « Listens » de l’artiste. J’en reparlerai ultérieurement.

Après des années de parcours sonores à Mons, City Sonic a déménagé, pour venir s’installer en plein cœur de Charleroi. Nouvelle cité, nouveaux bâtiments, nouveaux publics, nouveau (re)départ pour ce festival qui néanmoins garde sa trajectoire initiale. Ces incontournables rencontres conservent des objectifs, dont celui de titiller joliment l’oreille, en proposant un large panel d’installations, concerts, performances, rencontres, ateliers… et en convoquant arts plastiques et sonores, poésie, écritures, nouveaux média, le tout dans un parcours urbain dedans/dehors. Si le cadre change, si la programmation évolue, profitant du riche terreau local déjà en place, si les dispositifs et la logistique s’adaptent au contexte et au tissu carolo, la philosophie d’une écoute riche et diversifiée, pour un très large public, demeure le fer de lance de cette Sonic aventure.

Friches industrielles le long de la Sambre, Charleroi

Le changement de lieu est très remarquable, voire parfois assez radical, entre Mons, bourgade du Hainaut au centre dont la riche architecture patrimoniale donne un cachet non sans une certaine noblesse historique, et Charleroi, vaste cité post industrielle bouillonnante, entourée d’usines désaffectées tentaculaires. Charleroi est une sorte d’univers urbain oscillant entre des visions façon Bilal et Schuiten. La ville est surprenante autant qu’attirante, presque envoûtante, surtout de nuit, pour moi, un nouveau terrain d’explorations sonores à ciel ouvert.
Mais je vous en reparlerai bientôt de mes repérages et du PAS – Parcours Audio Sensible récemment effectués dans la cité.

Rendre compte du festival City Sonic, à Mons comme à Charleroi, est toujours un exercice compliqué, devant l’abondance et la diversité de ses propositions, artistes reconnus et émergents, toujours prometteurs, confondus.
Pourtant, après chaque édition, je tente de le faire, de façon imparfaite certes, incomplète et extrêmement partiale, mais il me faut faire des choix, que j’assume personnellement.
Entre coups de cœur et œuvres que l’on a pas eu le temps de voir et d’entendre, ou trop rapidement pour s’en faire une idée, et des événements qui se dérouleront après mon départ, le choix reste souvent cornélien.

Voici donc un premier retour, autour d’un artiste inaugurant une petite sélection d’œuvres et de créateurs sonores rencontrés, un focus personnel, sachant que beaucoup d’autres auraient eu leur place ici

 

Raymond Delepierre – X Bell X-1

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Je retrouve ici une connaissance et ami depuis quelques années, artiste bruxellois créant une œuvre sonore très diversifiée et intéressante, entre arts plastiques et sonores. Raymond a ici investi une très longue bande sur la façade d’un imposant lieu multiculturel, bar, restaurant, cinéma, salles d’exposition, sur laquelle il a installé une magnifique collection de haut-parleurs vintages type Public-Adress. Ces objets haut-parlants ont une histoire, ou plutôt des histoires, qu’ils affichent clairement par leurs esthétiques d’objets qui ont vécu, qui en ont vu, et entendu. Voici d’ailleurs le texte de présentation de X Bells X-1

« Cette installation extérieure et contextuelle est composée de 24 mégaphones historiques datant des années 1960 jusqu’aux années 2000. Ceux-ci ont été fabriqués aux USA (N.Y.), Norvège, France, Belgique, Allemagne, Royaume Uni. Ils ont servi dans de multiples manifestations militaires (aux États-Unis), culturelles, politiques et sociales. Ils ont diffusé les voix de hauts dirigeants de ce monde, de personnes issues de la société civile, mais aussi des musiques et des chants de la révolte et de la joie, des discours de paix, de haine et de mémoire. Par leurs formes semblables à des cloches d’appel, des cloches d’alerte, pour les évènements de vie et de mort, ils constituent une mémoire collective intrinsèque. En référence à Halbwachs et en rapprochant ces deux termes, mémoire et collectif, il se proposait, tout d’abord, de démontrer que tout groupe organisé crée une mémoire qui lui est propre. Il poursuivi sa réflexion en démontrant que la mémoire individuelle s’appuie, dans les processus de remémoration et de localisation, sur des formes, sur des « cadres » issus du milieu social. Cette installation permet de créer un ordre d’idée individuelle au sein du collectif par son pouvoir à extraire l’auditeur de son environnement – les sons diffusés permettant d’isoler le lieu de diffusion afin de lui donner une vie propre. Mais aussi de rassembler un individu ou un groupe social dans le champ d’action sonore. »

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Les sons de cloches diffusés sont traités, étirés, filtrés, amputés de leurs attaques et chutes (enveloppes acoustiques transformées pour les puristes), donc ils forment une nappe, un halo qui peut rappeler les résonances campanaires sans pour autant évoquer l’objet cloche de façon parfaitement identifiable en tant que tel. Un halo sonore cueille les passants sur la promenade piétonne que surplombe l’installation et un pont enjambant la Sambre voisine. Les promeneurs cherchent des yeux (et des oreilles) la source du son, qui n’est pas si évidente à localiser de prime abord. Parfois s’arrêtent, s’assoient sur les marches du pont pour écouter, ralentissent… Ils ne savent pas forcément, hormis les aficionados du festival, ce qui est transformé dans l’espace, pourquoi et comment, mais ressentent très clairement la modification de l’ambiance auriculaire du site. Cette installation en espace public agit comme une sorte de filtre colorant l’acoustique ambiante, donnant comme le dit Raymond Delepierre une certaine distance à la ville et à la fois dialoguant intimement avec elle. Ce continuum sonore sert parfois d’écrin, ou de contrepoint aux moteurs de péniches naviguant tout près, aux puissants klaxons et ferraillages des trams également assez proches, et à tout ce qui ponctue le site d’émergences résolument urbaines.

Le niveau sonore de l’installation a été réajusté après concertation avec les responsables de l’établissement (bar restaurant), dont une terrasse qui se trouve tout juste en dessous est douché par les HP, pour trouver un consensus sonore, même si je trouve que le dispositif est très loin de déranger, et moins encore de constituer une nuisance dans l’espace public, bien au contraire!

Si le son en espace public demande moult précautions pour ne pas se faire envahissant, intrusif, j’en parle régulièrement et constate hélas mille maladresses, voire pures ignorances d’artistes sonores sur les contraintes de tels espaces, Raymond a réussi un dosage réussi entre l’espace acoustique de la ville et les sons qu’il y superpose de façon très subtile.

Bref, entre l’esthétique de cette rangée de public-adress joliment agencés, la réflexion sur l’objet et ses fonctions et usages (propagande, muzzac, annonces diverses, sonorisation festive, ou guerrière…), l’équilibre de présence et de discrétion et la couleur sonore qui vient jouer avec les lieux, cette installation est pour moi particulièrement réussie et m’a beaucoup interpellé, dans le sens le plus positif du terme bien sûr.

Site de Raymond Delepierre

Présentation de X Bell X-1 via City Sonic

 

Interview de Raymond Delepierre par la Sonic Radio 2017

 

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Formation ACSR – projet radiophonique


Écrire un projet de création radiophonique

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Envie de vous frotter à la création radiophonique ?

Formation ACSR – (c’est à Bruxelles mais je sais avoir de nombreux lecteurs Belges) Workshop sur 4 mercredis après-midi (16h à 20h), le 25 octobre , 8, 15 et 22 novembre 2017 – Animé par Carmelo Iannuzzo.

Détail : http://www.bela.be/sites/default/files/annonceworkshopecriredossierradio_sept2017.pdf

 

Et d’autres stages

 

  • Stage de montage
    Avec Aurélien Lebourg et Bastien Hidalgo Ruiz, les 4-5 et 11-12 novembre 2017
    En détail
  • Voix impossibles
    Avec Myriam Pruvot du 22 au 26 novembre 2017
    En détail

 

A propos de l’Atelier de Création Sonore Radiophonique

L’acsr est une structure d’accueil pour la création sonore radiophonique.

L’association a été créée en 1996 dans le but de développer un espace de réflexion et de résistance à la diminution alarmante de la création dans les instituts de radiodiffusion en Belgique francophone.

Structure d’accueil aux auteurs, réalisateurs, opérateurs, créateurs intéressés par la radio, elle met à disposition de ceux-ci des moyens techniques et financiers ainsi qu’un accompagnement artistique (une aide à l’écriture du projet, des écoutes de travail aux différentes phases de réalisation), une aide à la production et à la diffusion.

http://www.acsr.be/a-propos/

 

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Festival sonore Modulation Hors-les-murs à Besançon


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Pour y avoir promener mes PAS l’an passé je peux vous dire que :

la ville est belle (Besançon),

l’équipe est très sympathique,

Le sujet, entre création radiophonique et balades sonores est riche et pertinent,

Alors aucune raison de ne pas y aller !

Le programme complet en ligne ici !

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Parcours sonore – Rail Océan


Rail Océan
Le 7 octobre, de 19h à 07h

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Dans le cadre de Nuit Blanche Paris 2017
Jardin Rosa-Luxemburg – Pont Riquet

Derrière la Gare de l’Est s’étend un océan de rails qui se prolongent et se ramifient jusqu’aux confins de l’Europe. De ces contrées et de ces voyages, quelques échos nous parviennent. Cliquetis et grincements de rouages mécaniques, rythmes ferroviaires, bribes de voix d’anciens cheminots et nappes musicales évoquent ensemble la mémoire du rail. Pour ce projet monumental, treize duos inédits de compositeurs issus notamment des scènes électro-acoustiques, noise, drone et radio art nous embarquent dans une traversée imaginaire, scandée par le passage des trains.

Avec Eliane Radigue et Christian Zanési, Valérie Vivancos et Carl Stone, Bérangère Maximin et Etienne Jaumet, Félicia Atkinson et Yannick Dauby, Amandine Casadamont et Yvan Etienne, Floy Krouchi et Thomas Tilly, Gaël Ségalen et Nicolas Montgermont, Jeanne Robet et Pali Meursault, Julie Rousse et Stéphane Rives, Dinahbird et Vincent Epplay, Lucie Bortot et Simon Pochet, Meryll Ampe et Rodolphe Alexis, Tomoko Sauvage et Jean-Philippe Renoult.

Très investi dans les 18e et 19e arrondissements de Paris, MU invente avec de nombreux créateurs des dispositifs artistiques et sonores facilités par les technologies de géolocalisation permettant de faire l’expérience de l’espace public autrement. Le collectif s’associe ici à Atelier Craft pour la partie visuelle.

Bande-son accessible en direct sur l’application mobile SoundWays, plateforme de créations sonores en réalité augmentée audio.

Adresse : 63 Quater rue Riquet 75018
Métro : Marx Dormoy (12) — Stalingrad (2, 5, 7)

Avec la participation de SNCF, Rails et Histoire, de SNCF Etablissement Traction de Paris-Est et de la Station – Gare des Mines.

• Rodolphe Alexis : Commissaire associé / programmation
• Jean-Philippe Renoult : Commissaire associé / Prises de sons et post-production
• Simon Pochet, Lucie Bortot : Prises de sons & sélection des archives sonores
• Thomas Lelouch, Minh Ta, Roman Szymczak, Victor Viard (Atelier Craft) : Création visuelle
• Olivier Le Gal : Producteur / coordination artistique (Collectif MU)
• David Georges-François : Producteur associé (Collectif MU)
• Lucie Robert Montana : Coordination de production (Collectif MU)
• Emmanuel Sabroux, Enzo Bodo et Pierre Rouzière : régie son (Collectif MU)
• Arnault Damien : Spatialisation sonore (Euphonia)
• Olivier Pajon : Régie lumière (Collectif MU)
• Thierry Pelissier : Coordination technique

Remerciements à Charlotte Girerd, Valérie Arribard, Caroline de Jessey, Benoît Quignon, Marie-Noëlle Polino, Vincent Delomenie, Valérie Dantas, Sandra Fulmer, Sybille Beaupied, Amandine Pauloby, Kamelia Boudjema, Florence Huberman, aux équipes du Poste d’aiguillage K de Noisy Le Sec, à celles du Technicentre Nord-Est Parisien de Noisy le Sec et du Technicentre Est Européen de Pantin.

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